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SILENT RAGE - Still Alive (2002)
Par ATOMIC PLAYBOY le 11 Avril 2006          Consultée 2813 fois

Après un premier album en 1987, puis un second en 1989 (produit par Gene Simmons) tous les deux excellents mais passés totalement inaperçus le groupe avait disparu à la fin des années 80. Les voilà de retour en 2002, avec quelques rides et quelques kilos en plus, mais un grand sens de l’humour : le titre de l’album et sa pochette représentant les membres du groupe déguisés en momies. Alors qu’en est-il de la musique ? Silent rage fait-il dorénavant de l’indus ? Ou du rock anémique mâtiné de pop ? Nenni. Les membres (tous d’origine, pas de reformation partielle comme c’est souvent le cas) de Silent Rage se foutent éperdument de la couleur du paysage musical environnant et nous balancent tranquillement 10 titres qu’on croirait tout droit sortis des années 80 (c’est peut-être d’ailleurs le cas, allez savoir…) et qui combleront les nostalgiques, comme moi, d’une époque où le rock en général, et le hard en particulier se contentait de faire son boulot (à savoir de distraire l’auditeur) et était plus un prétexte à faire la fête qu’à faire la gueule. D’où l’expression « party hard » parfois utilisée pour décrire la musique de groupes comme Keel, Black and blue et Silent rage qui n’avaient d’autre prétention que de vous faire taper du pied et chanter sous la douche et qui y parvenaient royalement. Et ils y parviennent toujours, car cet album de Silent Rage s’inscrit dans la droite ligne de l’album précédent et offre 9 morceaux remuants et une ballade comme il est de mise sur ce genre d’albums.

Tous les titres ne sont malheureusement pas de qualité égale sur cet album, et le fait que le groupe possède trois chanteurs différents accentue encore les inégalités. Le bassiste notamment est très en dessous des deux autres et les trois titres qu’il chante sont donc pénalisés, à l’image de la reprise dispensable de Is it my body d’Alice Cooper. Mais même les morceaux faibles sont tout de même agréables à écouter et les morceaux réussis justifient à eux seuls l’achat de l’album. Still alive, le morceau titre qui ouvre l’album est parfaitement efficace dans le genre grosse rythmique/grosse batterie/gros refrain et aurait pu faire un tube il y a une douzaine d’années. Unchained le deuxième morceau est signé Diane Warren, et les amateurs comprendront tout de suite quelle en est la teneur. Refrain impossible à éviter (même en se bouchant les oreilles) tellement il est fait pour séduire, et chœurs imparables. Tout ce qui a fait le succès de Bon Jovi millésime « Slippery when wet ». Le reste de l’album est tout de même en dessous de ces deux « gros » morceaux, même si Livin’ for the moment, Remember me et I’m back font davantage que du remplissage et projettent l’auditeur ravi, douze ans en arrière à l’époque où l’on composait de bons gros morceaux qui tâchent avec des refrains qui claquent. When the night is over est par contre de nettement moins bonne compagnie et représente ce qui se faisait de plus gluant et de plus téléphoné en matière de semi-ballade à la sauce hard FM vers la fin des eighties. Quant à la vraie ballade de l’album Whiskey woman, elle ne casse pas des briques mais ne dérange pas non plus. Ce qui dérange en revanche c’est de l’avoir collée une deuxième fois à la fin de l’album (dans une version rigoureusement identique qui plus est) alors qu’il s’agit d’un morceau agréable mais sans plus et qui clôt l’album de façon parfaitement anecdotique, l’avant dernier morceau I’m back était bien plus sympathique et aurait permis de rester sur une note plus musclée. Le livret du CD ne mentionne d’ailleurs pas ce doublon. Alors gag ? Erreur ? Allez savoir…

Pour ne pas faire comme eux et finir sur une note faiblarde, je terminerai en parlant du son excellent de l’album produit par d’autres momies et pas des moindres : Kevin Beamish, Bob Ezrin et Pat Regan. Avec un tel trio aux manettes on est sûr de trouver le son clean et puissant qui convient à ce type de musique.
Un album inégal et clairement destiné aux nostalgiques mais une bonne surprise de la part d’un groupe que je ne pensais pas revoir de si tôt.

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   ATOMIC PLAYBOY

 
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- Jesse Damon (chant, guitare)
- Marc Hawkins (chant, guitare)
- E.j. Curse (chant, basse)
- Brian James Fox (batterie)


1. Still Alive
2. Unchained
3. Whiskey Woman
4. Livin’ For The Moment
5. At My Command
6. Is It My Body
7. When The Night Is Over
8. The Hunger
9. Remember Me
10. I’m Back



             



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