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MNEMIC - Passenger (2007)
Par POWERSYLV le 9 Janvier 2007          Consultée 2649 fois

Troisième album pour ce groupe danois inclassable, véritable O.V.N.I. de la scène metal moderne qu’est MNEMIC. D’ailleurs, le terme d’O.V.N.I. sied bien aussi à ce nouvel album Passenger à l’artwork macabro-astronotique, œuvre des Asterik Studios (ATREYU, ANTHRAX …). Le troisième album est toujours un moment important, surtout pour un groupe qui vient de changer de chanteur. En effet, le blond Michael Bøgballe et sa coupe pétard ont dégagé le passage en septembre 2005 pour laisser la place à Tony Jelencovich (ex-TRANSPORT LEAGUE). Finalement, cocorico ! En Avril 2006, c’est le frenchie Guillaume Bideau (ex-SCARVE) qui fait son arrivée au micro.

L’écoute de ce Passenger fut difficile. Difficile car il me fallait soupeser à son écoute 2 paramètres et essayer de faire la part des choses. La première de cette considération est subjective : en effet, tout ce qui s’apparente aux termes « cyber » et « core » ne sont pas fait forcément pour me plaire, car ce n’est pas le style de musique que j’affectionne, et j’ai même du mal à supporter certains albums voire certains groupes. Deuxième paramètre, arriver à saisir la qualité intrinsèque du produit et se forcer à mettre au placard partiellement ses goûts ou à-priori. Mais bon, au delà de ces considérations « théoriques », le but final de l’écoute d’un disque n’est-il pas de prendre du plaisir ?

Du plaisir, j’en ai pris à quelques endroits à l’écoute de Passager. Car lorsqu’on prend le disque en tant que tel et qu’on le compare à ce qui se fait dans le genre, il faut avouer que MNEMIC tire son épingle du jeu par un style personnalisé, à la croisée d’influences telles que FEAR FACTORY (le côté cybernétique), MESHUGGAH (les rythmiques pas piquées des hannetons), SOILWORK (alternance sur certains titres entre chant death/core rageur et envolées claires/pop) et STRAPPING YOUNG LAD/DEVIN TOWNSEND (développement d’ambiances). D’autres se contentent de « copier/coller » et ce n’est pas le cas avec les danois. Ce qui m’a le plus impressionné pour ma part, ce sont les rythmiques qui soit blastent dans tous les sens (le premier titre « Humanaut »), soit sont ultra carrées (« In The Nothingness Black ») et parfois pas avares de syncopes en tous genres (« Psykorgasm » sur lequel viennent brailler 2 guests de choix : Jeff Walker (CARCASS, BRUJERIA) et Shane Embury (NAPALM DEATH, BRUJERIA). Les riffs sont souvent calqués sur les rythmiques (« Electric I’d Hypocrisy », le très rigide « Stuck Here »).

Un point point aussi pour les ambiances développées, que cela soit dans l’utilisation de samples (le démarrage spatial de « Humanaut », la fin douce de « The Eye On Your Back »), ambiances parsemées de touches cybernétiques (« In The Nothingness Black »), d’effets futuristes pour moments aventureux (« Psykorgasm ») … tout cela témoigne d’une recherche sonore intéressante (« Pigf*ck », « Stuck Here ») qui ne pourra que hisser plus haut ce dernier méfait de MNEMIC dans le cœur de ses fans, et des amateurs du genre qui trouveront leur content.

Pour ma part, même si je reconnais les qualités du combo, j’ai du mal à adhérer au style. L’arrivée de Guillaume à la voix proche de son prédécesseur ne changera pas la donne : ça hurle dans le registre core, ça gueule dans tous les sens … bon, c’est rempli d’énergie c’est sûr, mais ça devient pénible à la longue dans un registre que je n’affectionne pas. J’ai l’impression que c’est beaucoup de bruit pour rien. Il en faut pas compter sur l’intervention pour certains titres des chants clairs/pop (recette usée jusqu’à la corde depuis SOILWORK, originale à l’époque mais qui devient caricaturale aujourd’hui) pour améliorer la chose car ça me donne l’impression d’écouter la bande originale d’un teen-movie quand j’écoute ce genre de truc (le single « Meaningless », titre le plus mélodique du disque, « In The Nothingness Black »). Les petites interventions neo (début de « In Control ») ne font que renforcer cette impression. Musicalement sur certains titres, ça part un peu dans tous les sens alors ok, c’est carré au niveau des guitares rythmiques mais pas la peine de demander un solo ou une mélodie, qui sont 2 mots inconnus ici.

En bref, Passager est un album qui ravira les connaisseurs, qui reflète les qualités de ce groupe qui monte mais qui n’est définitivement pas ma tasse de thé. D’où ma note de 2.5/5.

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   POWERSYLV

 
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- Guillaume Bideau (chant)
- Mircea Gabriel Eftemie (guitare, claviers)
- Rune Stigart (guitare)
- Tomas 'obeast' Koefod (basse)
- Brian 'brylle' Rasmussen (batterie)


1. Humanaut
2. In The Nothingness Black
3. Meaningless
4. Psykorgasm
5. Pigfuck
6. In Control
7. Electric I'd Hypocrisy
8. Stuck Here
9. What's Left
10. Shape Of The Formless
11. The Eye On Your Back



             



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