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2018 Macedon
2022 The Icewind Chronicles

ACHELOUS - The Icewind Chronicles (2022)
Par DARK SCHNEIDER le 10 Mai 2022          Consultée 631 fois

Quand on fait du Metal Épique, il est souvent bien utile d'avoir une thématique forte pour porter la musique. Une source d'inspiration puissante. Certains créent leurs propres récits, d'autres vont puiser leur inspiration dans l'existant. On sait désormais que la Grèce est un des pourvoyeurs les plus importants du genre, faisant parfaitement honneur à son immense patrimoine. Quand dans un si petit pays chaque pas que tu fais suit les traces d'un héros mythologique ou historique, il est difficile de résister à un tel souffle évocateur. Les Grecs s'accrochent à ce passé glorieux mais fort lointain. Un peu trop même, car avouons que ça commence parfois à être un peu lassant d'aborder systématiquement ces récits anciens. Sur son premier album, "Macedon", ACHELOUS n'a pas pu s'empêcher de faire un peu dans le poncif. Heureusement le groupe ne souhaite pas s'enfermer dans une tradition historique manquant d'originalité, il va alors puiser dans la littérature fantasy pour ce second longue durée, en nous proposant un concept album basé sur un cycle de l'auteur américain R.A Salvatore, fallait oser !

"The Icewind Chronicles" nous raconte donc des péripéties issues de la trilogie du Val Bise du fameux auteur des Royaumes Oubliés. J'ai lu il y a fort longtemps le premier tome de cette saga... qui ne m'a donné aucune envie de lire la suite tant j'avais trouvé cela plat et convenu, et surtout très moyennement écrit (bon, à la décharge de l'auteur il paraît que les premières éditions françaises étaient assez foireuses au niveau de la traduction). Cycle de fantasy largement inspiré de Tolkien mais avec une louche de Howard pour le côté plus centré sur l'action, il reste avant tout essentiellement un support pour les rôlistes. On se souviendra aussi du bon jeu vidéo d'il y a vingt ans. Enfin bref, je suis surpris de ce choix, qui a certains égards me paraît peu ambitieux, mais en même temps c'est surtout un grand signe d'honnêteté. ACHELOUS n'a pas d'immenses prétentions, les lyrics sont d'ailleurs très simples, comme l'étaient déjà ceux de "Macedon". On est dans une sorte d'Epic Metal "populaire", qui ne cherche absolument pas à révolutionner le genre, qui coche même toutes les cases sans chercher à dépasser ses modèles.

Quoiqu'il en soit, et contrairement à l'œuvre qu'il adapte, ACHELOUS me donne envie d'aller plus loin que la première piste de cet album. Il faut dire que le groupe déploie un savoir-faire tout ce qu'il y a de plus artisanal. Un artisan consciencieux, qui inspire confiance, qui fait ce qu'on lui demande sans jamais véritablement briller, mais dont le travail reste intéressant. En bref, ça fait le taf. C'est là où l'absence de prétention devient un atout : huit titres, une durée de quarante minutes, aucun long morceau à la ATLANTEAN KODEX (seul "Outcast" dépasse un peu les sept minutes et fait office d'excellente conclusion, un titre consacré au meilleur personnage de Salvatore, l'elfe noir Drizzt Do'Urden), ACHELOUS maitrise son écriture au service d'un feeling "Epic" typique du genre, dans sa déclinaison purement Heavy.

On a donc droit a beaucoup de mid-tempos, de mélodies solennelles, de lignes de chant héroïques (pas toujours d'une précision absolue mais l'intention y est), un riffing globalement efficace mais aussi des chœurs et quelques accélérations bienvenues. L'ensemble se démarque cependant un peu de l'album précédent, qui se voulait plus direct et accrocheur, plus "guerrier" tout simplement. Cela démontre une volonté du groupe de donner une certaine identité à cet ouvrage, d'éviter la redite trop évidente.

Ainsi, l'album se pare de quelques fioritures de bon aloi : l'utilisation d'un piano sur "Outcast" (interprété par la guitariste Vicky Demertzy, nouvelle venue dans le combo), qui apporte un peu de variété et de douceur dans tout ça, et surtout l'utilisation fréquente du chant féminin, largement plus abouti que celui qui apparaissait sur "Macedon". Ce chant féminin, interprété par une invitée (Christina Petrogianni), s'impose sur "Mythrill Hall", et se fait très souvent entendre sur les autres titres en soutien du chant vigoureux de Chris Kappas, ce qui fonctionne carrément bien ! C'est l'élément qu'il fallait pour que ce "The Icewind Chronicles" ne soit pas qu'un simple album de Heavy Metal de plus, auquel on aurait eu bien du mal à mettre la moyenne, et même à distinguer de certains de ces pairs. À cela s'ajoute quelques éléments un peu plus folkloriques d'inspiration grecque ("Savage Kings"), ce qui n'est pas une nouveauté pour le groupe mais qui s'avère ici mieux maitrisé, une fois de plus.

Sans rompre avec un classicisme de circonstance, ce qui est un peu le lot commun des groupes qui ne semblent pas promis à être sous les feux de la rampe, cet album contient largement ce qu'il faut pour contenter les amateurs du genre. Mine de rien, ACHELOUS s'installe dans le paysage du Metal Epic. Certes il ne semble pas encore être véritablement en mesure de passer un cap, mais si vous cherchez un bon petit groupe dans le genre, alors ce "The Icewind Chronicles" vous tend les bras.

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- Chris Kappas (chant)
- George Mavrommatis (guitares)
- Vicky Demertzi (guitares, piano)
- Chris Achelous (basse)
- John Roussis (batterie)


1. Northern Winds
2. Flames Of War
3. Savage King
4. Mithril Hall
5. The Crystal Shard
6. Halfling's Gem
7. Face The Storm
8. Outcast



             



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