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- Style : Steel Panther, Cjss
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Vinnie Vincent INVASION - Vinnie Vincent Invasion (1986)
Par WILD ONE le 17 Juin 2010          Consultée 4586 fois

Le petit Vinnie Gene Jr. Cusano se demandait ce que son grand-père un peu parano cachait dans cette grande armoire au fond du grenier, qu’il gardait craintivement, fusil à la main. Longues furent les années avant que son papy décide un beau jour de quitter son avant-poste, le temps d’un thé au citron devant le dernier épisode de « Magnum ». Le grenier fut alors tout à lui, et il n’avait qu’à tendre la main vers la poignée du poussiéreux placard pour découvrir quel était ce secret si bien gardé. Et il ne fut pas déçu : à travers les quelques mites et l’odeur de renfermé qu'émanaient les planches privées de lumières trop longtemps, il distingua un vieux vinyle dont la pochette autrefois futuriste faisait plus penser à une affiche d’un film de série B : VINNIE VINCENT INVASION.

« Tieu la dégaine ! Hé bin à l’époque c’était gratiné ! Je me demande pourquoi mon vieux-vieux tient tant à un disque… Ptètre que ça vaut pas mal de thune ! Et regarde-moi ce guitariste, on dirait une gonzesse ! C’est drôle, il me ferait presque penser à quelqu’un… »

Le coup de fusil de Vinnie Vincent sénior interrompit les réflexions philosophiques du jeune intrépide, qui se ramassa au passage une belle fessée par son papy. En effet, il était sur le point de mettre un doigt sur un secret de famille resté enfoui depuis des années : Vinnie Vincent, le guitariste épisodique mais marquant de KISS, eut un groupe de Hard FM dont le look et la musique à l’époque très tendance ont quelque peu… vieilli. En effet, après avoir été viré du groupe maquillé en 1984 pour comportement « non éthique », Vinnie n’avait pas grand-chose à faire. Du stade rempli de fans à la ruelle sombre, le retour sur terre ne fut pas facile. Le salut tomba du côté d’un membre de la sécurité de KISS lors du « Lick It Up tour », le batteur Bobby Rock, qui l’aida à former un groupe. Ainsi naquit VINNIE VINCENT INVASION, avec Robert Fleischman au chant et Dana Strum à la basse.

Il faudra attendre 1986 pour qu’arrive un premier album éponyme, dont "Boyz Are Gonna Rock" est le titre phare. On connaissait déjà Vinnie pour son jeu hypersonique, son goût vestimentaire très penché vers le rose et son amour pour le Glam. Je pense en rassurer certains en affirmant que nous sommes en plein dedans : une intro avec un gros riff et des effets de Floyd, une batterie sur-amplifiée, un chanteur castré trois fois ; bienvenue dans les eighties. Mais cela n’empêche pas cette chanson d’ouverture d’envoyer sacrément la sauce ! Là où ça se gâte cependant, c’est au solo.

Considérons maintenant cette remarque comme générale : les soli sur cet album sont affreux. Certes techniques, rapides et difficiles jusqu'à l'extrême, on en perd le côté musical et le certain frisson que cela peut procurer se transforme presque en gène face à ce torrent de larsens indigestes que nous assène Vincent (une légende prétend même qu'ils auraient été enregistrés à un tempo plus lent afin de les rendre encore plus rapides en les accélérant, si c'est pour dire !). Et ça à chaque chanson, ça épuise vite…

Dommage, car en dehors de ce point, tout fan de Hard Rock permanenté et de hits à l’américaine devrait trouver de quoi atteindre le 7e ciel : "Do You Wanna Make Love" et son entrain, "Invasion" et ses chœurs ou le puissant et rythmé "Shoot U Full Of Love", pour ne citer qu’elles ! Un torrent d’effets audio plus kitsch les uns que les autres, mais qui malgré la sensation d’écouter un album d’un autre âge (la production a… mal vieilli), réussissent à capter l’attention de l’auditeur et même à lui donner envie de taper du pied avec une moue satisfaite. Mention spéciale au « heavy-groovy » "Twisted", qui fait mouche aussi bien sur les parties batterie que sur ces guitares grandiloquentes.
Évidemment, cela conduit aussi indubitablement à quelques erreurs, comme "Back On The Streets" dont l’essence n’est pas bien définie ou LA ballade dégoulinante, "No Substitute", qui, même si personnellement je lui trouve un petit charme, fera pousser un long râle d'agonie à n'importe quel fan de Thrash Metal !
"Vinnie Vincent Invasion" reste donc un album de plutôt bonne facture dans son genre, réservé aux fans de Glam les plus aguerris. Si ce n'est pas votre tasse de thé, épargnez-vous une mauvaise surprise.

Vinnie Vincent n'avait plus de raison de se plaindre : il avait réussi à faire ce qu’il voulait dans SON groupe, sans personne pour lui dicter quoi que ce soit. Mais justement, était-ce la bonne chose à faire ? Entre la technique excessive et le cliché jusqu’à l’os, notre Cusano aura vite fait de se marginaliser, et si l’album ci-présent s’est vendu à quelques centaines de milliers d’exemplaires, le groupe finira par se séparer pour des raisons d’ego après un deuxième et dernier album avec Mark Slaughter au chant, laissant à papy Vincent tout le loisir d’attaquer KISS en justice un nombre de fois incalculable pour des histoires de droits et, parallèlement, de s'acheter une belle armoire normande pour sa retraite !

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   (2 chroniques)



- Robert Fleischman (chant)
- Vinnie Vincent (guitares)
- Dana Strum (basse)
- Bobby Rock (batterie)


1. Boyz Are Gonna Rock
2. Shoot U Full Of Love
3. No Substitute
4. Animal
5. Twisted
6. Do You Wanna Make Love
7. Back On The Streets
8. I Wanna Be Your Victim
9. Baby-o
10. Invasion



             



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