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UNHOLY - Rapture (1998)
Par MOX le 1er Mars 2006          Consultée 2054 fois

Faites une suite acceptable à « The Second Ring of Power » qui entraînait déjà l’auditeur au fond du trou, jusqu’à l’ultime bruit en guise de morceau. La question ne s’est en vérité pas immédiatement posée pour les membres du groupe, puisqu’en raison des appréciations très mitigées que donnaient les auditeurs à l’époque, Unholy décida de stopper ses activités. Trop avant-gardiste ou trop éloigné d’un schéma qu’on souhaitait encore stable, la musique d’Unholy ne plut pas complètement. Toutefois, personne n’y a mis un terme. Le groupe dormait. Entre temps, le guitariste Jarkko Toivonen se consacra à son projet TIERMES, tant et si bien qu’il souhaita définitivement lâcher Unholy.

Le groupe se reforma et discuta très discrètement de son avenir en 1996, et décision fut prise de remettre le couvert. Certains morceaux étaient déjà écrits, quand la formation finlandaise hibernait encore, et se retrouvent donc mêlés à des plus récents sur ce « Rapture », renouveau d’Unholy indéniable si l’on occulte les moments inspirés de « The Second Ring of Power ». Quoi de neuf, alors ? Oublions déjà, et prions pour qu’elle n’ait pas cané d’une overdose, la chanteuse aussi atroce que sublime. Ici, et à une seule reprise, Veera Muhli vient poser sa voix plus douce, mais également très jeune. On y perd nécessairement en originalité, mais son chant lointain et son timbre innocent en font un détail important.

De manière assez générale, « Rapture » est moins alambiqué, moins frappé que son prédécesseur, mais se charge davantage d’ambiances en laissant de longues minutes acoustiques, en jouant sur les montées en puissance et les riffs répétés. Plus linéaire en vérité, plus facile d’accès en somme. Remarquez, si l’on cherche à me déstabiliser, on peut me sortir le cas « Unzeitgeist », car dans le genre halluciné on tape dedans. Un duo clavier/basse mené par la basse, un chant construit autour de murmures et de cris, le tout sous un tempo moyen, à la limite de l’entraînant. Alors voilà, selon moi, LE qualificatif idéal à l’album. Mais avant que vous ne vous imaginiez quoi que ce soit, je ne parle pas de musique gotho-machin à faire se trémousser les black fashion victims sous leurs sacs à patate. Non, c’est beaucoup plus subtil, puisque « Rapture » ne s’écarte guère de ses aînés musicalement parlant : doom toujours. Avec, comme je l’ai dit plus haut, quelques rythmiques légèrement plus mid-tempo. Alors quoi ?

Ce n’est pas…obligatoirement…à l’auditeur de bouger. Plus clairement, il rôde dans ce troisième LP la même atmosphère orientale vidée de tous clichés. Alors faites-vous le film que vous souhaitez, moi j’y vois un cabaret plus ou moins glauque où l’on danse devant moi, et ce pour gagner sa vie. La connexion est désormais toute trouvée : « Rapture », bien que plus aisément assimilable, garde jalousement son côté merveilleux et sordide, symbolisé à lui seul par une seconde guitare inventive, probablement imbibée ou shootée, empruntant au monde fantastique ce son épatant et au monde glauque sa présence inhabituelle face à d’autres instruments plus conventionnels.

Plus conventionnels ne signifie pas plus normaux, ici. Ne cherchez aucun sentiment de puissance, aucun choc instrumental, les guitares s’embourbent dans leur saturation hypnotique et la batterie résonne à plein temps. Dans cette riche concoction, le chant masculin, guttural et très profond, de Pasi Aijö fait des merveilles. Dans ces morceaux longs, relativement chiches en riffs (mais quels riffs ! Quelles mélodies !), les montées en puissances et les breaks acoustiques font des merveilles. Dans tout l’ensemble, un clavier envahissant fait des merveilles, tissant à la tonne une toile gigantesque, enveloppant la musique de notes cohérentes et pertinentes. Comme le charme de l’ailleurs.

Et Unholy n’en finit jamais, inonde l’auditeur de morceaux profonds, lents, dont SHAPE OF DESPAIR et MONOLITHE se sont forcément inspirés. Même « Deluge » annonce la fin neuf minutes avant, mais décide de vivoter. Tenace. Magique.

« Rapture » plus doux ? Dix écoutes après, je ne suis plus sûr d’entendre un tel jugement…

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