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DEFTONES - Ohms (2020)
Par FENRYL le 23 Novembre 2020          Consultée 1978 fois

"Gore", sorti il y a quatre ans maintenant, aura finalement divisé la sphère des fans du groupe… Si certains ont pu voir ici une fanitude/un fanatisme exacerbé de ma part (il n'en était rien), le groupe avait osé.

Septembre 2020, sorti de "Ohms"… Un mot : Date.

Merci, on ferme le ban.

Terry Date… Rien que de lire ce nom, j'en fus tout retourné !
Comment ça, je vous perds ? On parle ici rien de moins que du producteur des quatre premiers efforts et à l'origine des merveilles "Around The Fur" et "White Pony" entre 1997 et 2000 notamment. Celui qui, pour beaucoup, a offert aux Américains ce "son" si unique, si particulier, si hypnotique…
C'est un retour au bercail après dix-sept ans d'absence (malgré une présence en 2008 sur "Eros").
Je continue ? Retour de Frank Maddocks pour l'artwork (auteur de la pochette de "White Pony") qui comporte au passage 12 995 points. Je pensais à un hommage à Chi Cheng mais le groupe a depuis indiqué qu'il s'agissait d'une coïncidence, en tout cas que cela n'était pas le propos initial.
Les signaux étaient déjà tous au vert.

Et c'était logique : seul Date peut véritablement faire sonner DEFTONES comme on les aime passionnément.
Ce qui frappe immédiatement, c'est bien le retour aux affaires de Steph Carpenter. Si celui-ci avait expliqué sa distance sur "Gore", il retrouve son riffing marquant, totalement en fusion avec Sergio Vega : il suffit par exemple de savourer "Error". La basse ronronne, proche d'un KORN par moments, venant renforcer la dimension de la section rythmique.
"Radiant City", dans la même volonté, se veut rageur : le riff saccadé et énergique délivre une
Stef en profite également pour utiliser pour la première fois sur un LP une guitare 9 cordes !
Seul Date sait faire "claquer" cette batterie comme personne, en tout cas pas comme DEFTONES !

Certes, je vous le concède, cela ne fait pas tout mais je suis convaincu que la réussite d'un album comme celui-ci est le fruit d'une étroite collaboration et d'une confiance réciproque : Chino s'abandonne et nous livre une partition habitée comme à son habitude. Sa façon si envoûtante de chanter est une fois encore magnifiée : "The Spell Of Mathematics" et ses ruptures saturées/aériennes mais aussi ces "applaudissements pour marquer la mesure", la douceur d'ouverture d'un "Pompeji" dont on sait immédiatement qu'un riff sursaturé va jaillir avec une voix déchirante de Moreno nous ramène aux grandes heures du combo. Ce titre et son final instrumental (vagues et nappes de claviers) provoquent irrémédiablement les mêmes comportements grégaires d'une écoute DEFTONESnienne : fermer les yeux et headbanguer en alternant frénétique et posé !

C'est bien simple, on sait immédiatement quand on écoute du DEFTONES et cet opus ne déroge pas à la règle.
Ce Metal alternatif planant ("Ceremony", "The Spell Of Mathematics", "Pompeji"), cette voix déchirante de Chino à vous en coller des frissons (sur chaque titre, soyons clair) sursaturée autant que susurrante, ce mur de riffs, cette basse ronflante et puissante, cette batterie qui claque, ces nappes de claviers épurées d'un Frank Delgado toujours aussi appliqué.
Les thèmes sombres, pas forcément aussi accessibles que cet album pourrait le laisser croire, illustrent ces sentiments toujours aussi interconnectés : fragilité, douleur, failles, douceur...
"Urantia" résume vraiment totalement tout cela par exemple, mais frôle l'overdose par moments comme sur "Error" un poil redondante et quelconque, avec un refrain moins intéressant notamment.
Cet opus est d'une homogénéité bluffante : aucun titre en retrait. Dès "Genesis" et son intro jusqu'au titre éponyme concluant cet album, impossible de prendre les compositions de DEFTONES en défaut.

Évidemment, c'est une stupidité de l'écrire, mais ce "Ohms" est inspirant.
Il ne me donne terriblement pas envie de vous proposer un écrit métaphysique et/ou pompeux à base de parallèles avec notre situation personnelle et/ou mondiale.
Non.
Car grâce notamment à ce retour aux affaires par la grande porte, DEFTONES se pose littéralement et simplement comme l'une des meilleures surprises de la rentrée et de cette année 2020 de merde.
Simple, accessible, complet et "in your face", ce "Ohms" est un sacré travail d'un groupe qui a su se retrouver, se ressourcer et extraire l'essence même de son travail talentueux.
Ce DEFTONES est obligé de faire l'unanimité et il réconciliera toute une fan-base autant qu'il passionnera de la chair fraîche, encore ignorante d'un passé et d'un potentiel hors norme du groupe…

"Ohms" porte terriblement bien son nom : une ode à la résistance...

Note réelle : 4,5/5.

Top : "Pompeji", "Genesis", "Ohms", "Headless"...

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   FENRYL

 
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   (2 chroniques)



- Chino Moreno (chant, guitare)
- Stephen Carpenter (guitare)
- Abe Cunningham (batterie)
- Frank Delgado (samples, claviers)
- Sergio Vega (basse)


1. Genesis
2. Ceremony
3. Urantia
4. Error
5. The Spell Of Mathematics
6. Pompeji
7. This Link Is Dead
8. Radiant City
9. Headless
10. Ohms



             



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