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PELICAN - Pelican (2001)
Par MOX le 20 Août 2006          Consultée 1481 fois

« C’est avec ça qu’ils ont commencé, les types ? Rho la la, mais c’est ignoble, qu’est-ce qui a bien pu leur arriver pour changer aussi radicalement de style ? ». « Je crois avoir lu quelque part que le chanteur avait été recruté à l’annif’ du bassiste et qu’il s’est barré vu que ses parents déménageaient, ou quelque chose dans le genre ». Ah ! On le cherche ce petit historique rigolo quand on s’intéresse aux tout débuts des formations-phare. On aime bien l’anecdote pendant l’enregistrement à 30€ et les groupes eux-mêmes qui évitent le sujet. Bon. Ce sera une autre fois pour ce premier témoignage de Pelican, pas terriblement vieux, sans réel intérêt historique et que j’étofferais difficilement d’une biographie. Pas de chanteur abominable recruté sur le tas ni de pains catastrophiques, le son de cet EP est déjà celui d’ « Australasia », vide de tout chant. Pour autant, il faut y reconnaître un jeu et un style qui ne s’étaient alors pas complètement affirmés, « Pelican » est, à plusieurs points de vue, une ébauche.

Une ébauche de temps. « The Woods » mis à part, Pelican ne laisse pas encore ses morceaux s’étaler et s’auto-alimenter par ses propres riffs. Quand on a appris à aimer cette progression sonore et ces montées en puissance, voir le compte à rebours s’étioler trop vite frustre, surtout quand l’inspiration embaume déjà le groupe.

Une ébauche de thème. Pelican ne s’écarte guère d’un stoner ralenti et n’inclut que de très rares passages acoustiques, sans comparaison avec ceux d’ « Australasia ». Les guitares claires, glacées et aériennes dorment encore sous la couche de boue musicale d’où Pelican ne s’extirpe que trop peu pour qu’on lui accorde une quelconque préposition « post- ». En contrepartie, l’aspect harassant des distorsions de guitares à pachyderme évoque à nouveau cette lourdeur (« Mammoth ») sans être accompagnée d’une chaleur accablante. Mais ceci a son charme, les guitares ont cette note légèrement plus froide que sur « Australasia ». Pour autant, sont absents les sons cristallins et l’ambiance dansante et venteuse.

Une ébauche de structure. Et encore. « The Woods », parlons un peu de lui, me contredit. Il se meut pendant treize minutes, assaille à plusieurs reprises, fuit en crachant ses poumons pour se calmer. Le manque d’aération rend le morceau chaud et vivant, et s’il avait bénéficié de mélodies, même bruiteuses et saturées, réussies, il aurait eu sa place deux ans plus tard. Le reste de l’EP est, cependant, beaucoup plus concis et simpliste. C’est en ça qu’il n’est qu’une ébauche du système « Australasia ». Chiches en riffs et en breaks, si bien qu’il est difficile d’y accrocher, surtout en mode instrumental.

De temps à autres, si on est attentif, on admet que Pelican a pioché deux ou trois idées sur cet EP afin de les réutiliser sur « Australasia ». Mais ceci fut fait intelligemment, ici ils se noient entre deux avalanches de poussière identiques, dans l’indifférence générale. Les bases sont, et c’est bien tout ce qu’est Pelican à ses débuts.

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- Laurent Lebec (guitares)
- Trevor De Brauw (guitares)
- Larry Herweg (batterie)
- Bryan Herweg (basse)


1. Pulse
2. Mammoth
3. Forecast For Today
4. The Woods



             



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