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BLACK IMPERIAL  |  STUDIO

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2016 Hallelujah!
2022 Gehinnom
 

- Membre : Atramentus

GEVURAH - Gehinnom (2022)
Par MEFISTO le 26 Mars 2023          Consultée 1472 fois

Le duo montréalais GEVURAH avait offert au monde, en 2016, un premier album redoutable, marquant, inventif et alambiqué. "Hallelujah!" possédait tous les atouts d'un Black Impérial de haute volée, nihiliste, diablotin sur les bords, juste assez crasseux et brillant pour danser habilement sur la frontière entre l'underground et l'abordable, tel un DESOLATE SHRINE. À mon sens, hein, toutes les sensibilités sont dans la Nature…

Six ans plus tard, "Gehinnom" vient confirmer ce talent précoce qui a surgi de terre durant une période, ma foi, fort congestionnée pour les artistes de l'extrême. Avant-garde, raw, fusion Death à trompettes, jazzy, fanfaronnades vikings machin-chose Folk, le Black n'a jamais porté autant de cornes. Espèce de grosse créature à 66 têtes qui boitille, pachydermique, vers le hachoir des puristes, prête à les convaincre de sa crédibilité. GEVURAH, lui aussi, possède sa tronche unique. Elle porte une couronne mi-poisseuse mi radieuse.

GEVURAH (« pouvoir ») porte bien son nom. Il a le pouvoir de briser les chaînes et de vous y contraindre. De là son impérialisme, sa toute-puissance de vie ou de mort. Il crée les tempêtes et les aspire. Il défoule d'un riff et vous hypnotise dans la seconde avec un bridge Doomesque ou un chant d'outre-tombe ("At The Orient Of Eden", "Memento, Homo..."), engendre des débâcles effroyables ("Gloria In Excelsis Deo, Et Ira Ad Homines In Terra") et vous y guide en vous empoignant la paluche, en habile Machiavel qu'il est. Un peu comme BEHEMOTH, mais en moins pressé d'en découdre. Seule la combinaison "Blood-Soaked Katabasis" – "Towards The Shifting Sands" sonne un chouia en-dessous pour mon humble moi-même. Pas de quoi fouetter un rat.

On tangue ainsi entre la colère et le grand frisson sur ce "Gehinnom", ce prophète de malheur capable de reprendre son souffle à la sèche avant de renfoncer le pieu.

For the lord our god,
Is a consuming fire, a jealous god!
Now he comes forth in vengeance,
And now, he does not forgive...

The foundations of heaven moved and shroud
And fire out of his mouth devoured,
A blinding light radiating from the skies,
No man shall see his face and live.


Une expérience contrariante à vivre, une lame à s'envoyer pour se purifier et rêver de jours meilleurs. Une véloce course au son des tambours battants nous forçant à s'insinuer au cœur de l'Enfer pour en ressortir propre.

Ces tisserands d'ambiances mortelles montréalais savent comment séduire leur auditoire, c'est une évidence. Et si je me fie à mon pif insatiable, ça ne fait que débuter, car après "Gehinomm", GEVURAH a le pouvoir de percer les nuages de l'anonymat. Si, bien entendu, c'est son vœu.

Note : 4,5/5.

Podium : (or) "Gloria In Excelsis Deo, Et Ira Ad Homines In Terra", (argent) "At The Orient Of Eden", (bronze) "Memento, Homo...".

Indice de violence: 4/5. Subtile et non.

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- A.l. (guitare, basse)
- X.t. (chant, batterie, guitare)


1. Gehinnom
2. At The Orient Of Eden
3. Blood-soaked Katabasis
4. Towards The Shifting Sands
5. Lv: 6-22
6. Memento, Homo...
7. Gloria In Excelsis Deo, Et Ira Ad Homines In Terra



             



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