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2002 2 Ritual
2005 Reason
2007 Immortal
2004 Ritualive
2004 Ritualive
 

- Membre : Viper, Virgo, Andre Matos
- Style + Membre : Angra

SHAMAN - Immortal (2007)
Par DARK SCHNEIDER le 5 Décembre 2007          Consultée 6287 fois

Soyons francs. Franchement, combien de personnes ont écouté SHAMAN aux fins de supporter les roulements de tambour de Ricardo Confessori ? Aussi excellent soit ce batteur (un des meilleurs que j’ai pu voir en live), les fans de SHAMAN étaient avant tout des admirateurs d’Andre Matos. La présence de Luis Maruitti et de Ricardo Confessori était surtout une garantie à ce que le groupe ne s’éloigne pas trop des standards d’ANGRA. Peine perdue car l’album Reason avait bien déstabilisé les fans: un disque qui a ses défenseurs mais que je trouve, pour ma part, très moyen et nettement en dessous du rassurant Ritual. SHAMAN n’allait nulle part et le départ des trois quarts du groupe était sans doute inévitable. Désormais seul maître à bord, Ricardo Confessori est bien décidé à profiter autant qu’il peut de sa possession : la marque déposée SHAMAN (qui a perdu son troisième A). Solution de facilité, certes, mais après tout, peut-être était-il capable de rendre crédible cette nouvelle formation.

S’adjoignant les services de musiciens d’un niveau technique irréprochable, Ricardo ne prouve qu’une chose : il n’a rien compris à ce qui faisait l’intérêt du premier SHAMAN. Des mélodies simples, des arrangements assez subtils, loin d’être pompeux, de la technique mais point trop, et des influences brésiliennes bien digérées. On est loin de tout ça sur ce Immortal.
On ne sauvera qu’un titre de tout ce marasme : l’excellent « One life », un morceau dans la tradition du ANGRA de la grande époque. Technique tout en étant catchy, un riff assez trippant et une belle voix qui la joue « émotion » sans non plus en faire des tonnes. A la rigueur, on pourra aussi accorder quelques crédits aux moments les plus calmes de l’album, comme la ballade « In the dark », pas très mal torchée mais qui sonnera véritablement déjà entendu pour les habitués de ANGRA/SHAMAN. Et la roucoulade acoustique qui clôt l’album, « The yellow brick road », n’est pas désagréable non plus, tout en étant anecdotique.

Pour ce qui est du reste… On zappera tout de suite l’intro complètement inutile. Quant aux deux premiers morceaux, ils sont en tout point consternant : « Inside chains » et « Tribal blood » font preuve d’un étalage de technique totalement indigeste, des soli imbitables, des riffs aussitôt oubliables voire insupportables (« Tribal blood ») et même le son (surtout celui des guitares) est assez désagréable. Les musiciens se la joue prog technique, et c’en est vraiment rebutant. Des défauts que l’on retrouvera tout au long de l’album (à l’exception donc de « One life »). « Freedom » par exemple, à la rythmique prog pénible qui ne colle pas avec le chant et les arrangements. Ces derniers semblent d’ailleurs souvent là pour meubler la pièce superficiellement, que ce soit ces sonorités d’Hammond à la DEEP PURPLE où les menues éléments de musique brésilienne, pour faire genre. Ça alourdit surtout la musique.

Immortal ne convainc absolument pas. Le disque peut faire illusion lors des premières écoutes, ce fut mon cas, mais il ne faut pas longtemps pour se rendre compte qu’il est au final très creux. Thiago Bianchi chante bien pas de problème, mais rien ne le distingue non plus de la masse, il ne vaut ni un Matos, ni un Edu Falaschi. Léo Mancini est particulièrement fatiguant avec son étalage technique à tout va et sa froideur à des lieux du feeling d’un Kiko Loureiro. Il en fait trop, on regrette même le style plus limité d’Hugo Maruitti.

Plus que jamais, SHAMAN s'égare. Au bout de trois albums, force est de constater que ce groupe ne parvient pas à trouver sa voie. Immortel SHAMAN ? Rien n’est moins sur. Avec un disque pareil, il leur sera difficile de trouver leur public, les fans de Ritual se tourneront désormais vers la carrière solo d’Andre Matos.

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   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- Thiago Bianchi (chant)
- Léo Mancini (guitare)
- Fernando Quesada (basse)
- Ricardo Confessori (batterie)


1. Renovatti
2. Inside Chains
3. Tribal By Blood
4. Immortal
5. One Life
6. In The Dark
7. Strenght
8. Freedom
9. Never Yield
10. The Yellow Brick Road



             



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