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ULTIMATIUM - Virtuality (2020)
Par JEFF KANJI le 1er Avril 2021          Consultée 441 fois

ULTIMATIUM c'est un peu le petit poucet de la scène Power finlandaise. Pourtant, depuis la sortie de son premier album, qui avait fait son petit effet à une époque largement favorable au genre, ULTIMATIUM a d'abord peiné à survivre à sa révolution de palais de 2011. Mais "Vis Vires Infinitum" fut une bonne surprise, son Power débridé, aux imperfections et aux insuffisances attendrissantes m'avait procuré les meilleures sensations. Cela n'a visiblement pas été le cas de tout le monde, et en particulier de ceux qui ont découvert le groupe à ses débuts avec le Power finlandais typique de "New Dawn". Le maître à penser d'ULTIMATIUM, son claviériste Matti Pulkkinen part de toute façon du principe qu'il écrit la musique pour qu'elle lui plaise. Ainsi au moment d'attaquer la composition du successeur de "Vis Vires Infinitum", il apparaît évident que les titres sont de plus en plus alambiqués, marqués du sceau Progressif. Une fois mis bout à bout, avec le souci de conserver tout de même quelques titres catchy, voilà nos Finlandais rendus à soixante-dix minutes de musique.

Outch ! Un album de Power Prog d'une heure vingt ? Suis-je prêt pour ça en 2020 ? Les différentes vibes des morceaux les positionnent assez naturellement dans un certain ordre, ce qui donne alors l'idée de s'orienter vers un concept-album. Alors au final c'est davantage un album thématique, axé sur l'univers du jeu vidéo, ce que la pochette ultra flashy vient appuyer, à mon goût, nettement moins réussie que l'illustration baroque et plus fantasy du précédent mais qui clairement n'aurait pas collé au concept. Cinq personnages interviennent dans ce récit, Tomi Viiltola étant secondé par son batteur (qui joue le rôle du méchant), un troisième vocaliste masculin et deux filles. Dans ce jeu où le but est de rejoindre la "Digital Tower", un hacker va venir foutre le boxon, ce qu'on pourra constater lors des quelques introductions où bruits de clavier, commandes vocales du jeu et effets sonores vont guider l'auditeur. Trois titres forment l'ossature de cette histoire, "Run Like The Wind", l'épique "Mindcaptives" qui domine le disque de ses dix minutes, et bien sûr "Digital Tower". Le groupe s'est même montré jusqu'au-boutiste en ayant recours à des sons 8-bit (pas forcément du meilleur goût, mais j'y fais une allergie de toute manière, heureusement ils se font surtout remarquer sur "Run Like Hell") et même en utilisant Alexa, l'IA d'Amazon, qui sert de narratrice. ULTIMATIUM est peut-être la première formation Metal à en avoir l'idée, et surtout de la mettre à exécution.

L'album est incroyablement dense, ce qui pose à la fois problème et conserve ce côté frais qu'avait "Vis Vires Infinitum", et surtout les interventions des vocalistes sont plutôt inégales. C'est un supplice de terminer "Digital Tower" par exemple avec ces vocaux haut perchés (une habitude chez ULTIMATIUM mais là on atteint des sommets) pas très bien chantés je dois dire, et qui gâche un final qui devrait être épique, très inspiré du "Stargazer" de RAINBOW, mais qui traîne un peu en longueur. Le problème sera récurrent, mais parfois on a de très belles surprises, comme "Mindcaptives" qui pour le coup ne laisse pas le temps de s'ennuyer et se tient parfaitement malgré sa complexité et sa longueur.

Je trouve d'ailleurs que le groupe s'en sort malgré tout mieux sur des titres plus compacts, comme l'excellent "Dark Cold Day", le très traditionnel "Ghost Of Yesterday" ou encore "Scream" avec ses relents de "C'Est La Vie". Et surtout, la production paraît assez catastrophique sur les premiers titres, sans doute plus dopés que les autres en sons 8-bit, ce qui ne m'aide pas à rentrer dans l'album, d'autant que les contre-chants de clavier sur "Vengeance" sont assez brouillon. Ce qui est définitive regrettable, c'est que le groupe n'est jamais meilleur que quand il va à l'essentiel, ratant souvent ses tentatives de créer des ambiances. L'approche de l'univers numérique limitait sans aucun doute les perspectives sonores.

ULTIMATIUM a toujours suivi les envies de son leader, en dépit du bon sens, ne suivant jamais une voie qui aurait pu mener sa formation à davantage de succès. Elle reste en cela pure, mais aussi condamnée à l'anonymat duquel elle n'est réellement sortie que le temps d'un premier album sorti en pleine gloire du Power finlandais. Les bons titres je vous les ai déroulés, on peut aussi y ajouter "Remorse", mais pour le reste, cet album reste une absurdité, même s'il a ses bons moments.

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   JEFF KANJI

 
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- Matti Pulkkinen (claviers)
- Harri Niskanen (guitare)
- Petteri Gullsten (basse)
- Tomi Viiltola (chant)
- Matti Auerkallio (batterie, chant additionnel)
- -
- Emily Leone (chant)
- Peter James Goodman (chant)
- Jumma Nummi (chant)


1. Vengeance
2. Run Like The Wind
3. Hall Of Heroes
4. Mindcaptives
5. The Seer
6. Dark Cold Day
7. Remorse
8. (don(t) Fear The Silence
9. Digital Tower
10. Ghost Of Yesterday
11. Scream
12. Together



             



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