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EMBRYONIC DEVOURMENT - Reptilian Agenda (2014)
Par DARK MORUE le 8 Mai 2014          Consultée 1195 fois

Purée, y a des chroniques comme ça que j'ai limite pas envie de faire. Mais il le faut. Pour ma conscience. Parce que n'importe quel ressenti passe forcément mieux quand on le pose par écrit. Parce qu'il faut que ça sorte. Juste pour nos sentiments et estime. Du coup, là, j'ai l'impression de m'être fait larguer par EMBRYONIC DEVOURMENT et devoir mettre les choses au clair avec lui. Et putain c'est rageant. Qu'une telle histoire d'amour prenne fin de cette manière, sans même un événement marquant. Je ne sais pas, ils auraient pu me tromper avec un coreux pour légitimer la colère, mais non, si rien n'est plus possible entre nous, c'est juste parce qu'ils sont devenus nuls et ont perdu tout intérêt. Enfin, pas à ce point, mais de loin c'est tout comme. Du coup vu que c'est moi qui suis blasé je passe pour le connard du couple et j'aime pas ça.

Parce que merde, comment j'aime les deux premiers albums de ce combo, c'est juste fou ! Cet espèce de Death Technique totalement timbré et basé sur des conspirations de lézards extraterrestres, forcément que ça me parle. Alors quand j'ai vu que 4 ans après le très bon "Vivid Interpretations Of The Void", mes Annunakis chéris allaient revenir, ben j'étais plus que content. Mais j'ai déchanté dès la première écoute. Ou presque. Parce que bon, ça a pas changé hein, il y a toujours énormément de choses à sauver et il y a fort à parier que quelqu'un qui découvrirait là leur musique serait aux anges. Mais... Mais pas moi.
C'est comme si on avait pris tous les points positifs du combo et qu'on les avait royalement envoyés se faire foutre. Ce qui fait la grande force de EMBRYONIC DEVOURMENT, c'est son riffing incroyablement particulier, écailleux et au sang froid, serpentant à une vitesse supersonique au fond de notre crâne. Là, on a souvent perdu ça. Je ne sais pas, écoutez "Masonic Angeldust" : une très bonne intro avec un riff intense qui claque, des fulgurances mélodiques avec une vraie ambiance et un solo final de toute beauté. La première moitié du titre défonce tout. Et Pfffscht, voilà que ça ralentit et qu'on se bouffe une seconde partie confinant à la chiasse sonore juste inécoutable. Merde quoi.

Non mais franchement. Quand un combo est unique et a une personnalité ultra affirmée, normalement il en joue non ? Surtout que vu la manière qu'avaient nos gus d'utiliser leurs riffs chelous, on se doutait bien qu'ils savaient où ils allaient et ce qu'on attendait d'eux. Ben alors ils nous ont fait quoi ? Hormis le tout premier titre qui tient la route d'un bout à l'autre, presque toutes les compos tirent la tronche. Moins mélodique, pas marquant, avec une batterie samplée chez Lidl, bref, pas à la hauteur. Le groupe est devenu plus commun. Et enchaîne les riffs mid-tempo tout sauf intéressants, tout juste entrecoupés d’enchaînements de notes purement Death Technique ayant au moins le mérite d'être inspirés. Sérieusement, même la voix d'Austin Spence a énormément perdu, galérant à reprendre son timbre de lézard et se perdant dans des territoires toujours plus communs. Bref, de la merde, de la grosse merde, pfouh, caca, on n'en parle plus.

Enfin non. Bien évidemment, on ne peut pas être aussi catégorique. Parce que ça reste EMBRYONIC DEVOURMENT. Parce que malgré la taille de la déception, il reste quand même un paquet de trucs cools. Genre "Experimental Deformation" qui a pour le coup une certaine tension et surtout un sens de la mélodie pas dégueu qui aurait pu la faire figurer sur l'opus précédent. Et surtout "Sealed With Resin". Genre LE morceau qui porte tout le reste, celui sur lequel ils ont tout balancé, qui réussit à être Brutal et Intense pour ma première fois de l'album (putain on aura attendu 6 titres quoi...) pendant son intro, et servir des motifs mémorisables et bien fichus. Putain, ils auraient pas pu nous en mettre que des comme ça plutôt que tous ces autres "Suffer The Seas Of Gore" ou "Reptiliphiliac" sans queue ni tête ? Je sais bien qu'il paraît que ça repousse, mais quand même.

Donc voilà. "Reptilian Agenda" est moche. Pas tout pourri, il ne passe pas à la casse et reste probablement une très bonne surprise de 2014 pour quiconque découvrira le groupe de pair avec la sortie de l'album, mais même s'il n'en est pas insupportable à écouter, la déception reste franche. Parce qu'on est tellement plusieurs crans en dessous des précédents sur strictement tous les plans que c'en est blasant. Moins bon son, chant à la traîne, riffs moins inspirés, trop de passages inutiles ou ennuyeux... Le constat fait mal. Mais l'identité reste forte, les sonorités reconnaissables et particulières, et il faut quand même bien soutenir ce genre de groupes qui restent ceux qui font avancer les choses... Alors du coup mon 1,5/5 sera arrondi au supérieur. Par générosité pure et simple.
Mais on reste d'accord. "Fear Of Reality Exceeds Fantasy" reste inégalé, et de loin.

Lézard : pffff... Ouais mais non, rendez-nous les précédents s'il vous plaît.

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   DARK MORUE

 
  N/A



- Austin Spence (chant, basse)
- Adam Weber (guitare)
- Lauren Pike (guitare)
- Luke Boutiette (batterie)


1. Challenging All Forms Of Hope
2. Masonic Angeldust
3. Reptiliphiliac
4. Experimental Deformation
5. Suffer The Seas Of Gore
6. Sealed With Resin
7. Whilst The Rich Dine
8. Bloodgift



             



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