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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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SONS OF SEASONS - Gods Of Vermin (2009)
Par MEFISTO le 14 Mai 2009          Consultée 3721 fois

Quand Oliver Palotai a joint les rangs de KAMELOT en tant que membre officiel, plusieurs ont crié « Hourra ! » pour deux raisons : parce que le groupe osait enfin avouer que sans un claviériste (dans l'ombre ou pas), sa carrière n’aurait pas été aussi reluisante et ben… le talentueux musicien s’était trouvé un job à temps plein. Mais ce que vous, avec votre grand cœur de bénévole ne saviez peut-être pas, c’est qu’Oliver Palotai n’attend plus que KAMELOT ou DORO lui donnent à manger. Non, car il officie derrière son Yamaha depuis janvier 2007 pour le nouveau combo de Metal Sympho au nom poétique SONS OF SEASONS. Groupe allemand dont il est le roi et maître à l’écriture, à la compo et au financement. À même ses poches. Bon garçon. Ça, c’est diversifier ses investissements et prendre des risques, c’est tirer sur plusieurs cibles afin de se réaliser entièrement en tant qu’artiste chevronné et être humain rêveur. Holà, la psychanalyse…

Palotai n’est pas dupe et surtout pas idiot : il ne s’est pas lancé dans la cage à homard sans armure, il a de l'expérience. C’est pourquoi il a recruté de fringants poilus comme lui, dont Henning Basse (METALIUM, FIREWIND) comme chanteur (en remplacement de Tijs Vanneste d’OCEANS OF SADNESS, qui n’a pu suivre le rythme du groupe) et Pepe Pierez (ANCIENT CURSE) aux guitares. Le résultat de cette fusion de talents est un autre album à la prod et au marketing pleins d’artifices (merci Napalm Records pour ce pléonasme !), dont les gènes n’engendreront pas l’alpha et l’oméga de la quintessence du Sympho. Ce qui serait plutôt impressionnant, n’est-ce pas ?

La mèche étant allumée, annonçons-le sans tambours ni trompettes, "Gods Of Vermin" n’a pas des balloches de béton. SONS OF SEASONS est avant tout une entité romantique qui se cache derrière du maquillage et des riffs qui rouillent rapidement. On dirait un croisement entre un trip symphonique individuel à saveur gothique sans speed ni épique ajouté, sur lequel d’autres doigts seraient venus apposer leur sceau non-royal. Ils suivent la parade et font heureusement de leur mieux… pour nous.

Bon, l’album n’est pas « très » mauvais, faut pas charrier. Les habitués retrouveront la carte de visite des troubadours orchestraux de ce monde ingrat. Les samples et injections instrumentales de Palotai sont assez jouissives, comme sur "Gods Of Vermin", où le maestro varie les cadences et le pianotage à merveille, donnant du même coup un envol appréciable à sa créature. Or, on ne retrouvera pas souvent un chant de si haute voltige de la part de Henning Basse ou de passages rageurs et mélodiques extirpés des cordes teintées Power de Pepe Pierez, dont le jeu est un cran trop bas. Ce dernier tente quand même de tirer son épingle du jeu en alliant grattes rondes et distorsions (l’excellente "Belial’s Tower"), mais ça ne lève pas haut, acoustiquement ou électriquement. Le cœur du quintette ne bat tout simplement pas au max et quand les ventricules sont bouchés, vous savez ce que ça occasionne comme tournis… Certains aiment ce genre de sensations, pas moi.

La présence de Simone Simons (EPICA), la conjointe de Palotai pour ceux qui raffolent des potins métalliques, est somme toute amusante sur la rareté vitaminée "Fallen Family" ou la voluptueuse "Wintersmith", tandis que la performance de Palotai est agréable et créative - entre autres sur la très bonne "Dead Man's Shadows" - sans être mythique. Normal, il commence sa carrière solo, soyons indulgent et rangeons nos couteaux affûtés pour l’exécution sur la grand’ place. Il étend une mélodique chaux sur tous les morceaux et arrive quasiment à nous tirer une larme de force sur "Third Moon Rising", alors remercions-le plutôt ! Pfff…

J’aime aussi beaucoup la basse de Jürgen Steinmetz, qui vient broder du cuir de mammouth à cet ensemble trop souvent onctueux. Diablement mielleux. Le genre de mièvre variation bourrin/radin que nous offre ICED EARTH depuis sa descente vers les abîmes de la facilité (a.k.a. l’après "Horror Show"). De la dureté molle, rien que ça. Du Power sans muscle saillant. Au moins, Palotai peut se vanter de ne pas avoir plagié KAMELOT et d’avoir trouvé son côté « Dark », habilement déguisé sous les voiles de ses synthés.

"Gods Of Vermin", ce sont des morceaux parfois trop longs roulés dans la farine, de la poudre aux yeux qui aveugle le bon sens, un one-man show truffé de méchants numéros. Une boîte à bijoux aux ternes éclats, une puissance retenue la plupart du temps. Le semi-échec, comme sur l’admirable pochette, d’un artiste que je continuerai malgré tout de respecter.

*Pour ceux et celles qui aiment se rincer l’œil en plus d’adorer les potins métalliques, sachez que les boucles rousses et le joli minois de Simone Simons font la couverture de l’édition digipack… De quoi oublier toutes les remontrances que je viens d’adresser aux Allemands.

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- Oliver Palotai (synthé, guitare)
- Henning Basse (voix)
- Pepe Pierez (guitare)
- Jürgen Steinmetz (basse)
- Daniel Schild (batterie)


1. The Place Where I Hide
2. Gods Of Vermin
3. A Blind Man's Resolution
4. Fallen Family
5. The Piper
6. Wheel Of Guilt
7. Belial's Tower
8. Fall Of Byzanz
9. Wintersmith
10. Dead Man's Shadows
11. Sanatorim Song
12. Third Moon Rising



             



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