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- Membre : The Vision Bleak

EMPYRIUM - Weiland (2002)
Par BIONIC2802 le 28 Août 2009          Consultée 5218 fois

Magnificence et délicatesse ; volupté et désenchantements ; grâce et immuabilité, voici la consécration d’un art sensible qu’il ne faut froisser sous peine de rupture…

Les compositions sont épurées, au point de ne plus transparaître que la quintessence d'un parcours ô combien majestueux et raffiné… En quelque sorte, l’aboutissement final pour EMPYRIUM, qui n’a eu de cesse d’évoluer en douceur qualitative d’un Black Doom Atmosphérique transformé en Pagan ? Folk ? Néo acoustique ? Qu’importe, "Weiland" est beau.

Le concept de cet album est de nous entraîner vers une réflexion sur la beauté du monde et de ses aspects délibérément libérateurs d’une planète qui suffoque.

L'architecture de "Weiland" est fondée sur 3 CD… qui auraient pu n’en former qu’un ! Seulement voilà, EMPYRIUM sait faire les choses à fond. Pour cela, la première partie se fend de 6 titres mélangeant avec raffinement des instruments à cordes (violons et piano classique), une flûte ainsi que guitares sèches et batterie discrète avec - comme ils nous avaient déjà habitué - des chants proches des voix grégoriennes ("Where At The Night The Wood Grouse Plays" en 1999). Et de-ci, de-là, une voix revenant de loin (1994, les débuts du groupe) avec une puissance black gracieuse et délicate… si si, ça existe ! Enfin, en ce qui concerne la musique, sachez aussi que des effets sonores, à nouveau discrets (explosion, voix modifiée par moment - comme si nous écoutions une radio qui émettait des bruits venus d’ailleurs… Ne dit-on pas également que la vérité est ailleurs ?) Hum, bref, passons.

A n’en pas douter, ce "Weiland" a quelque chose de fédérateur et, quoique nous sommes toutes et tous de gros consommateurs de Metal (ben oui, sinon, est-ce que vous vous donneriez la peine de venir voir régulièrement ce que NIME propose quotidiennement ? Non évidemment. Je vous connais, petits scarabées !!!), EMPYRIUM arrive à nous mettre pratiquement tous d’accord sur un point : ce groupe est de qualité.

Là où nous allons atteindre des sommets c’est bien avec la deuxième partie (le 2e CD). Début classique - pour ce groupe - par une intro toute en finesse, saupoudrée d’allemand et tendant vers un morceau plutôt folk. Oui, mais voilà, hop, changement de rythme après deux petites minutes et ces voix étranges où se mêlent violons et chœurs cisterciens (style abbaye, si vous voulez) apparaissent. Vers la 6e minute, surgiront les doutes dans le ton et l’incertitude d’un avenir apparemment peu réjouissant… Nous voguons à cet instant vers une mer calme où le vent est absent. Quand débarque - à 8 minutes et 13 secondes - l’extase intensément frileuse et merveilleuse ! Splendide au-delà de tout critère dispendieux et narcissique. Véritable monument dédié à la pureté de la tristesse. Du grandiose vous dis-je, passage que nous pourrions qualifier de musique classique, le temps d’un instant. Ensuite, les guitares acoustiques magnifieront ce mouvement.

En revanche, ce que personne n’attend à la première écoute et qui pourtant sera salvateur d’une conclusion héroïque, c’est la venue enrichissante d’une batterie classe à souhait et respectant le morceau par sa discrétion, efficace néanmoins. Ensuite, les dernières minutes nous rappellent le bienfait que EMPYRIUM a distillé tout au long de son art.

Dans le fond sonore du 3e CD, ressurgit de nulle part cette voix black envoûtante qui, pour l’occasion, se fera accompagner par des arpèges classiques ainsi qu’un piano du même acabit qui sont, à leur tour, entourés de bruitages (cris d’oiseaux, tonnerre ou explosion ?). Le tout saupoudré dans la langue de Goethe encore et toujours. Et cette pluie qui n’en finira donc jamais…

Une petite dernière pour la route ?

Un autre sommet de "Weiland" est l’enchaînement des 3 derniers titres : fusion d’un violon et du clavier noir et blanc classique. Ces passages sont tellement intenses que nous ressentons ce besoin de grande et majestueuse musique « claire ». Autrement dit : sans effet, que des notes… mais quelles notes !

Anecdotique : dans un style radicalement opposé (comprenez : son pendant musical) et pourtant identifié comme Black rapide et de facture délicate, je vous propose d’aller écouter le mini-CD 3 titres de SUN OF THE SLEEPLEES "Poems To The Wretches Hearts" (1999) (autre side-project d’EMPYRIUM) où vous retrouverez déjà ce genre de passages folk et originaux… courts, il est vrai.

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- Schwadorf (guitare acoustique, basse, mellotron, etc …)
- Helm (voix et flûte)


- Weiland

1. Hein Sirtenfeuer Gliome Mer
2. Heimwärts
3. Nebel
4. Fortgang
5. A Capella
6. Nachhall

1. Waldpoesie

1. Die Schwäne Im Schilf
2. Am Wasserfall
3. Fossegrim
4. Der Nir
5. Das Blau Tristallne Kämmerlein



             



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