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BRUTAL DEATH  |  STUDIO

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HATE ETERNAL - Phoenix Amongst The Ashes (2011)
Par T-RAY le 22 Octobre 2018          Consultée 174 fois

Un album de HATE ETERNAL se reconnaît quasi instantanément. S’il est une formation de Death Metal qui a su se forger immédiatement, c’est-à-dire dès son premier album, une identité musicale et un son bien identifiable, c’est elle. La faute à Erik Rutan, bien sûr, aux commandes de cette machine de guerre de la composition à l’enregistrement jusqu'au mixage. L’ancien guitariste de MORBID ANGEL, à tort ou à raison, n’a jamais lâché un pouce de terrain du domaine créatif lorsqu’il s’agit de sa créature née en 1997. Pour le meilleur, bien sûr, mais parfois pour le moins meilleur (car il n’y a pas – encore – de pire avec HATE ETERNAL). Le meilleur, c’est l'équilibre fantastique entre finesse et brutalité extrême sur "I, Monarch". Le moins meilleur, c’est le côté brut et brouillon de "Fury And Flames" et de sa prod'.

HATE ETERNAL n'appartient donc à personne d’autre qu'à son fondateur. Et si un album de HATE ETERNAL sent la catharsis, c’est forcément la catharsis d’Erik Rutan. "Phoenix Amongst The Ashes" est cet album. "Fury And Flames" était l’hommage violent et brutal à vous compacter les tympans envers Jared Anderson, bassiste et compère de Rutan durant une partie du parcours d’HATE ETERNAL, décédé en 2005. "Phoenix Amongst The Ashes" est celui où le frontman exorcise ses craintes intimes liées à la disparition, à la mort physique ou artistique et à la perdurance de l'âme en général. D'où l'étonnante récurrence du champ lexical de la renaissance, de la rédemption, de la résurrection. Du phénix qui renaît de ses cendres, comme le souligne le titre de l’opus.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette thématique qui hantait l'homme Erik à ce moment de sa carrière a inspiré l’artiste Rutan pour nous offrir un disque d’une variété et d’une “douceur” inédite jusqu’ici dans l’histoire de HATE ETERNAL. Douceur toute relative, bien entendu, lorsqu’il s’agit de Brutal Death. Mais comment qualifier autrement, par rapport au contenu habituel de la musique du groupe, un morceau tel que l'éponyme ? Car après un déboulé en mode troupeau de gnous, pas si véloce mais sans répit, le titre tourne au mid-tempo plaintif sur des parties de guitare à l'ambiance nostalgique. Et ça fait son petit effet ! On le sent, Rutan, sensible, sur ce morceau.

Le calme, toujours relatif, est aussi au rendez-vous de "Haunting Abound" : un morceau au rythme parfois syncopé, au groove prononcé et dont le cœur nous offre de drôles d’effets de guitare. Des sonorités stridentes qui, seulement jouées sur un canevas de basse/batterie puis sur fond de gratte lourde, paraissent crier au bord de la folie... Et la maîtrise du mid-tempo, surprenante pour qui connaît l’extrême vélocité habituelle d’HATE ETERNAL, est encore de mise sur le très efficace et groovy "Hatesworn" et surtout sur "The Fire Of Resurrection", ultime offrande de l’album. L’exemple même de morceau auquel Erik Rutan ne nous avait pas accoutumés jusqu’ici. S’il existait une chose s’approchant du concept de power ballade Death Metal, ce titre en serait une, assurément. Joli coup !

De tels titres, inattendus même après quasiment quinze années de carrière sous le nom d’HATE ETERNAL, sont évidemment les bienvenus pour tempérer avec soin l’avalanche de puissance et de brutalité dont nous gratifie toujours la formation. D’autant que le mixage, qui met encore un peu trop en avant la batterie, renforce cette sensation d’être bousculé, battu, amoché par les titres les plus violents. "Deathveil" n’en est que l’exemple le plus parlant. Le moins pertinent, aussi, car sur "The Eternal Ruler", "Thorns Of Acacia" et "Lake Ablaze", les riffs et les rythmiques sont autrement plus intéressants et variés, démentant définitivement la critique qui consiste à dire qu'HATE ETERNAL n’est qu’un bloc de violence monolithique. C’est faux et ce cathartique "Phoenix Amongst The Ashes" en est la preuve éclatante.

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Par BIONIC2802, MEFISTO




 
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   T-RAY

 
   (3 chroniques)



- Erik Rutan (chant, guitare)
- Jade Simonetto (batterie)
- J.j. Hrubovcak (basse)


1. Rebirth
2. The Eternal Ruler
3. Thorns Of Acacia
4. Haunting Abound
5. The Art Of Redemption
6. Phoenix Amongst The Ashes
7. Deathveil
8. Hatesworn
9. Lake Ablaze
10. The Fire Of Resurrection



             



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