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- Membre : Khymera

GENIUS - Episode 2 (2004)
Par BEHEMOTH le 7 Juin 2004          Consultée 2086 fois

L’opera metal Genius Episode 1 n’a semble-t-il pas rencontré le succès escompté lors de sa sortie en 2002, mais pas découragé pour un sou, Daniele Liverani a redoublé d’effort pour nous proposer un Episode 2 plus ambitieux que son prédécesseur, tant au niveau des compositions que du casting vocal.

Le jeune multi-instrumentiste (c’est bien simple, il s’occupe de tout en dehors du chant et de la batterie), leader d’Empty Tremor (groupe de prog Italien ma foi fort sympathique) s’est séparé de la majorité de ses chanteurs, pour ne garder que Mark Boals et Daniel Gildenlow. A priori ils sont essentiels à l’histoire développée, on comprend donc qu’il les ait gardés, et comme ce sont accessoirement d’excellents chanteurs, cela nous arrange plutôt bien !
Ont donc rejoint cette année l’écurie Genius : Russel Allen (Symphony x) Edu Falaschi (Angra) Jeff Martin (Racer X) Rob Tyrant (Labyrinth) Eric Martin (ex-Mr Big) Johnny Gioeli (Hardline, Axel Rudi Pell) Liv Kristine (ex-Theatre of Tragedy) et Oliver Hartmann (nouveau chanteur d’Empty Tremor et ex-At Vance si ma mémoire est bonne) assure la totalité des chœurs de fort belle manière. Du très très beau monde, à même de mettre l’eau à la bouche à un maximum d’amateur de heavy et hard mélodique, moi le premier.

Et vocalement, il est impossible d’être déçu : chœurs réellement majestueux (dans la lignée de Nostradamus, même si la musique est bien différente), interprétation sans faille et bonne exploitation des capacités des chanteurs. Le seul regret sur ce point pourrait se trouver du côté de Daniel Gildenlow assez peu à l’aise dans un style qui ne lui convient manifestement pas, noyé sous les arrangements alors qu’habituellement il a plus de place pour s’exprimer.
LA bonne surprise est pour moi la performance d’Eric Martin, nettement au-dessus du lot lors de la ballade aux relents gospel My Dear Son. Réellement poignant dans son interprétation, il fait de cette composition une des pierres angulaires de l’album, bien que sa relative simplicité et accessibilité contraste avec le reste des morceaux. Mention spéciale également à Russel Allen toujours aussi efficace sur les morceaux heavy, et au sympathique Edu d’Angra sur une power ballade, registre dans lequel il excelle (remember Heroes of Sand).

Au niveau des compositions, le constat n’est pas toujours aussi enthousiasmant. Daniele Liverani s’attache à composer en fonction de ses chanteurs et de leur registre ce qui donne à peu près cela : Liv Kristine, Eric Martin et Edu Falaschi pour les ballades, Russel Allen, Johnny Gioeli, Mark Boals et Gildenlow pour le heavy ou le prog. Et les autres ? Bah euh… pour le reste ! Effectivement Jeff Martin est par exemple assigné à un morceau de hard un peu en marge du reste, à la Racer’s X évidemment. Il est de notoriété publique que les bons chanteurs peuvent magnifier des compos, et rendre bons des morceaux justes moyens. Et c’est le cas ici. La complexité et la longueur des morceaux demandent une attention particulière lors de l’écoute, effort qui pourrait rebuter nombre d’auditeurs au premier abord, d’autant plus que les refrains ne se retiennent pour la plupart pas aisément. Mais encore une fois, les chanteurs sauvent largement la mise. L’influence prog, et bien évidemment Empty Tremorienne (j’aime les nouveaux mots) se fait ressentir sur les morceaux les plus longs, avec plus ou moins de succès.
He will Die, My Dear son, et Far away from here sont sans conteste les moments forts de ce disque alliant en général un bon sens de l’épique aux lignes de chant les plus interéssantes de l’album.
Si la variété des styles peut être appréciable et évite au maximum la lassitude, on regrettera tout de même deux choses : tout d’abord que l’exercice s’avère parfois scabreux notamment avec You won’t escape qui relève un peu trop du plagiat de Symphony x, et que Liverani n’affirme pas davantage son style pour donner plus d’unité à son œuvre.

Sans être un chef d’œuvre, Genius Episode 2 s’avère être un bon album pour les amateurs du genre, dont l’intérêt est sans conteste rehaussé par la présence de chanteurs d’exception. Cependant, les réfractaires au prog ou au principe des opéras rock/metal passeront leur chemin, les autres, et surtout les amateurs d’un ou plusieurs des chanteurs, seraient bien avisés d’y jeter une oreille plus qu’attentive !

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- Daniele Liverani (guitare, basse, claviers)
- Dario Ciccioni (batterie)
- Mark Boals (chant)
- Daniel Gildenlow (chant)
- Russel Allen (chant)
- Edu Falaschi (chant)
- Jeff Martin (chant)
- Rob Tyrant (chant)
- Eric Martin (chant)
- Johnny Gioeli (chant)
- Liv Kristine (chant)


1. He Will Die
2. Playing In Their Dreams
3. You Won't Escape
4. Valley
5. Beware
6. My Dear Son
7. What He Has To Say
8. All My Fault
9. To Be Free
10. Fight Again
11. Far Away From Here



             



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