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- Style : Opeth

NOVEMBERS DOOM - The Knowing (2000)
Par MOX le 14 Octobre 2006          Consultée 2478 fois

En m’attaquant à l’écriture de cette chronique, je m’interroge sur la notoriété dont jouit (ou ne jouit pas) Novembers Doom. Ils n’en sont pas à leur premier essai et pourtant, une fois passé le remous des sorties, c’est comme si silence se faisait à leur propos. A l’origine, mon intérêt pour cette formation chicagoenne s’est manifesté à l’issue d’une courte présentation de leur musique alliant, selon les dires, le jeu d’OPETH et les rythmiques lourdes. De quoi amplement m’allécher, en vérité. Mais les écoutes s’accumulant, je n’ai pu m’empêcher de déclamer : « Ventre saint gris, j’ai été floué ! ». Ce serait davantage un OPETH made in Ethiopia (oui parce que désormais, made in China c’est presque dépourvu de sens).

« The Knowing » part avec un premier handicap qui pourrait être sa pochette, probablement l’une des pires illustrations de Travis Smith. Mais soit, j’en fais abstraction. Reste le contenant, qui s’il a fière allure, pêche vraiment sur la longueur. Lors de l’écoute elle-même, l’oreille est attentive et difficilement distraite. Les musiciens sont bons (surtout les guitaristes), le son est agréable quoiqu’il manque de la puissance aux grattes, les structures sont fluides mais répétitives…L’avis demeure le même morceau après morceau. Bien…Où est le pot aux roses ? Il est sur la longueur, comme dit plus haut, ou plus exactement sur le temps. Aussitôt le morceau n°x+1 entamé, s’efface le n°x. Au bout de l’écoute, seul le dernier titre revient en tête et quelques riffs, loin d’être originaux.

Oui, je me rends bien à l’évidence. En jugeant de mon air huppé à grands coups de « oh, c’est plutôt bien fichu », « ah oui, bien vu le break là » ou « sympa cet enchaînement », j’oublie que je ne traverse, à aucun moment, l’épisode musical transcendantal et inoubliable que tout le monde souhaite. Il n’y a rien de grandiose sur ce « The Knowing », tout est pré-calculé et prévisible, et déjà entendu. Alternance de growls et de chant clair, d’électriques et d’harmoniques (merci OPETH, à ce titre-là, le chanteur n’effleure même pas la cheville d’Äkerfeldt, il est même mauvais), rythmiques pesantes mais également douces (merci MORGION), et surtout un manque de réussite dans les mélodies qui ne parviennent pas à dépasser le stade « gentillet ».

Ce n’est pas faute de les voir s’échiner à jouer du mieux qu’ils peuvent, les guitares balancent avec plaisir de jolis riffs alambiqués et légers, de tout aussi jolis soli, basse et batterie ne sont pas en reste et leur jeu est suffisamment travaillé pour être signalé, mais…De surcroît, Novembers Doom varie le spectacle en développant fréquemment de nouvelles idées : mid-tempo en mode couplet/refrain, ballades, interludes acoustiques, gros titre doom/death, riffs sudistes (complètement inattendu et inapproprié ici), mais non…Les breaks sont effectivement bien placés, la mise en situation est réelle (introduction et conclusion de bonnes factures). La forme est soignée, pas de doute.
Une telle diversité ne me déplaît pas, en général, mais là non…Les mélodies sont quelconques, les claviers un peu dégoulinants, le chant féminin s’incruste sans rien améliorer, les paroles…n’en parlons pas. Et il faut noter que tout est initialement teinté de mélancolie ; et si l’on ne peut pas trouver plus juste que « gentillet », l’effort est vain et la sentence dure. Attention toutefois, « The Knowing » n’est pas censé malmener vos glandes lacrymales, et le cas échéant l’album eût été ridicule ; non c’est tristounet. Tristounet, gentillet, joli…

Allez, dans cet océan de bons sentiments sont éparpillés des moments plus touchants. Lorsque Novembers Doom tente de monter en puissance, l’aventure est réussie. Elle déboule sur un accord plus ingénieux que les autres, typique du doom/death à la MOURNING BELOVETH. Fin de cette incroyable litanie de qualités. Place est faite aux défauts, à un album qui ne réussit qu’à prétendre, à un groupe dont mon intérêt s’arrête là. Ca brillait, mais ce n’était pas d’or.

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- Paul Kuhr (chant)
- Eric Burnley (guitares, claviers)
- Joe Munez (batterie)
- Mary Bielich (basse)
- Larry Roberts (guitares)


1. Awaken
2. Harmony Divine
3. Shadows Of Light
4. Intervene
5. Silent Tomorrow
6. In Faith
7. Searching The Betrayal
8. Last God
9. In Memories Past
10. The Day I Return
11. Aura Blue
12. Silent Tomorrow (dark Edit)



             



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