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SUBROSA - No Help For The Mighty Ones (2011)
Par POSITRON le 1er Mars 2017          Consultée 145 fois

Well met, well met my own true love

Revenir sur "No Help For The Mighty Ones" après le succès de "More Constant" et de "For This" est surprenant. Revisiter "No Help..." après l'écoute de ses successeurs c'est redécouvrir des facettes de SUBROSA abandonnées par la suite. Déjà les grands thèmes et les grandes façons du groupes sont établis, et pourtant il y a cette différence toujours si difficile à décrire correctement, comme il est difficile de démêler les racontars du vieux conteur qui chaque soir reprends ses héros favoris pour à chaque fois se perdre et bredouiller une histoire différente, spectacle pour les petits et les grands. Il y a ici un poil plus du stoner originel, un peu moins d'effets sur les violons, un peu plus de grondement inquiétant de la basse, un peu plus de sauvagerie, de hargne, de growl, un caractère un peu plus instable et moins statique. Peut-être un peu moins poli, peut-être un peu plus spontané ?

Are you weepin' for your house and home?

"No Help..." est comme tous les SUBROSA un disque qui demande du temps. Généreux il nous aidera bien sur de ses encouragements en position 5, le cyclopéen "Attack On Golden Moutain", et 7, le féerique a cappella "House Carpenter". Mais SUBROSA est un mythe, le mythe de la femme de jadis, besogneuse, dure à la tâche, et c'est par l'effort, l'usure et sans doute quelque obscur arcane – quel homme pourrait prétendre connaître les limites de la sorcellerie de ces femmes – qu'elle instille en nous son venin. Son venin c'est sa charge émotionnelle d'une lourdeur à briser les échines, à faire crisser les cordes de violon jusqu'à la réaction physique de certains des corps humains les plus sensibles, qui pourraient se voir surpris, contraints de rendre un peu de leur précieuse eau par les yeux. Fragile, va, c'est pas mon genre.

When the ship all of a sudden, it sprung a leak

Lorsque l'on pense au Doom et à la Mer, le premier nom qui vient en tête est ou devrait être AHAB, et pourtant même lorsque ce n'est pas le thème de ces paroles frappantes, il y a dans les tragédies de SUBROSA un caractère océanique. Il y a les épouses de marins et leurs regards sans amour vers cette maîtresse cruelle de leurs maris, et les offrandes de leurs complaintes pour l'amadouer. Il y a les gardiens de phares, leur solitude et l'immobilisme de leur trois cents soixante degrés d'horizon. Il y a le marin pétri de froid et de trouille, embarqué dans 4 Pi radians carrés d'hostilité, écrasé par l'incommensurable supériorité des éléments, ballotté comme un négligeable au fond de son hamac. Le marin qui écoute les grincements abominables de son embarcation, attendant de savoir si la tempête va daigner s'abaisser jusqu'à lui concéder la faveur, la grâce de repartir en vie, de revoir son foyer et ses enfants, de les faire vivre quelques mois de plus.

And drifted to the bottom of the sea

Il y a dans le cas contraire les gouffres sans fond où s’abîmer longtemps en une chute lente, douloureuse et pareille à cette promesse millénaire de la mer que les peuples côtiers savent être tout à la fois amère et douce.

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   (2 chroniques)



- Sarah Pendleton (chant, violon)
- Kim Pack (violon, chant)
- Rebecca Vernon (guitare, chant)
- Dave Jones (basse)
- Zach Hatsis (batterie, programmation)


1. Borrowed Times, Borrowed Eyes
2. Beneath The Crown
3. Stonecarver
4. The Inheritance
5. Attack On Golden Mountain
6. Whippoorwill
7. House Carpenter
8. Dark Country



             



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