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SKEW SISKIN - Peace Breaker (2007)
Par CANARD WC le 16 Août 2007          Consultée 3827 fois

N’ayant pas d’intro particulièrement attrayante, ni de théories abracadabrantesques à vous exposer, je vous propose un petit jeu (histoire de changer). J’ai écrit ma bafouille en 5 paragraphes assez « classiques », puis je les ai mis dans le désordre. A vous de remettre tout ça dans le bon sens (gaffe, y a un piège).

a) Cette affirmation stylistique fait du coup tomber le groupe dans un autre travers : l’homogénéité massive. Peace Breaker propose 13 titres qui déboulent tous, mais sans réelles fulgurances. Certains passages sont un peu similaires. De là à parler de « répétitivité », il n’y a qu’un pas. Manque une séquence émotions, un brin de fantaisie – voire simplement un ou deux titres vraiment au dessus du lot. A défaut de « pics », SKEW SISKIN arbore une plâtrée de bons morceaux ; certains se révélant plus accrocheurs que d’autres (citons « Metal In Your Face », « Trouble Shooter », « Who The Hell Are You » en tète de peloton). Mais guère plus.

b) Car s’il y a quelque chose de « crossover » chez SKEW SISKIN, c’est bien le genre. Le groupe joue sur plusieurs tableaux : Heavy Metal, Hard Rock, Punk US … Le mélange est détonnant. Cette façon de poser le riff, la structure … finalement plus proche de AC/DC (période Stiff Upper Liff) que de MOTORHEAD. Les « guests » viennent rajouter un peu plus à la con/pro-fusion stylistique : notons la présence de Wolf Hoffman (ACCEPT) et de Ivan Kral (Iggy Pop, Patti Smith) qui émaillent l’album de petites touches « Rock n’ Roll ». SKEW SISKIN vise de ce fait une palette assez large allant du Rock « burné » au Heavy sans concession. Entre les deux, il y a de quoi se perdre en chemin.

c) SKEW SISKIN signe donc ici un bon album de Heavy qui, à défaut d’être excellent, saura contenter son petit monde. On aurait aimé que SKEW SISKIN fasse un peu plus que « contenter » et nous propose un album un tantinet plus inspiré (comme en témoigne le dernier quart de l’album un peu en deçà) avec – pourquoi pas ? - un parti pris qui permette de s’emballer vraiment. Reste qu’en 2007, un bon album dans cette catégorie, c’est toujours bon à prendre. Faute de mieux ? En attendant, ça reste une sacrée bonne surprise de l’année. Surtout dans ce registre.

d) Ce n’était pourtant pas un grand fan de nichons. Le bonnet, la forme, le contact … tout ce « cinéma » autour de ces deux protubérances de chair lui passait pas mal au dessus. Pire, les grosses poitrines l’intimidaient. Mais pas ceux de (my) Michelle. Ses deux missiles exerçaient sur lui une fascination inédite. Quand le monde devenait trop dur, que sa course effrénée le happait dans une spirale négative ; il plaquait sa tète entre les deux seins énormes de Michelle jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre. Bien calé entre ses deux sommets de la création, il reposait en paix jusqu’à ce que tout prenne une importance relative. Son travail, ses angoisses, ses phobies s’évanouissaient alors.

e) Certains groupes doivent autant aux personnalités qui les cooptent qu’à leur talent. Dans cet ordre d’idée, SKEW SISKIN peut remercier chaleureusement Lemmy pour son parrainage. Car on peut dire que l’emblématique leader de MOTORHEAD les aura aidés copieusement (publicité, tournées, songwritting, participations …). Plus qu’un coup de main, il s’agit d’une vraie petite collaboration. Preuve en est, Peace Breaker comporte 4 titres co-écrits avec Lemmy. Il n’est donc pas étonnant de percevoir des relents « Motorheadiens » assez forts chez SKEW SISKIN. Mais pas seulement.

f) Reste donc le problème de la cohérence. Ce brassage n’aurait aucun sens si le style (ou autre dénominateur commun) n’avait pas suivi derrière. Etant donné que je viens d’utiliser le « plus-que-parfait », vous vous doutez que SKEW SISKIN a réussi à surpasser cet écueil. Bande de petits malins ! Comment en aurait-il pu être autrement ? Ce son « gras », ce tempo enlevé, ces riffs bien incisifs et Nina C. Alice (la chanteuse) si convaincante dans son registre ambivalent (un chant à la fois féminin, rocailleux et agressif). A la croisée du Hard Rock et du Heavy, hésitant entre Angus Young et Lemmy, SKEW SISKIN trouve son point d’équilibre en alternant des registres tantôt plus Rock, tantôt plus Punk. Ou comment se donner un peu d’air.

Note : 3/5

Morceau préféré du Canard : "Who The Hell Are You" (AC/DC, es-tu là ?)
Ca fait du bien par où ça passe : "Metal In Your Face", "Ridin' With The Devil" & "Trouble Shooter"
Sympa : "Eva Braun Is Back In Town" (Stop NAZIS !)

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   CANARD WC

 
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- Henning Menke (basse)
- Jim Voxx (gratte)
- Nina C.alice (chant)
- Randy Black (batterie)


1. Metal In Your Face
2. We're An Institution
3. Ridin' With The Devil
4. Trouble Shooter
5. Hit You Harder
6. Who The Hell Are You
7. War, Fire, Guns & Blood
8. I Wanna Be Me
9. Eva Braun Is Back In Town
10. I Don't Care
11. Loser
12. Can't Hear You
13. Shoot The Rats



             



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