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Vince NEIL - Tattoos And Tequila (2010)
Par ZIONLEEMASTERSEB le 6 Juillet 2010          Consultée 4982 fois

Vince NEIL, la blague humaine est de retour. Le pauvre gars, quoiqu’il fasse est toujours à côté de la plaque. Chanteur de MÖTLEY CRÜE, son groupe et lui, arboraient dans les 80’S maquillages et tenues à pisser de rire. Les photos de l’époque, les dévoilés dans des pauses ouvertement "gay", publicité surréaliste pour la marque "Spandex". Et cette vieille radasse de Neil, ne rechigne pas à faire la mou, le regard langoureux en fixant l’objectif quand il ne chante pas avec le plus grand sérieux "Shout At The Devil". Les années passent, les modes aussi mais c’est avec le constant souci du ridicule que le chanteur se vautre dans les clichés du plus mauvais goût. Les choses ont bien changé aujourd’hui, Monsieur vit dans une villa sur les hauteurs d’Hollywood. Visage bouffi par la chirurgie plastique, il tente de faire croire qu’il est proche de son public avec ses jeans/t-shirts. Il ne trompe personne, ceux-ci viennent des ateliers de grands couturiers créateurs. Pour parfaire l’ensemble, les bandanas et autres colifichets de cuir et de clous ont laissé la place aux bracelets "cheap"(caution populo) et bagouses et montre "bling bling" qui coûteraient un rein à tout un chacun. Véritable "hérésie" sur pied, Vince Neil a fait carrière. La loi du nombre n’est pas la voie de la raison mais effectivement le public du bonhomme est grand. Concernant la France, rien d’étonnant. Un Pays ou "L’Idole des Jeunes" est un grabataire de 67 ans en dit long. Pour le reste du monde, idem. Et l’univers des metalleux n’est pas exempt de ce triste constat. Vince NEIL en étant le parfait exemple.

Concédons néanmoins un timbre de voix original à notre blondasse qui propose avec "Tattoos And Tequila", son troisième album solo. Cette fois, aucune créativité puisqu’il s’agit d’un album de reprises 70’s, chères au cœur de son instigateur. Puisque selon ses dires, elles auraient bercé sa jeunesse. De quoi peut être attirer l’oreille à défaut de lasser d’entrée de jeu. Le but de ce disque étant de divertir, l’ambiance se voudra lumineuse. Pas de face sombre du rock’n roll. De quoi s’assurer l’aval du Diocèse de Clisson pour un futur passage au Hellfest.

Les deux compositions originales de la galette sont le title track "Tattoos And Tequila" et "Another Bad Day". La première est une compo punchy dans les règles de l’art pour débuter un disque, très MÖTLEY CRÜE dans l’esprit. La seconde est une ballade californienne composée par Nikki Sixx. Signe quoiqu’on en dise que la hache de guerre est sincèrement enterrée. Toutes les reprises présentes sur ce disque sont de lumineuses compositions californiennes calibrées et sucrées. Tape à l’œil, tout dans la pause, NEIL réinterprète du CHEAP TRICK, les doigts dans le nez et le "ACDC" de SWEET, une plume dans le cul. Le son de ce disque rappelle les heures du CRÜE période "Dr Feelgood". La production d’une propreté absolue est tenue par Jack Blades (AEROSMITH, ALICE COOPER, OZZY OSBOURNE) et Marti Frederiksen (AEROSMITH, DEF LEPPARD).

Quand le chanteur s’attaque au "Nobody’s Fault" d’AEROSMITH, la blague a assez duré. Issue de "Rocks", l’album le plus sombre des "Flying Dupont", cette cover surproduite et sans feeling aucun, a de quoi faire vomir le puriste. Le florilège qui suit fait du pied tantôt au punk avec la reprise des SEX PISTOLS "No Feelings", la country/pop "Who Will Stop The Rain" des CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL. Sans oublier le clin d’œil à la scène européenne du Heavy 70’s représenté par le "Another Piece Of Meat" de SCORPIONS. Sir Elton JOHN et THE HOLLIES font également partie des perles enfilées. Elvis PRESLEY n’est pas en reste, cependant la reprise de son "Viva Las Vegas" faite ici ressemble beaucoup plus à celle déjà orchestrée par ZZ TOP. Lui-même à l’honneur avec le bonus track "Beers Drinkers and Hellraisers". Sur ce titre, NEIL est épaulé au chant par son guitariste Jeff BLANDO dont il ne cesse de vanter les mérites.

Vince NEIL, poseur numéro 1 fait preuve d’une "putasserie" extrême avec une pochette du plus mauvais goût. La gonzesse, la piscaille, la téquila et lui que l’on imagine dans une pause de maquereaux, tout tatouage dehors. Sans se tromper, je crois que la musique de NEIL s’adresse autant aux fans de la grande époque du CRÜE qu’à des enfants. Monsieur NEIL a la mémoire courte. N’aurait-il pas été responsable de la mort de Razzle, le batteur d’HANOÏ ROCK alors qu’il était au volant sous empire éthylique ? Manipulateur à la mémoire courte, un bon plan marketing est toujours mieux venu qu’une démarche sincère.

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- Zoltan C. (batterie)
- Dana S. (basse)
- Jeff B. (guitare)
- Vince N. (chant)


1. Tattoos & Tequila (album Version)
2. He's A Whore (cheap Trick - 1977)
3. Ac/dc (sweet - 1974)
4. Nobody's Fault (aerosmith -1976)
5. Another Bad Day
6. No Feelings (sex Pistols -1977)
7. Long Cool Woman (the Hollies - 1971)
8. Another Piece Of Meat (scorpions - 1979)
9. Who Will Stop The Rain (creedence Clearwater Reviv
10. Viva Las Vegas (elvis Presley 1964)
11. Bitch Is Back (elton John 1974)
12. Beer Drinkers And Hell Raisers (zz Top - 1973)



             



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