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REPTILIAN TECHNICAL DEATH  |  STUDIO

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EMBRYONIC DEVOURMENT - Fear Of Reality Exceeds Fantasy (2008)
Par DARK MORUE le 1er Mai 2014          Consultée 1770 fois

Pourquoi ?
Genre... Mais... Pourquoi ?
POURQUOI ? POUR KOU WAH ?
POUR PUTAIN DE SA RACE DE QUOI ?
Genre, pourquoi un putain de groupe avec une personnalité ultra trempée ne ressemblant à pratiquement rien d'autre choisit un nom aussi commun et pourri que EMBRYONIC DEVOURMENT ? Sérieusement, okay vous avez sorti un EP assez bas du front en 2003, mais 5 ans après, vous pouvez pas changer de nom ? Genre non, vous faites une musique complètement unique en son genre basée sur les Reptiliens des théories conspirationnistes, et vous gardez votre nom gore dégueulasse qui va rebuter tout le monde. Non mais y'en a franchement ils ont rien compris, c'est comme si... Je sais pas, je fondais un groupe de Trip-Hop et j'appelais ça MASSIVE ATTACK, c'est juste complètement déconnecté de l'imagerie, faudrait être con. Bref, c'est nul, c'est crétin, c'est pas représentatif, coup de gueule, mais c'est pas une raison suffisante pour ne pas se pencher sur l'objet. Hein pas vrai ?

Tout ça pour dire que EMBRYONIC DEVOURMENT, ça a beau être un nom à chier par terre, c'est tout simplement excellent et surtout rafraîchissant. Fiez vous davantage à cette superbe pochette qui part dans tous les sens réalisée par un Tony Koehl alors hyperactif, et résumant à merveille ce qu'on peut trouver là dedans. C'est à dire une expérience psychotrope, colorisée et sortant totalement de ce dont on a l'habitude dans le milieu.
David Icke, ça vous parle ? Les théories du complot, les reptiliens changeformes, le monde contrôlé par des lézards extra-planaires, tout ce bordel sans queue ni tête mais foutrement fun. Nos Californiens en ont fait leur thème de prédilection, et se sont débrouillés pour que ça se ressente jusque dans la musique, et le résultat est donc proche d'un CRYPTOPSY qu'on aurait bariolé dans tous les sens, simplifié, drogué et transmuté. Du coup le résultat n'y ressemble donc pas du tout mais c'est à peu près la seule grosse influence que j'ai réussi à sortir de ce gloubi boulga.

Donc, le Brutal Death tel qu'on l'aime comme base. C'est violent, ça blaste par salves, c'est rapide et ça tape dans tous les sens. Mais pas comme on en a l'habitude. C'est à dire que EMBRYONIC DEVOURMENT a une science du riff bien à lui, des espèces de trémolos chelous dissonants et asymétriques, complètement entortillés autour de la basse, avec une sonorité très particulière et écailleuse, que je n'ai pour le moment retrouvée nulle part ailleurs. Et du coup, ces espèces de riffs bizarres qui font perdre toute forme de repères, ben ils ont bien compris que c'est ce qu'on attendait d'eux en tout instant, ils sont donc pas fous, ils en foutent partout. Dès l'ouverture de "Eating The Flesh Of Gods" on se retrouve nez à nez avec un de ces trucs étranges, et ça va pas nous lâcher jusqu'à la fin. Parce que malgré le niveau de jeu élevé en bon gros Death Technique, ce riffing apporte une ambiance de laboratoire malfamé et hanté des plus perturbantes, et colore la musique de teintes changeantes et radioactives. Impression en plus renforcée par un chant lui aussi totalement halluciné, voulant honorer le concept et se plaçant donc entre Black et Death, sorte de guttural glaireux craché résultant du mélange d'un ours et d'un iguane, avec un débit arythmique impossible à suivre qui donne un cachet supplémentaire et nous donne véritablement une belle impression d'être face à une bande de gros lézards armés de guitares.

Et vas-y que "Self Inflicted Cesarean" nous sort un passage ultra-technique juste étourdissant, qu'on se mange un portail dimensionnel pour faire coucou à des entités sur le titre éponyme et sa fin ambiante, que l'énorme "Human Harvest" sert de tube, "Wolded and Keelhauled" ralentit un peu le tempo en nous servant des riffs plus directs qui nous hanteront longtemps (mais ça reste foutrement véloce)... On pourrait parler de pratiquement tous les titres, tant chacun renferme son petit truc. Sa ligne mélodique complètement barrée qui fait mouche à un moment, ou un refrain qui va rester, ou quelque chose. Le gros tube "Disembowelment", ou alors le chef d’œuvre final avec sa très longue ligne mélodique qui laisse sur le cul avant de s'évaporer au loin et laisser la place à des percussions tribales incongrues.
Après, je dis tout ça mais faut pas oublier qu'on a affaire à du Brutal Death. C'est à dire que c'est incendiaire, que ça va à fond de chez à fond et que la batterie tabasse sans interruption (avec un son très naturel mais un peu en bois, gros désavantage d'une production sinon parfaite en tout autre point), et que ça y va dans tous les sens pour balancer des lignes ultra complexes avec une paire de guitaristes fous qui ne s'arrêtent jamais d'enlacer leurs notes en colonnes iridescentes typiques de la scène Brutal Death Technique actuelle.

Donc voilà. EMBRYONIC DEVOURMENT, c'est tout bizarre, c'est un groupe assez isolé en son genre de nos jours. C'est une base Brutal Death Technique qu'on a brièvement passé dans un portail vers l'au-delà et qui en est revenu totalement furax avec le sang froid. On se retrouve donc avec des qualités et sonorités qu'on trouve pas ailleurs, ce chant totalement décalé, ces lignes de six-cordes étranges au feeling parfois jazzy renforcé par une basse qui tricote en cercle, bref, tout pour faire de "Fear Of Reality Exceed Fantasy" un album particulier, et en tous points jouissifs.
Donc tout ceux qui veulent un machin carrément original nous faisant carrément découvrir de nouvelles choses et une manière autre d'aborder un genre de musique dont on pensait avoir fait le tour, jetez-vous ici. Foutez votre esprit à l'entière disposition des Annunakis, vous ne risquez pas de le regretter.

Nibiru : si ça vous tente de découvrir à quoi ressemble du Brutal Death Technique joué par des reptiliens, faites une escale. Et je sais que vous en avez envie, ça se sent d'ici.

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   DARK MORUE

 
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- Austin Spence (chant, basse)
- Lauren Pike (guitare)
- Adam Weber (guitare)
- Luke Boutiette (batterie)


1. Eating The Flesh Of Gods
2. Human Harvest
3. Craniopagus Parasiticus
4. Fear Of Reality Exceed Fantasy
5. Self Inflicted Ceserean
6. Woolded And Keelhauled
7. Rept Sanguine Analysis
8. Disembowelment
9. Blade Enforced Butchery
10. Usurping The Secret Society



             



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