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TURMION KÄTILÖT - Perstechnique (2011)
Par VOLTHORD le 28 Août 2011          Consultée 2180 fois

Le démon du dance floor aux guitares bridées a toujours les couilles qui pétillent de lumière comme des boules disco. Il avance parmi une population perdue entre le latex et les perruques flashy, il bouge son petit cul moulé dans un string en cuir et headbang sa carcasse de cheveux gras… TURMION KÄTILÖT est de retour ! Il balance d’entrée de jeu un "Grand Ball" qui, tout comme avec l’album précédent, tend à attirer d’entrée de jeu les oreilles plus habituées à notre bonne vieille langue anglaise. Refrain qui rentre dans le crâne, clavier 90s pompier et un tube Dance Metal qui groove comme pas deux, TURMION revient en forme, encore plus Dance et plus Black, déjà on a l’impression d’écouter une sorte de juste milieu entre un RAMMSTEIN période "Mutter", un KMFDM, un THE KOVENANT moins mélodique et… SCOOTER ( ?)… si vous n’y comprenez rien, écoutez-le pour le croire, de préférence poussez jusqu’au comble du mélange aussi explosif qu’intriguant, c’est-à-dire le morceau "Verta Sataa" (ou les dernières mélodies Game Boy de "Rukoukset Rattoisat").

L’attitude est un peu la même que sur "USCH!", en plus accentuée, plus excessive, jusqu’à se demander où le sérieux et le second degré trouvent leurs limites. TURMION est devenu une usine à tubes dont la violence industrielle vient contredire des mélodies à la naïveté Dance tout à fait absurde, sans pourtant paraître ridicule comme un XE-NONE (par exemple). Des morceaux comme "Hanska" paraissent donc contradictoires dans leur démarche, mais le pire c’est qu’on trouve ça bien. Mais entre deux, comme pour nous prouver une nouvelle fois qu’il a une grosse bite et qu’il peut nous décoiffer les tympans en la balançant de droite à gauche, "Suolainen Kapteeni" nous sert des gros samples orchestraux à la DIMMU BORGIR, répliquant pour quatre minutes jouissives la démarche du dernier RAUBTIER, avec ce gimmick dansant en plus.

On retrouve une teinte différente sur "Hellbound Earth", qui prend le ton catchy qu’on aurait entendu chez PAIN, un refrain qu’on aurait trouvé dans les premiers IN FLAMES. Un peu bordélique dans son accumulation mélodique, et ma foi plutôt déjà-entendu… C’est peut-être encore le problème de cet album : une rythmique tapageuse, un chant souvent envahissant, une accumulation électronique parfois éprouvante. Reste encore un abus bien trop certain des claviers répétitifs comme pas deux, qui nous font regretter le clinquant robotique de "Pirun Nyrkki", un titre comme "Lapseet Ja Vanhemmat" étant l’exemple parfait… On regrettera presque que le virement tango (?) au milieu du morceau n’ait pas été mieux utilisé.
Ça prouvera au moins que, derrière un certain manque de sérieux, le groupe s’amuse franchement dans sa propre absurdité.

Quant à l’auditeur, il se trouvera peut-être un peu perplexe, mais au final, puisque le satanisme n’a jamais été aussi dansant, puisque le Noir n’a jamais été aussi Sexy et que le Metal extrême envahit la Hype gotho-latexisante, autant embrasser pleinement un "Perstechnique" un peu en-dessous de ses prédécesseurs mais tout de même franchement trippant.

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- Bobby Undertaker (guitare)
- Dq (batterie)
- Runq (claviers)
- Spellgoth (chant)
- Master Bates (basse)
- Mc Raaka Pee (chant)


1. Grand Ball
2. Ihmisixsixsix
3. Suolainen Kapteeni
4. Hanska
5. Hellbound Earth
6. Lapset Ja Vanhemmat
7. Herran Toinen Tuleminen
8. Verta Sataa
9. Rukoukset Rattoisat
10. Vedetäänkö Vai Ei?



             



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