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MAGIC KINGDOM - Metallic Tragedy (2004)
Par BAST le 11 Mai 2004          Consultée 5981 fois

Amputé de sa tête d’affiche italienne partie voguer sous des cieux encore plus propices au succès, LMP continue néanmoins son bonhomme de chemin, axant ses nouvelles productions sur le filon déjà surexploité des formations épiques cherchant leur inspiration dans la fantasy.

Mais ne nous y trompons pas. Toutes ces formations ne sont pas aussi insipides qu’il n’y parait. Et MAGIC KINGDOM fait partie de ces talents à qui il est impossible de prédire quelque avenir que ce soit tant le marché est encombré, mais dont la musique s’écoute de manière éminemment agréable.

Au vu de la pochette, on pourrait s’attendre à un heavy/speed symphonique avec orchestrations et chœurs guerriers. Ce n’est pas tout à fait ça. Certes, le néophyte réfractaire verra en MAGIC KINGDOM un énième ersatz d’HELLOWEEN, l’auditeur plus au fait de ce que la scène heavy mélodique produit lui verra surtout des accointances avec MALMSTEEN. Ca tombe bien puisque le guitariste Dushan Petrossi est souvent comparé à son illustre homologue. Seulement, si « Metallic Tragedy » rappelle régulièrement l’œuvre de l’initiateur du metal néo-classique, ce n’est pas tant dans la démonstration que dans cette capacité à marier mélodies inspirées par la Grande Musique et rythmique typiquement heavy, en saupoudrant le tout d’ambiances mystiques (magiques ?) qui se veulent évoquer l’idée que l’on se fait du monde de TOLKIEN.

A commencer par « Tazira’s Magic Rite », intro sombre et cristalline à la fois, comme peut l’être un univers sans cesse basculé entre le bien et le mal. Puis déboule le premier titre… qui ne commence pas de la meilleure des façons. Le riff a été tiré du manuel « Je compose un riff heavy » et l’impression de déjà entendu est d’entrée si forte que l’écoute de la suite de l’album est d’un coup d’un seul entaché d’un à-priori négatif.

Fort heureusement, MAGIC KINGDOM sort vite les crocs et travaille d’arrache pied à convaincre l’auditeur que lui aussi a des choses à exprimer. Tant mieux, car « Metallic Tragedy » va finir par s’imposer comme une épopée musicale tout à fait intéressante, aux idées certes éculées, mais néanmoins parfaitement tolérées par l’oreille, aussi aguerrie et propice à se blaser rapidement fût-elle.

A coup de rythmes véloces ou mid-tempo, MAGIC KINGDOM déverse des tonnes de mélodies habilement tricotées par son leader de guitariste et son chanteur français, le touchant Max Leclerq (même dans ses quelques approximations), lui-même très certainement inspiré par le chapelet de vocalistes qui sont passés entre les mains aussi peu tolérantes qu’exigeantes de MALMSTEEN.

Un chanteur français, vous disais-je, voila qui a de quoi étonner, dans la mesure où MAGIC KINGODM n’est pas une formation hexagonale. Mais son pays d’origine est toutefois francophone, puisque c’est de Belgique que nous vient ce « Metallic Tragedy ». Un pays qui joue de discrétion dans cette scène heavy, mais qui, j’en suis convaincu, sera accueilli avec chaleur par les fans du genre, qui savent pertinemment que le renouvellement du heavy mélodique passe par sa capacité à prêcher de nouvelles chapelles, car un pays nouveau est souvent synonyme de son nouveau et donc de fraîcheur. Je pense notamment à l’Italie, la Finlande ou l’Espagne qui l’ont prouvé par le passé.

Outre les deux premiers titres dont je vous ai parlés, « Metallic Tragedy » s’articule autour de quelques brûlots de speed mélodique où l’essentiel suinte des lignes vocales recherchées et des mélodies épiques suffisamment bien dosées pour que la lassitude n’ait pas son mot à dire. On pense alors à BLIND GUARDIAN, dans l’articulation des titres et cette volonté de faire passer l’aspect heavy au premier plan.

« Master of Madness », « The Iron Mask » ou la superbe ballade « Another Sun » sont à mon sens les titres les plus marquants de « Metallic Tragedy », aux côtés de la pièce épique qui clôt l’album. Du long de ses treize minutes, « Metallic tragedy » (le morceau) est effectivement un modèle du genre. La recette est déjà connue, mais MAGIC KINGDOM l’applique avec brio, s’aidant d’une chorale essentiellement masculine, d’une voix féminine remarquable et d’hurlements tantôt death tantôt black qui apportent à l’ensemble une dimension grandiose. On songe alors à RHAPSODY, les orchestrations en moins, et ce titre laisse à l’écoute de cet album une sensation très positive. Assez pour que l’envie de se repasser « Metallic Tragedy » se fasse péremptoire.

A noter la présence d’Oliver Hartmann (ex-AT VANCE et futur ALEX STAROPOLI) qui fait entendre sa voix sur deux titres (« Flying Pyramids » et « Master of Madness »).

Si vous vous mordez les doigts d’avoir acquis le précédent et premier album de MAGIC KINGDOM (celui à la pochette qui faisait penser à un jeu vidéo ou à un manga), remisez votre rancune au placard et laissez une seconde chance aux belges. Car la progression est fulgurante.

« Metallic Tragedy » ne fera sans doute pas partie du top ten que le chroniqueur avide de classements s’empresse de dresser chaque fois que les douze coups de minuits retentissent le dernier jour de décembre, mais il figurera néanmoins en bonne place dans les coups de cœur de l’année, ce qui lui promet un emplacement de choix dans de nombreuses CDthèques, à l’abri de la poussière et du temps.

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- Dushan Petrossi (guitare)
- Max Leclerq (chant)
- Anton Arkhipov (batterie)
- Aymeric Ribot (claviers)
- Vassili Moltchanow (basse)


1. Tazira’s Magic Rite (intro)
2. Child Of The Nile
3. The Iron Mask
4. Flying Pyramids
5. Barabas
6. Master Of Madness
7. Black Magic Castle (instrumental)
8. Another Sun
9. The Fight
10. Metallic Tragedy



             



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