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1983 See You In Hell

CROSSFIRE - See You In Hell (1983)
Par DARK SCHNEIDER le 25 Novembre 2023          Consultée 534 fois

Faut pas croire, ce n'est pas parce que l'on aime l'archéologie que l'on apprécie tout ce que l'on découvre. CROSSFIRE en est un bel exemple. Anciens punks reconvertis à la cause du Heavy Metal après avoir découvert IRON MAIDEN et JUDAS PRIEST, les Belges de CROSSFIRE semblent bénéficier encore d'une petite notoriété par le simple fait d'avoir fait partie de cette première vague de groupes de Heavy Belge dont les deux noms les plus connus restent sans doute OSTROGOTH et KILLER. Ainsi, ce "See You In Hell" sorti en 1983 comme son homonyme de chez GRIM REAPER, a pu bénéficier de plusieurs rééditions et se trouve donc facilement écoutable sur des plateformes de streaming, donc pas la peine de chercher un vieux vynil-rip au son douteux sauf si vous ne jurez que par ce format. Cependant, une seule écoute suffit pour comprendre que l'on a vraiment pas affaire ici à une pièce historique. Car pour faire simple : CROSSFIRE n'apporte a peu près rien d'intéressant musicalement, même remis dans son contexte.

"Demon Of Evil" va d'emblée nous faire esquisser un sourire : ce riff d'intro, cette montée en puissance, ça fait forcément penser à quelque chose. Je vous donne la référence : "The Number Of The Beast"... Un chroniqueur dans un fameux site d'archivistes du Metal parle d'hommage, j'ai plutôt tendance à voir de l'inspiration très mal digérée... surtout quand c'est pour aboutir sur un riff ultra classique (façon MOTÖRHEAD en plus Heavy Metallisé). Mon impression est confirmée par le second morceau, "Killing A Cop" (t'entends ICE T !?) qui sent le JUDAS PRIEST à plein nez, celui de "You Don't Have To Be Old To Be Wise", ça commence à faire beaucoup là... et ça ne s'arrêtera jamais vraiment ! L'intro de "Lover's Game", je vous le donne dans le mille : c'est du AC/DC. Et je vous épargne les nombreux autres passages plus ou moins plagiés ou déjà entendu. Même la chute de studio, "Metal Knifes", est une repompe totale de MONTROSE.

Avoir des références un peu trop visibles n'est pas systématiquement un problème en soi, on pourra rappeler le cas KROKUS par exemple qui n'en a pas moins publié de très bons albums. Mais avec CROSSFIRE on se retrouve avec une "œuvre" qui baigne dans sa médiocrité. Quand les Belges ne copient pas directement ils ne proposent rien de particulièrement intéressant. Allez, pour l'honneur on pourra retenir un "Starchild" plus aventureux et ambitieux, mais même si SAXON n'est pas loin dans le riffing. Si le songwriting n'est clairement pas le fort de ces musiciens, l'interprétation ne rehausse pas non plus l'ensemble. On est dans le domaine du correct pour un groupe de second plan de cette époque, mais cela ne transcende en rien des compos trop peu inspirées. On sent que le chanteur y met tout son cœur, il braille comme si sa vie en dépendait. Encore une fois, on pensera à quelqu'un d'autre, Udo Dirkschneider en l’occurrence, même si au moins on ne peut pas véritablement parler d'un clone. Son énergie et une certaine gouaille pourra séduire, cela sied bien au genre, Peter De Wint parviendra d'ailleurs à faire carrière dans le milieu, on le retrouvera notamment sur l'ultime album des bien plus recommandables OSTROGOTH.

Vous me direz à quoi bon nous chroniquer cette vieillerie si cela ne présente aucun intérêt particulier ? Tout simplement car pour la scène métallique belge CROSSFIRE a compté, a eu sa petite importance, et que cela permet aussi au chroniqueur de justifier son échelle de notation. Les vieux groupes de Heavy oubliés des années 80 sont loin d'être tous des perles, même quand ils ont eu leur petit moment de notoriété. À ce titre, CROSSFIRE aurait ouvert pour ACCEPT et même IRON MAIDEN, alors qu'il n'en était qu'un décalque bien flou. On retiendra cela dit sa pochette plutôt amusante, avec ce crâne au sommet d'un temple Maya, qui rappelle franchement les vieux nanars cinématographique de cette époque, à base de cannibales ou d'amazones. Autre anecdote rigolote : le guitariste Marc Van Caelenberge est un sosie de Mantas de VENOM... Mais je vous garde le meilleur pour la fin : il paraîtrait que le titre "Killing A Cop" serait inspiré par le meurtre d'un policier commis par le premier guitariste du groupe, un certain Nero Neerinckx ! Difficile de vérifier la véracité de cette information.

Ce premier album de CROSSFIRE est finalement un bon exemple de ces petits groupes qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions, un groupe qui ne manque pas de vaillance ni d'envie, mais voilà, le talent n'est pas quelque chose d'universel. Il faut l'accepter.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Peter De Wint (chant)
- Rudy Van De Sype (guitares)
- Marc Van Caelenberge (guitares)
- Patrick Van Londerzele (basse)
- Chris De Brauwer (batterie)


1. Demon Of Evil
2. Killing A Cop
3. Magnificent Night
4. Danger On Earth
5. Fly High
6. Lover's Game
7. Starchild
8. See You In Hell



             



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