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NIGHTBRINGER - Death And The Black Work (2008)
Par ONCLEGUUD le 13 Novembre 2008          Consultée 3948 fois

WOLVES IN THE THRONE ROOM qui aurait forniqué avec DARKSPACE, EMPEROR, THE ONE, DEATHSPELL OMEGA, FOG (USA) et ABSONUS NOCTIS par exemple, c'est possible ? Mais tout à fait ! De la crème donc. Et monstrueux non ? Voilà rapidement dit ce qu'est le monstre que représente ''Death and the Black Work'' de NIGHTBRINGER – une naissance contre nature absolument fabuleuse.

2008 a été une année exceptionnelle en matière de Black Metal. Et les USA, qui, il y a peu, avaient encore une dizaine d'années en retard sur les fondateurs européens, commencent sérieusement de rattraper les premiers de la course : je veux dire, ils sont là en masse désormais. Même si un bon paquet de formations Black Metal étasuniennes sont opportunistes et manquent de personnalité, une autre quantité, non négligeable, démontre et prouve qu'elle maîtrise l'Art Noir du metal extrême et qu'elle n'a rien à envier à la vieille Europe... Je ne vais pas vous en faire la liste, mais jamais je ne dirais que les USA soit à la ramasse en cette matière !

NIGHTBRINGER, le trio du Colorado compte donc réduire votre âme en cendres et corrompre vos pensées et noircir votre cœur, comme tout commando qui se respecte. Je dois dire que NIGHTBRINGER a conçu là une Oeuvre majeure, tout bonnement. ''Death and the Black Work'' est vraiment jouissif – les atmosphères épaisses sont carrément trippantes et saisissent au temps d'effroi que de contemplation l'esprit abasourdi d'entrée. Que les incapables de croire que le Black Metal n'ait plus rien de bon à fournir depuis dix ans aillent se faire embrocher par le Grand Bouc ou aillent pourrir en un autre enfer ! Et vous pouvez déjà jeter une oreille sur la valeur de l'enfant en consultant le Myspace de NIGHTBRINGER.

J'ai déjà tout dit avec les références citées en tout début de chronique. Ici, le Black Metal de NIGHTBRINGER se révèle très très très dense, cosmique, spectral, épais, violent et soutenu, profondément occulte. Un vrai mur du son ésotérique contre lequel l'esprit a du mal à lutter. L'esprit ne peut que se faire happer, on ne peut résister. NIGHTBRINGER possède une âme si noirâtre qu'elle en devient suffocante. Un coup de grisou, une fumée si chargée de suie que les poumons cessent de fonctionner. Il ressort de ce ''Death and the Black Work'' une gigantesque impression de chaos débordant, comme si une charge de Nazgul déboulait de nuit entourée d'un brouillard maléfique et pestilentiel... Voilà une image que me procure cet album gigantesque. Titanesque même : il est composé de dix titres en version vynile, pour soixante-dix minutes absolument exceptionnelles !

S'ouvrant sur une intro de Dark Ambient/Noise, NIGHTBRINGER nous plonge ensuite, instantanément, dans un Black Metal aux lignes de guitares superposées, à la batterie en surtension (qui varie par la suite, jusqu'au Doom), le tout baignant dans une production finement dosée et puissante... Donnant cette impression que le groupe du Colorado joue dans une cathédrale ou carrément, avec le ciel nocturne où serpente la Voie Lactée... Assurément mystique, ''Death and the Black Work'' est aussi une sorte de ''In the Nightside Eclipse'' plus spirituel et sombre... Faisant donc appel à certaines nappes brumeuses et spectrales, « atmosphériques », NIGHTBRINGER conçoit une alchimie proprement majestueuse, le genre de bombe inénarrable, le genre de fresque cosmique où la Mort, présente, constante, invariable, millénaire règne en Déesse, s'infiltrant dans les moindres pores des géniteurs de cette Oeuvre d'Art Noir. Longue procession vers la fatalité et la banalité de la Mort nihilisante, ''Death and the Black Work'' scotche au siège et souffle dans les bronches un vent pestilentiel comme je n'en avais pas ressenti depuis un bail...

Je m'arrête là car je ne taris pas d'éloges à son sujet. Aux côtés d'un BATTLE DAGORATH, d'un WOLVES IN THE THRONE ROOM, d'un COBALT, d'un AVICHI, d'un FOG ou encore d'un AVERSE SEFIRA (j'en oublie), NIGHTBRINGER s'impose avec ''Death and the Black Work'' comme un des derniers fleurons du pays des Bush. Un incontournable, pour sûr, foncièrement exceptionnel. 4,5/5.

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- Naas Alcameth (chant, guitare)
- Nox Corvus (guitare, batterie)
- Ophis (guitare)


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