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CELTIC FROST - Cold Lake (1988)
Par DARK BEAGLE le 16 Janvier 2019          Consultée 320 fois

Suite à de gros problèmes financiers et des tensions au sein du groupe, CELTIC FROST a splitté, alors qu’il était au sommet de sa gloire. Cependant, Thomas G. Warrior va vite remonter une formation pour continuer l’aventure. Si l’on retrouve Stephen Priestly, le batteur originel du combo, les nouveaux venus se nomment Oliver Amberg à la guitare et Curt Victor Bryant à la basse. Et quand on regarde les différentes photos de l’époque ou les clips, on constate que le look change radicalement et qu’en fonction de ce look, de nombreuses idées fausses émergent, plus ou moins validées par le fait que longtemps l’album "Cold Lake" fut difficile à trouver.

En effet, "Cold Lake" est souvent associé à du Glam. Erreur ! Grossière erreur ! Je me vois mal vous faire une blague en demandant à Mulk de récupérer son disque de RATT et de me rendre mon CELTIC FROST pour la bonne et simple raison que même si l’ensemble est nettement moins sombre que par le passé, nous reconnaissons l’essence du groupe d’origine suisse. Musicalement, nous sommes plus proches d’un Heavy/Thrash aux accents radiophoniques qu’un Hard US pailleté et permanentes… Bon, ok, celles-ci sont belles et bien présentes, mais bon, les délires capillaires, hein…

Il est souvent reproché à cet album d’être une trahison. Envers le son de CELTIC FROST, envers cette marche en avant musicale qui semblait impériale et imparable. Envers les fans qui ne se retrouvaient pas forcément tous dans l’orientation plus commune exercée par une formation dont Warrior avait lâché la bride. Et en s’arrêtant au look, nous pouvons dire tout et n’importe quoi de ce disque, qu’il est Glam, insensé, honteux, putassier. Mais en réalité, "Cold Lake" est juste un disque terriblement maladroit, qui conserve en grande partie les racines Thrash, gentiment aseptisées.

Premièrement, la venue d’un nouveau guitariste ne va pas changer grand-chose. Les soli de Warrior, pour être franc, sont plutôt bruitistes, distordus, ils ne possèdent que peu de charme et on le sent soulagé de ne plus à avoir à en faire. Le problème, c’est qu’Amberg ne brille pas franchement dans cet exercice non plus. Donc ceux qui attendent des soli vertigineux en seront pour leur frais, ce n’est pas encore sur celui-ci qu’ils y auront droit. D’ailleurs, les titres sont tous assez concis, les plus longs avoisinent les quatre minutes vingt, ce qui ne leur permet pas de prendre vraiment de l’ampleur.

Et CELTIC FROST se fait moins hargneux, moins créatif. On retrouve quelques éléments propres au groupe, comme ce chant féminin qui vient s’inviter sur "Cherry Orchards" et son riff à la METALLICA, accessoirement single de l’album et peut-être bien le meilleur morceau de la galette. Il y a toujours cette dissonance également, cette expérimentation qui transpire le long de la courte intro "Human", que l’on peut sans problème rapprocher du "One In Their Pride" de "Into The Pandemonium". Mais souvent les refrains sont assez pauvres, comme ceux de "Seduce Me Tonight", "Pretty Obsession" ou encore celui du Punkisant "Tease Me". À la lecture des titres, on devine aussi que le propos s’est bien assagi, même s’il reste obscur par moments ("(Once) They Were Eagles", probablement l’un des meilleurs titres de l’opus).

On peut reprocher un certain manque de folie destructrice, voire une absence d’ambition. Certains morceaux n’ont pas le traitement qu’ils méritent et sonnent un peu creux, à l’image de "Juices Like Wine" qui dispose tout de même d’un sacré potentiel. Et surtout, Warrior nous montre toutes les limites de son chant, qui manque clairement de punch et de modulation. Mais encore une fois, il semble être très en retrait sur ce disque, peu concerné. Et quand on regarde les crédits où il n’est pas seul maître à bord, partageant volontiers l’écriture, on comprend aisément qu’il ne veuille plus entendre parler de ce disque aujourd’hui.

"Cold Lake" n’est pas franchement la bouse que l’on aime décrire autour d’un feu de camp lors des soirées scout. Mais il ne parvient pas à égaler ses grands frères, trop commun pour espérer se montrer séduisant. Il fera un bide, un peu compréhensible. Pas à cause de sa qualité discutable, mais parce qu’il tournait quelque peu le dos aux valeurs de ce qu’était jusqu’alors CELTIC FROST : un groupe novateur qui repoussait à chaque album les limites du genre. Ce que "Cold Lake" ne fait assurément pas.

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   (2 chroniques)



- Tom Warrior (voix)
- Curt Bryant (guitares)
- Oliver Amberg (guitares)
- Martin Ain (basse)
- Steve Priestly (batterie)


1. Human (intro)
2. Seduce Me Tonight
3. Petty Obsession
4. (once) They Were Eagles
5. Cherry Orchards
6. Juices Like Wine
7. Little Velvet
8. Blood On Kisses
9. Downtown Hanoi
10. Dance Sleazy
11. Roses Without Thorns



             



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