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DEATH/GRIND MODERNE  |  STUDIO

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- Style : Deadfuck
- Membre : Malevolent Creation

CEPHALIC CARNAGE - Anomalies (2004)
Par DARK MORUE le 8 Septembre 2011          Consultée 3377 fois

"Anomalies", bien nommé pour certains, chef d’œuvre intemporel pour beaucoup d'autres. Passé l'album charnière "Lucid Interval", beaucoup se demandaient dans quelle direction nos fumeurs de weed préférés se vautreraient à plat ventre avec un grand sourire. "Anomalies" marque le plus gros tournant de la carrière du groupe. C'en est pratiquement fini des expérimentations dans tous les sens, le groupe exécute désormais son ex-Hydrogrind avec le plus grand sérieux du monde. Enfin, façon de parler...

Nombreux sont ceux qui se plaignent du côté trop commun et policé de cet album. On parle même parfois de commercial... Qu'est ce qu'il faut pas lire des fois, on parle de CEPHALIC CARNAGE quand même non ? Bon, c'est vrai que cet opus leur a permis d'obtenir enfin le succès qu'ils méritaient, mais c'est pas une raison pour cracher dans la soupe non plus. Si vous voulez mon avis, si cet album a financièrement bien fonctionné, c'est parce que c'est une tuerie, voilà tout.

La recette est simple : on reprend la production et les acquis de "Lucid Interval", pour rejouer la même musique mais de manière totalement différente. Plus de divergences dans tous les sens ou presque, les morceaux sont désormais "cohérents" (défi accompli : parler de cohérence dans un album de CEPHALIC CARNAGE, à moi la coke et les putes) et de durées normales (on saute plus de 5sec à 6minutes sans transition quoi). Mais malgré l'aspect bien plus monolithique qu'auparavant, on reste dans une optique de variété et de schyzophrénie extrême.
A l'instar de l'artwork (livret magnifique d'ailleurs), on est plongé dans une ambiance brumeuse et très froide, et ce malgré une violence typiquement Death Metal qui bouffe à tous les râteliers.
L'ultra efficace "Scientific Remote Viewing" ouvre les hostilités de manière fulgurante et musclée, présentant le nouveau visage du combo, et la précision chirurgicale nouvellement acquise au détriment de la folie furieuse. L'Hydrogrind est mort, vive le Death/Grind Moderne ultra burné. Et les trois morceaux suivants passent également sans faire de compromis. Savant alliage de riffs dissonants empruntés au MathCore (putain je supporte pas cette étiquette) et de parties typiquement Death lourdes et virulentes, avec quelques divergences acoustiques et ambiantes (discrets samples sur "Wraith"), puissant et solide avec toujours un riff qui fait mouche et donne envie d'aller plus loin.

On souffle un peu avec le lent et particulièrement pesant "Piecemaker", on en prend plein la gueule avec le survolté "Kill For Weed" dont le titre reflète totalement le contenu, "Sleeprace" nous vient tout droit d'un hôpital psychiatrique pour extra-terrestres écrasés en Antarctique avec son intro acoustique à flanquer la chair de poule... Lenzig était déjà un frontman et growleur particulièrement impressionnant, il est désormais au sommet de son art avec un chant polyphonique protéiforme protéiné de la pillule (ça veut rien dire mais c'est évocateur). Tellement varié et puissant qu'on peine à discerner les nombreux guests de prestige ! Seul Barney Greenway tire son épingle du jeu en boostant le final de "The Will Or The Way".

Mais il manque jusque là un petit quelque chose qui ferait passer ce CD de l'excellent album qu'il est assurément au statut de pièce majeure de la scène. Et coup de bol, ce petit quelque chose est bel et bien là, j'en ai juste pas encore parlé.
La première moitié de ce petit bout de gros machin, c'est "Dying Will Be The Death Of Me". Derrière ce titre prémonitoire, des riffs acérés, qui se gravent dans le crâne, un morceau totalement énorme volontairement plombé par un chant clair niais et totalement ridi-culte ainsi que des moshparts de merde. Parodie du deathcore/metalcore/cacacore US à hurler de rire. Et je vous parle pas des paroles...
La seconde et dernière moitié (de rien), on la trouve en toute fin d'album. "Ontogeny Of Behavior", titre de près de dix minutes. Démarrage mélodique et mélancolique, qui se mute en sorte de rock/metal tentaculaire avant d'accélérer progressivement, de pair avec les battements de notre cœur, vers une ambiance toujours plus apocalyptique/lovecraftienne et de moins en moins triste. Le chant clair est plaintif, les chapes de guitares prennent peu à peu le contrôle, pour éclater subitement et laisser un paquet de cadavres sur le carreau, tout en reprenant quelques aspects de leur EP Sludge "Halls Of Amenti". Fin d'album parfaite, meilleure composition de leur carrière et par là même un des morceaux les plus aboutis et réussis du genre tout entier.

Vous aurez bien compris le parti pris par votre serviteur quand à cet "Anomalies". Le groupe a parfaitement négocié sa reconversion vers un monde plus musical, adulte et moins foutraque. En résulte un album proche de la perfection, presque inattaquable et dégageant une aura unique. La pièce maîtresse de toute une carrière maintenant sur la pente descendante malgré deux opus suivants aux qualités évidentes et sans équivalents...

Le Mot de la Fin : Point culminant de toute l’œuvre du groupe, un album qui ne laissera pour sûr personne indifférent...

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   DARK MORUE

 
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- Lenzig Leal (vocaux)
- John (batterie)
- Steve (guitare)
- Jawsh (basse, chœurs)
- Zac (guitare)


1. Scientific Remote Viewing
2. Wraith
3. Counting The Days
4. The Will Or The Way
5. Piecemaker
6. Enviovore
7. Dying Will Be The Death Of Me
8. Inside Is Out
9. Sleeprace
10. Kill For Weed
11. Litany Of Failure
12. Ontogeny Of Behavior



             



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