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SALAMANDRA - Faces Of Chimera (2007)
Par BAST le 5 Mai 2008          Consultée 2653 fois

Les formations heavy que la République Tchèque voit variablement bourgeonner contestent la coalition commode où la valeur tombe dans les bras de la rareté. Aucune d'elles n'a réussi à s’extirper du flou généralisé que fait l’effet d’un troupeau de moutons serrés les uns contre les autres pour opposer au froid un peu de résistance, à poser dans les esprits autre chose qu'une curiosité rapidement étouffée, ceci au contraire de la plupart des pays européens annoncés par des porte-étendards emblématiques. A part l'opéra metal plutôt bien fait de NEMESIS, on retient d'elles un amateurisme prononcé doublé d'un manque de moyens préjudiciables. Si certains styles s'accommodent par nature d'une production vomissant son mépris sur la moindre fioriture, le heavy speed ou le metal symphonique s'affalent à la première imperfection.

Et là, du côté de SALAMANDRA, il se passe un truc. Un enthousiasme baveux, des compos hyperactives dans leur exaltation, de bons soli, un chant très orienté speed mélodique avec des envolées épiques plus décontractées, des ambiances prenantes et une production suffisante… Non, vraiment, « Faces Of Chimera » trompe les apparences, dément ce jugement légitime dressé à l'aune d'une pochette anxieuse ou d'un style maintes fois tourné en dérision. SALAMANDRA n'est pas n'importe quelle formation surgie de nulle part. Elle a assimilé l’art et la manière de mêler les éléments privilégiés par ce type de produit : chant tantôt détaché, tantôt appuyé, mélodies entre sucre et sel, refrains versatiles qui modulent leur discours le long d’une ligne imaginaire raccordant optimisme et fatalisme, tempo souvent épique, il règne sur « Face Of Chimera » un savoir-faire incontestable, un équilibre savamment dosé. SALAMANDRA fait passer son message à force de mots justes ou de formules adéquates, évite l’excessivité d’une élocution qu’on croit devoir pilonner pour mieux la faire passer. Avec une certitude bon-enfant, presque naïve. Les emprunts se dressent en première ligne, évidemment. La réussite intervient dans la façon de les puiser puis les juxtaposer. Clavier à la STRATOVARIUS, lignes de chant empruntées à ce que l'Allemagne compte de conquérants, refrains plus aérés ou chœurs qui revendiquent la paternité d’un FREEDOM CALL tendu de crépi, la rétrospective affichée a la pertinence de faire son marché aux meilleurs étals.

Et pour l’illustration, la synthèse peut se targuer de se consacrer à trois seules dénominations. « Heart full of Snow » et sa marche en avant, « Conquest of Paradise » qui oscille entre poitrine gonflée et ambiances épiques ou encore l’incontournable « Atlantis » et ses chœurs emplis de convictions à vous filer des frissons, SALAMANDRA n’a rien de l’arnaqueur de service. Tout est affaire de foi, oserais-je dire, face à une telle aisance dans le propos, tout juste candide et convenablement décomplexé. La prod, question d’habitude, fait bonne figure, en dépit d’un manque de profondeur sur les guitares. Et l’habilité des coudes ne faillit pas. Sans démonstration renversante, les instrumentistes demeurent en bonne place. Un jeu sans accroc et fluide, même si on peut lui opposer une initiative tuée dans l’œuf. Il faut bien prendre en compte le fait que cet album, aussi bien fait et franchement agréable soit-il, ne fait que colmater les brèches du genre. Des brèches réduites à l’état d’interstices à peine visibles, à force de recevoir couches d’enduit sur couches d’enduit.

D’un côté, je m’emporte et j’en ai pleinement conscience. De l’autre, je ressens sans détour de ce quatrième album des tchèques l’une de ces réussites en mesure d’octroyer un petit répit à un genre dont les poumons grillent d’avoir tant brassé le même air. Là où tant de formations viennent d’échouer dans leur jeu de séduction, SALAMANDRA touche au but, avec un naturel nonchalant. Le temps s’est donc avéré un allié indispensable à un groupe jusqu’alors étouffé dans ses atermoiements, lui qui a enduré près de dix années disetteuses avant de proposer une qualité affirmée. Mon récent coup de cœur heavy au côté du premier album de SAINT DAEMON sorti tout récemment (merci Fredouille). Une aventure pleine de promesses. Dans le genre…

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   BAST

 
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- Dan Blackcount Baalberith Jureèek (batterie)
- Jaroslav Sedláèek (basse)
- Ivan Borovský (chant)
- Karel Repecký (guitare)
- Pavel Slíva (guitare)
- Hanka Šlachtová (clavier)


1. The Tears Of The Ocean
2. Orion
3. Dreams Of The Fair
4. Legacy Of The Heroes
5. Eternal Injustice
6. Heart Full Of Snow
7. Chimera
8. Conquest Of Paradise
9. Atlantis
10. Requiem
11. Fading Desires
12. War Of Evils
13. The Last Of All



             



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