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ULTIMATIUM - Hwainoo (2008)
Par BAST le 19 Juillet 2008          Consultée 1591 fois

Le premier album d’ULTIMATIUM m’avait fait une forte impression. Un heavy mélodique constitué d’hymnes et d’envolées épiques avec en prime un chant pénétrant, il va sans dire que j’attendais son successeur de pied ferme. « Hwainoo » se montre plutôt déroutant. ULTIMATIUM, pour je ne sais quelle raison a décidé d’orienter son metal vers un speed mélodique limite symphonique. Autant dire que le travail de personnalisation entamé avec « New Dawn » se voit aujourd’hui presque totalement démenti. Et dans ce nouveau registre, ULTIMATIUM montre deux visages.

Le premier fait la grimace. Il se caractérise par trois titres. Les deux qui ouvrent l’album pour commencer : rythmique sous amphétamines, chant haut perché sans demi-mesure, accélérations sur le refrain et arrangements qui comblent les moindres vides pour maintenir un haut niveau d’intensité, ce speed mélodique très appuyé ne nous épargne absolument rien. Au final, deux sensations. La première, un début d’enthousiasme. Il faut dire que ça va vite et que le refrain ne laisse pas de marbre. La seconde paraît un peu plus tard et se traduit par un léger malaise. Face à deux titres qui en font des tonnes, on se demande si c’est vraiment raisonnable d’accrocher. C’est comme une pub dont les ficelles seraient totalement évidentes. S’il nous prend d’acheter le produit vanté, on arrive à la caisse en se maugréant d’avoir cédé à un spot lourdaud et dénué de subtilités. « Fight The Time » et « Dreamlife », c’est la Finlande sans concession. Du SONATA ARCTICA qui aurait trois verres dans le nez et se serait laissé aller à la déconne. Ce n’est pas mauvais, non, juste tout droit sorti d’un wiki qui expliquerait les ingrédients essentiels à la composition d’un titre de speed mélodique. Le troisième morceau auquel j’ai fait référence, c’est la ballade. Même principe, le manuel du parfait compositeur de ballade a été lu, appris par cœur et appliqué à la lettre, sans nuance. Du coup, elle ne prend pas, mais alors pas du tout. La faute peut-être à Tomi Viiltola (DREAMTALE). S’il se montre plus technique que son prédécesseur JT Partanen (quoique les envolées dans les aigus ne soient pas toujours bien maitrisées), le nouveau chanteur d’ULTIMATIUM se montre moins touchant. Plutôt adroit, il manifeste pourtant certaines carences assez évidentes sur les passages faisant la part belle aux émotions.

Le second visage, quant à lui, est rayonnant. Mais il a fallu s’accrocher un peu dans la mesure où le mauvais prend racine au tout début de l’album. Finalement, les Finlandais se sont décarcassés pour nous proposer un complément parvenant in extremis à hisser cet album au-dessus de la moyenne. Toujours ce speed mélodique atavique, mais avec ce qu’il faut de variété et d’idées pour accrocher. Des ambiances prenantes (« Descent », « On The Edge »), une rythmique assez variée (« Set The Sails », « Play the Game »), un jeu de guitares élaboré et parfois surprenant (« On The Edge », « Whispers (Of the World) ») et des refrains fédérateurs permettent d’aboutir à d’excellents moments. Un autre bon point, c’est cette volonté de placer les orchestrations légèrement en retrait, ce qui permet aux morceaux de disposer d’un rendu plus aéré. « Set The Sails » et ce riff aussi simple qu’hypnotique, ce break légèrement folklorique ou ce refrain accrocheur, l’intimiste « Descent » et son superbe solo ou sa montée en intensité qui prend aux tripes, « On The Edge », sorte de mix entre un heavy typiquement finlandais et un black sympho avec de très belles ambiances horrifiques ou encore « Whispers (Of the World) », petite pièce épique bien appuyée qui insiste beaucoup sur les lignes de chant, voilà quatre titres de très bonne tenue qui parviennent à faire oublier les débuts hésitants de « Hwainoo ».

« Hwainoo », s’il se montre moins percutant que « New Dawn », ne constitue donc pas l’échec annoncé dans les premières minutes. ULTIMATIUM a commencé par nous prendre pour des cons et s’est peu à peu ressaisi. C’est surtout ce revirement bienvenu que j’ai envie de souligner. Car la seconde moitié de l’album vaut franchement le déplacement.

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   BAST

 
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- Tomi Viiltola (chant)
- Harri Niskanen (guitare)
- Tony Qvick (batterie)
- Matti Pulkkinen (clavier)


1. Fight The Time
2. Dreamlife
3. Set The Sails
4. Storms
5. Descent
6. On The Edge
7. Play The Game
8. Whispers (of The World)



             



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