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DOMINE - Ancient Spirit Rising (2007)
Par BAST le 12 Mars 2007          Consultée 3324 fois
J’ignore quelle distinction les classements de fin d’année des différents webzine réservent à ce cinquième album des italiens de DOMINE. Pour ma part, je lui décerne d’ores-et-déjà celui de l’album le plus difficile à chroniquer.

Car il faut de très nombreuses écoutes pour bien appréhender « Ancien Spirit Rising ». Pour se résigner, aussi. Pour lâcher l’impensable, surtout...

DOMINE déçoit.

Pour la première fois depuis ses débuts, la formation transalpine baisse d’un cran au regard de son album précédent. Oui, mais quel album, aussi ! Comment diable pouvait-elle faire aussi bien que « Emperor Of The Black Runes » sans tomber dans la redite ? DOMINE semblait avoir trouvé la solution en expliquant que la cuvée 2007 serait l’album de la synthèse, où chaque élément qui a fait son succès au sein de la scène heavy épique serait rassemblé le long d’un opus ambitieux et riche.

Certes, mais au lieu de synthèse, on a plutôt droit à l’antithèse : à vouloir trop bien faire, on passe à côté de l’essentiel.
L’album est si long qu’il en devient déséquilibré, pour commencer. Débuter par les deux titres les plus speed de l’album et continuer par une succession de mid-tempo dont le nombre d’idées proposées n’est pas à la hauteur de la durée ne s’avère pas forcément judicieux.
Finalement, ce déséquilibre rend pesante l’assimilation d’une seule traite de « Ancien Spirit Rising ». A vouloir jouer sur les variétés d’ambiances, sur la succession de breaks épiques, DOMINE perd en accroche. Pire, il lasse.

Ensuite, il faut bien admettre que certains titres font pâle figure au regard de « Emperor Of The Black Runes ». La faute à quelques temps morts, à une ou deux répétitions, à une accroche pas assez bien exploitée, à des effets qui tombent à l’eau. « I Stand Alone (After The Fall) », « Sky Rider » ou « The Lady Of Shalott » et ses passages de bravoure (Morby est toujours aussi bon) semblent par exemple détenir toutes les qualités pour séduire. Pour autant, si la recette appliquée paraît identique à celle employée auparavant par DOMINE, ils ne réussissent pas à survivre correctement à de nombreuses écoutes. La lassitude s’impose juste avant qu’ils ne soient parvenus à convaincre.

C’est un peu ça, « Ancient Spirit Rising », finalement... Un album qui fatigue au moment même où l’on se dit qu’il va être excellent. Un album qui aurait nettement gagné à être expurgé de certains plans superflus qui, s’ils ont été placés çà et là pour donner de l’ampleur à l’album, n’ont pour seul effet que de rogner avant l’heure notre intérêt.

La déception passée, il est tout de même important de remettre les pendules à l’heure. Car DOMINE n’est pas n’importe quelle formation. Et sa capacité à accoucher de titres forts n’a pas été altérée. Elle a juste été muselée, la faute à mon sens à une volonté de trop bien faire ; trop de calculs et de spéculations, pas assez d’instinct et de spontanéité.

« The Messenger » et « Tempest Calling » sont bel et bien deux pépites de speed mélodique épique où le génial Morby s’en donne à cœur joie tant les lignes de chant sont complexes et intenses.
Parmi les longs titres, « Another Time, Another Place, Another Space » est certainement le meilleur. L’alternance entre ambiances mélancoliques et montées en puissance lui confère une richesse et une accroche sans faille, surtout avec ce magnifique refrain.
Enfin, le final « How The Mighty Have Fallen » remplit son contrat, celui de nous emmener à coup de guitare acoustiques, de rythmiques entraînante et de lignes de chant superbement épiques dans un autre monde.

Des titres sur lesquels on reviendra avec un immense plaisir, snobant les autres qui, tout en restant d’un bon niveau car dotés tout de même de superbes passages, échouent à s’affirmer pleinement.

« Ancient Spirit Rising » n’est néanmoins pas le constat d’une formation sur le déclin. Je pense que les italiens devraient dorénavant songer à quitter leur label et partir sur de nouvelles bases. Ce serait inévitablement fatal à Dragonheart Records qui ne doit sa subsistance qu’à la présence dans son catalogue de DOMINE, mais ce serait vraisemblablement bénéfique à une formation qui a besoin d’une production et d’une distribution plus compétitives pour progresser, pour se renouveler.

Un bon album, indigne pourtant d’un groupe de la trempe de DOMINE. Indigne d’une voix aussi exceptionnelle que celle de Morby.




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   BAST

 
  N/A



- Morby (chant)
- Enrico Paoli (guitare)
- Riccardo Paoli (basse)
- Riccardo Iacono (clavier)
- Stefano Bonini (batterie)


1. The Messenger
2. Tempest Calling
3. The Lady Of Shalott
4. I Stand Alone
5. Ancient Spirit Rising
6. On The Wings Of The Firebird
7. Another Time, Another Place, Another Space
8. Sky Rider
9. How The Mighty Have Fallen



             



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