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DEATH/BLACK ATMO  |  STUDIO

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- Membre : Cenotaph, Incantation
 

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The CHASM - From The Lost Year (1995)
Par DARK MORUE le 12 Janvier 2013          Consultée 2247 fois

Je vous le jure, j'ai essayé. Beaucoup. Méga plein de fois. Mais non pas moyen.
Alors je m'excuse d'avance de vous refourguer la pire chronique qu'on ait jamais vu sur Nightfall In Metal Earth. Sincèrement.
Parce que c'est un bon album. Très travaillé, bien foutu, riche et tout. Mais chaque écoute ne fait que démultiplier la force qu'exerce la gravité sur ma paupière supérieure, et vu la longueur effroyable du machin (75 minutes, quand on aime pas, ça passe encore moins bien qu'un maçon Portugais sans vaseline) c'est toujours à terre avec le cœur et les nerfs au bord de l'explosion que je termine l'écoute de cet album qui ne mérite absolument pas ce triste sort.
Mais comme j'ai décidé de prendre toute la disco du groupe sous mon aile, et que les albums suivants sont des tueries sans nom, alors le papier de cet opus vous sera livré. Non mais.

Alors alors, THE CHASM, ouais voilà, Death occulte mexicain dont vous n'avez rien à branler, et qui va de toute façon intéresser que 3 lecteurs si j'ai de la chance, surtout quand d'office on mate une pochette foireuse et une paire d'étoiles.
Hop, "From The Lost Years" est donc leur second effort studio, toujours de la doublette ultime Corchado-Léone, avec un nouveau guitariste en sus (enfin pas vraiment nouveau car ayant déjà joué avec le groupe précédemment et même participé à la démo de 93). Et sinon, des changements depuis le premier opus ? Eh bien... Oui. Si l'esprit reste à peu près le même, musicalement on est dans une optique un poil différente bien que toujours aussi élitiste/étrange.
L'ambiance change quelque peu, devient plus chaude, épique. Et ça arrête pas de se débrancher, on a vraiment une impression d'être plongé au beau milieu d'un rituel sacrificiel antique au milieu d'un volcan avec des dieux bizarres qui nous surveillent du coin de l’œil. L'intention est bonne, mais trop d'ambiance tue l'ambiance et on finit par se faire carrément méga-chier.

Plus qu'à passer en mode blasé. Parce que si l'album contient quelques morceaux assez passionnants (en tête "Secret Wings Of Temptation" qui déploie une tessiture extrêmement large), des ambiances assez spéciales et changeantes... On vire le côté astral de l'album précédent, on gagne en impact mais on perd en atmosphère. Même si cette fois on est presque crédible avec les parties rapides (le bon petit missile "Our Time Will Come" en témoigne), elles sont très très loin de dominer. En fait, "From The Lost Years" est un album totalement dénué de toute forme d'agressivité. Mis à part les vocaux de Corchado bien évidement, qui livre une sacrée performance, assez souvent en chant black grave et fantomatique se barrant parfois en ululements stridents, growl arraché et profond... Pratiquement la seule chose à donner une coloration extrême à la musique, parce que sinon c'est la foire à la lead claire et aux mélodies acoustiques sorties de nulle part.
Prenez "I, The Past Finder" : c'est super bien foutu, épique, avec des accélérations de double sur leads oniriques superbes, mais malgré toute la bonne volonté, ça manque. De puissance, d'ampleur. C'est épique façon clochard qui grimpe sur un volcan pour survivre à l’hiver, pas grande bataille pleine de dragons. Et en plus la plupart des mélodies et sonorités sonnent ultra datées et bidon...

Mais au fil de l'écoute, on identifie néanmoins une très large palette de couleurs - plus sombre sur "Deathcult For Eternity" ou la tordue "Procreation Of The Inner Temple" (l'album qui contient les titres éponymes des albums d'avant et après, je plussoie le concept), onirique façon débuts de SEPTICFLESH sur "Ascencion Of Majestic Ruins", mélancolique avec "My Tideless Seas"... Oui voilà, vous saisissez le truc, on dirait que je suis en train de parler d'un album de Hardcore Emotionnel Gothique alors que non, on a juste affaire à du Black/Death ramolo onirique élitiste inécoutable. Quand on se concentre, on ne cesse de se dire que c'est pas mal, que la petite mélodie là elle bute et que c'est super bien composé. Sauf que très vite notre esprit divague et relègue THE CHASM en musique de fond par manque d’intérêt, d'accroche, et surtout l'ennui mortel. Les tempos ont beau être varié, quelques passages assez speedés, la musique semble tellement enrobée dans une sorte de cocon composé de laine de magma qu'on décroche sans arrêt, et qu'aller au bout de cette heure et quart est juste un calvaire malgré l'immense niveau qualitatif...

Enfin bref, vous l'aurez compris : peut-être que les deux premiers THE CHASM feraient de bons albums de chevets pour Dolorès (l'extrême atmosphérique qui touche à l'âme ou un truc du genre) ou Enenra (juste parce qu'il adore quand c'est chiant), mais alors moi, j'y suis réfractaire comme c'est pas possible.
Oui, c'est rempli de mélodies superbes bien que sonnant vieillottes, c'est exalté, épique, pourvu d'une ambiance rare. Mais c'est surtout mou, chiant, et en plus ce "From The Lost Years" jouit d'une durée de lecture totalement interminable qui fait péter les plombs.
Donc oui c'est très bien, c'est particulier, bien composé et exécuté, mais je supporte pas. Voilà.
Finit la partie chiante. Maintenant on attaque les choses sérieuses. Le petit tour chez INCANTATION de Corchado leur a fait le plus grand bien, ayant enfoncé le groupe dans un Death Metal nerveux mais ô combien intelligent qui leur sied tellement mieux que ce truc ambiant hybride...

Bzzzzzzz : un peu dans la continuité du premier, un peu plus incisif, moins spatial, plus épique, et toujours autant pas destiné à Dark Morue...

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   DARK MORUE

 
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- Daniel Corchado (chant, guitare, basse, claviers)
- Antonio Léone (batterie)
- Erick Diaz (guitare)


1. The Gravefields
2. Secret Wings Of Temptation
3. I, The Past Finder
4. Deathcult For Eternity
5. Ascencion Of Majestic Ruins
6. Our Time Will Come
7. Procreation Of The Inner Temple
8. An Arcanum Faded
9. Torn
10. My Tideless Seas
11. Lost Yesterdays, Impossible Tomorrows



             



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