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MOB RULES - Cannibal Nation (2012)
Par GEGERS le 5 Décembre 2012          Consultée 3833 fois

Les chroniques que vous lisez quotidiennement sur le site sont composées à 90% d'emprunts à des chroniques précédentes, du même auteur ou d'un collègue. C'est un fait, pas une révélation. Vous le savez, vous n'êtes pas dupes. Que la chronique soit littéraire, journalistique, hallucinée, factuelle, je-m'en-foutiste, elle reprend pour l'essentiel des expressions, des tournures de phrases, des structures empruntées. Bienveillants que vous êtes, vous ne nous en voulez pas pour autant, et pouvez même apprécier la lecture de nos modestes contributions à faire perdurer l'industrie du disque. MOB RULES ne fait pas non plus vraiment dans l'originalité et l'innovation sur sa nouvelle galette (voilà, vous avez capté le truc, cette chronique sera donc basée sur l'exercice de l'analogie). Le groupe allemand avait récolté son lot de critiques laudatives à l'occasion de la sortie de "Radical Peace" en 2009. Sachant pertinemment que son Power Metal mélodique aux relents Speed et Prog ne va pas fédérer les foules, plus maintenant, le groupe semble bien décidé, avec "Cannibal Nation", à poursuivre sur sa lancée, ne changeant pas sa recette d'un iota. C'était que qu'il pouvait faire de mieux.

Le septième album de MOB RULES marque, tout comme "Radical Peace", un ralentissement prononcé des tempi. Si les influences speed se font plus présentes en fin d'album, le groupe semble leur préférer un Power Metal mélodique, quelque part entre BRAINSTORM et NOCTURNAL RITES. La recette avait fonctionné sur l'album précédent, et elle fonctionne de nouveau. "Close My Eyes" et "Lost", qui ouvrent l'album, se voient dotées de discrètes touches Prog' (à noter le travail intéressant des claviers du nouveau venu Jan Christian Halfbrodt), touches qui verrouillent l'album d'entrée et peuvent le rendre difficile d'accès. Il faut accorder à ce nouvel album du temps et de l'attention, afin de réaliser que les mélodies coulent finalement de source et que les structures développées, somme toutes simples, s'imbriquent parfaitement. L'énergie brute et « gratuite » fait finalement son apparition avec "Tele Box Fool", qui démontre qu'un travail de titan a été apporté aux refrains et au son, parfaitement dosé. Mais la véritable splendeur de "Cannibal Nation" n'éclate qu'à la quatrième piste, l'épique et formidable "Ice & Fire". Basée sur une ligne mélodique que l'on jurerait empruntée à IRON MAIDEN tant les similitudes sont flagrantes (et sans doute assumées), ce morceau s'envole rapidement grâce à un refrain lyrique et envahissant, à mi-chemin entre le mid-tempo mesuré et la Power ballade débridée. Doté d'une seconde partie plus véloce et agressive, le titre s'impose de lui-même comme la grande réussite de cet album.

La seconde moitié de l'opus n'est pourtant pas en reste. Constamment mobilisé, ne laissant trahir aucune faiblesse, MOB RULES ne laisse pas de place à la critique. Que ce soit "Soldiers Of Fortune", très NOCTURNAL RITES dans l'âme, "The Sirens" et sa rythmique galopante, "Scream For The Sun", titre à nouveau très MAIDENien et traitant de l'ascension de l'Everest, le 29 Mai 1953, par Sir Edmund Hillary. C'est finalement le morceau-titre "Cannibal Nation", pièce Heavy-Speed somme toute basique, qui s'avère le moins intéressant de l'album, tandis que celui-ci s'achève en beauté avec "Sunrise", dont les ajouts acoustiques confèrent au morceau une atmosphère inquiétante.

La différence entre "Radical Peace" et "Cannibal Nation" est que cette fois on attendait MOB RULES au tournant et l'on espérait beaucoup de son nouvel album. Mission accomplie donc, puisque celui-ci s'avère tout aussi intéressant, quoique légèrement plus complexe et difficile d'accès, que son prédécesseur. Une belle réussite à l'allemande.

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- Klaus Dirks (chant)
- Jan Christian Halfbrodt (claviers)
- Mathias Mineur (guitare)
- Sven Lüdke (guitare)
- Markus Brinkmann (basse)
- Nikolas Fritz (batterie)


1. Close My Eyes
2. Lost
3. Tele Box Fool
4. Ice And Fire
5. Soldiers Of Fortune
6. The Sirens
7. Scream For The Sun (may 29th 1953)
8. Cannibal Nation
9. Sunrise



             



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