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- Style + Membre : Le Grand Guignol

VINDSVAL - Imperium Grotesque (1999)
Par BAST le 10 Mars 2008          Consultée 3118 fois

Un après-midi nébuleux de décembre. Pousser les portes de mon disquaire privilégié requiert une patience à toute épreuve. Et louvoyer jusqu’au rayon metal entre les attroupements de retardataires, lancés comme malgré eux dans la frénésie de noël, relève de l’exploit. Le rayon extrême constitue un havre de paix. Pas une âme, comme un enseignement : on n’offre pas de black metal à noël. Je ne suis pas venu pour un disque en particulier, juste faire défiler du bout du doigt les rangées de boitiers plastifiés, à la recherche de la perle rare qui saura combler mon appétit en attendant que les labels sortent de leur hibernation. Rien de bien passionnant ce jour là. A première vue. Impossible de repartir sans rien, pourtant. Ce serait faire insulte à ce billet de cent francs niché dans ma poche, fraîchement sorti du distributeur avec un seul objectif : se sacrifier pour un disque. A quoi se fier, alors ? A la pochette, en général. Puis, pourquoi pas, au nom du groupe, à condition de le déchiffrer, ou de l’album. Du label, aussi.

Mon choix hasardeux s’est porté sur VINDSVAL et sa prononciation improbable, à son artwork indémêlable. Même le label n’était pas encore en mesure de mettre sur la voie. Skaldic Art, on ne connaissait pas. Monté et dirigé par Vratyas Vakyas, leader omnipotent de FLAKENBACH, il ne serait notoire que quelques années plus tard, lorsque FALKENBACH sortirait de l’ombre grâce à « Ok Nefna Tysvar Ty », le successeur de « ...Magni Blandinn Ok Megintiri... », opus aussi jouissif que totalement confidentiel. Et le hasard, s’il n’a pas toujours bien fait les choses (les exemples sont de mon côté innombrables), s’est avéré ce jour là providentiel.

VINDSVAL, du fin fond de son Luxembourg (dont la fin du fond est à deux pas de son début) sort son premier album, « Imperium Grotesque ». Du black qui mêle des riffs purement black ou heavy, un chant inquiétant et presque flegmatique, une batterie qui sent bon l’underground et des compos bourrées de titres froids et mystérieux, l’opus promet un bon et long moment. Aucun démenti n’interviendra. Entre des riffs excellents (« Beholding The Glacial Empire », « Retaliation »), des changements de rythme qui surprennent, un déchainement d’intensité entrecoupées de passages atmosphériques plus intimistes, VINDSVAL a sorti le grand jeu. La saveur homérique d’un SUMMONING (« Odyssey And The Macabre »), les ruissèlements glacés d’un DIABOLICAL MASQUERADE (« Beholding The Glacial Empire ») ou les rythmes mécaniques d’un SATYRICON (« Farewell »), « Imperium Grotesque » est un formidable opus de black mélodique parfaitement pensé sur lequel plane ce qu’il faut d’énigmes et d’explications.
Les énigmes énoncées par ces orchestrations pointilleuses parfois insaisissables, ce chant caverneux qui crache un mal-être mêlé d’agressivité contenue (« Imperium Grotesque »). Les éclaircissements interviennent dans ces mélodies riches et amples, ces passages conciliants qui remettent sur la voix chaque fois qu’un titre semble opter pour l’aliénation.
VINDSVAL, en apôtre évident de SATYRICON joue des mêmes armes. Balloter puis recentrer, avant de nouveau qu’un passage fasse perdre le nord, avant de nouveau qu’une mélodie intervienne comme un point de repère salutaire (« Imperium Grotesque »).

« Imperium Grotesque » ou le chef-d’œuvre black approché à quelques coudées. La suite, celle qui devait permettre de lancer les luxembourgeois au sommet du genre se sera longtemps faite attendre. Avant que la nouvelle ne tombe. VINDSVAL n’existait plus. Et la formation, depuis l’au-delà, prolongeait ce petit jeu consistant à déstabiliser puis rassurer, en balisant l’obscurité d’une lueur inattendue, en annonçant son retour sous un autre visage, un nouveau nom : LE GRAND GUIGNOL. VINDSVAL, un seul album, on en est désormais sûr, mais quel album…

Remarque : l’album est sorti en 1999 sur un label indépendant avant d’être réédité par Skaldic Art.

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- Tyrann (chant)
- Hagalaz (guitare)
- Berzerk (clavier, guitare)
- Might (basse)
- Boltthorn (batterie)


1. A Black Millennium Awakens
2. Wanterkeelt
3. Beholding The Glacial Empire
4. Farewell, Odyssey And The Macabre
5. Imperium Grotesque
6. Rise Of The Great Old One
7. Nativity Of Revenge
8. Retaliation
9. Shadows Of Fade
10. Outroduction



             



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