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BLACK/GOTHIC SYMPHO  |  STUDIO

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1999 Emanate
2003 1 Seclusion
 

- Style : Sirenia
- Membre : Lands Of Past

PENUMBRA - Seclusion (2003)
Par BAST le 15 Décembre 2003          Consultée 4882 fois

Metal à chanteuse, black metal symphonique, doom orchestral, gothic pompeux ? PENUMBRA évolue dans un registre déjà exploité par nombre de groupes, mais l’affilier à un courant musical reste néanmoins difficile. J’ai finalement opté pour l’appellation Black/gothic symphonique qui me semblait le mieux représenter la musique jouée par ce groupe français.

Pourquoi ce préambule ? Parce que lorsqu’il m’est difficile de placer une étiquette sur un groupe, je le trouve d’entrée intéressant, pourvu évidemment que je ne sois pas réfractaire au genre dont il est question. Peut-être les prémices à une certaine lassitude d’écouter sans cesse les mêmes choses, à voir venir sur la scène tant et tant de groupes qui se réclament de tant et tant d’autres groupes. PENUMBRA échappe à ce schéma classique en proposant un metal qui, s’il n’est pas foncièrement révolutionnaire, dénote tout de même quelques traits d’originalité.

Voilà qui permet de sortir du panier les français de PENUMBRA. Et l’écoute attentive de ce « Seclusion » ne m’incite aucunement à les y remettre. PENUMBRA officie depuis quelques années déjà et il s’agit là de son troisième album. Après un superbe « Emanate », mésestimé à un point difficilement concevable pour une telle alliance de qualités, après un « The Last Bewitchment » moins percutant mais qui poussera pourtant le groupe plus nettement sur le devant de la scène française, PENUMBRA s’offre une troisième sortie qui devrait davantage l’exposer aux éloges des amateurs du genre.

Prenez un WITHIN TEMPTATION en moins gnangnan et un ELEND période « The Umbersun » en moins déjanté, mélanger le tout avec une guitare heavy/black bien en avant, rajouter de nombreuses influences classiques et néo-classiques, saupoudrez allègrement d’ambiances sombres ou malsaines, vous obtiendrez une idée réductrice mais néanmoins évocatrice de la musique de PENUMBRA.

L’originalité de cet opus réside essentiellement dans son approche musicale. Les influences classiques et surtout néo-classiques, maintes fois employées par pléthores de formations, sont ici extrêmement matures. Cela va même au-delà de quelque influence que ce soit et on sent PENUMBRA, sur cet opus, participer au grossissement des rangs de la scène néo-classique générale. La section metal ne sert pas ces influences néo-classiques, non plus que le contraire, celles-ci cohabitent avec le même degré d’inventivité pour aboutir à un album cohérent et très personnel.

Tantôt mélodique et raffinée, tantôt agressive, tantôt dérangeante, la musique de « Seclusion » se décline en titres complexes et subtils qui forment une œuvre unie et structurée. Je ne me permettrais donc pas de faire ressortir tel ou tel morceau car « Seclusion » nécessite une écoute attentive et surtout, dans sa globalité. Un peu comme une pièce de théâtre (à l’instar de « La Masquerade infernale » d’ARCTURUS), « Seclusion » recèle différentes émotions distillées sous la forme de rebondissements auditifs. Passages douceureux puis chaotiques, nombreux changements de rythme, narrations psalmodiées ou chantées, tout participe à l’élaboration d’un album tout à fait susceptible de faire vivre à celui qui l’écoute le propos fantastique abordé par les textes. L’utilisation d’orchestrations et de chœurs baroques, dont les interventions sont rarement injustifiées, est d’ailleurs essentielle dans ce panel d’émotions suscité chez l’auditeur. L’écoute de « Seclusion » peut de fait s’avérer difficile dans un premier temps mais une fois que l’on s’est bien imprégné de cet album, on entre dans un univers captivant qui sollicite notre attention à chaque moment.

Un album impressionnant de maturité qui, sans être exceptionnel, mérite qu’on s’y intéresse de très près tant il est travaillé, abouti et captivant. Je ne mets pas la note maximale car il me semble voir quelques lacunes au niveau des mélodies qui, si elles sont superbes la majorité du temps, manquent parfois d’accroche. Mais c’est un point de vue qu’il vous faudra éprouver en écoutant rapidement ce très bel album.

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   (2 chroniques)



- Zoltan (claviers)
- Jarlaath (chant, hautbois)
- Dorian (guitare)
- Anita Covelli (chant)
- Loïc Taillebrest (flûte, cornemuse)
- Néo (guitare)
- Agone (basse)
- Ameylia Saad Wu (soprano)
- Hubert Piazzola (baryton)
- Emilie Lesbros (alto)
- Emmanuelle Zoldan (alto)
- Damien Surin (basse)


1. Tragical Memories
2. Cursed Destinity
3. Seclusion
4. The Prophetess
5. Hope
6. Crimson Tail
7. Conception
8. Enclosed



             



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