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TRANCE - Metal Forces (2021)
Par GEGERS le 20 Septembre 2021          Consultée 788 fois

Récemment sont sorties sur le Net des vidéos restaurées et colorisées du dernier représentant de la race du tigre de Tasmanie, éteinte en 1936 après des années de chasse intensive et de réduction de son territoire. En voyant ce noble animal, le dernier de son espèce, se morfondre dans une triste cage, j'ai pensé à TRANCE. On parle de ces résistants du Heavy à l'allemande comme d'un groupe légendaire. Mais bien qu'en voie de disparition, tout ce qui n'est pas vieux n'en devient pas pour autant légendaire. Je vous garantis que, si vous jetiez un œil à certains de mes t-shirts antédiluviens glanés en concert, vous ne diriez pas qu'ils sont légendaires ! Seulement voilà, le groupe allemand s'est formé en 1974, ce qui en fait un des plus vieux groupes de Hard/Heavy du pays d'Angela Merkel encore en activité, derrière SCORPIONS, ACCEPT ou encore BONFIRE. Et malgré quelques albums qui ont connu un léger succès au Bénélux, une dissolution en 1998 et un retour plutôt réussi en 2017, il semble que le groupe ait suffisamment accompli pour devenir un pionnier, un père fondateur, bref un incontournable. Pourtant il n'y a guère plus dans cette incarnation du groupe (à ne pas confondre avec le TRANCEMISSION de Lothar Antoni, également actif et dont le nouvel album devrait prochainement paraître) qu'une volonté de vieux routiers de se sentir vivants et de partager leur passion. Avec toutes les approximations que leur artisanat implique.

Après "The Loser Strikes Back", publié il y a quatre ans et qui faisait écho au morceau "Loser" de 1981, quelques changements de line-up supplémentaires ont vu l'arrivée du chanteur Nick Holleman (ex-VICIOUS RUMOURS) et du guitariste Joris Van Rooij à temps pour élaborer et mettre en boîte ce "Metal Forces" qui nous rappelle que, bordel, les années 80 ne sont finalement pas si loin. Le son des guitares, tout d'abord, se fait souvent cru, presque strident par moments, à l'image de l'introduction de l'épique morceau final "Ballad For A Group". Et puis, il y a ce chant, aigu, presque strident, dont certaines intonations peuvent rappeler de manière surprenante Toshi de X-JAPAN, ou tout du moins ce style de voix. Il y a de la rugosité, de l'authenticité également. TRANCE propose un album à l'ancienne, 43 minutes au garrot, qui ne s'encombre pas trop d'arrangements alambiqués et autres fioritures. Ainsi, "The Fighter" qui ouvre l'album sur un riff effréné, tourne autour d'une seule idée, d'un riff qui sert de motif principal et de refrain en même temps, répété à l'envi et assez vide de sens. Il faut persévérer quelque peu pour trouver les vraies bonnes chansons de cet album, qui nous donnent l'impression que Markus Berger et ses camarades ont fait autre chose qu'écluser des Becks durant les sessions de composition. Pourtant, "Death Machine" par sa construction et son interprétation, se révèle rapidement une vraie bonne chanson heavy à la teutonne, à la fois belliqueuse et pleine de groove. Et il y a là un refrain issu d'une vraie recherche mélodique qui confirme que décidément, il y a de la vie dans ces vieux pots.

On se retrouve ainsi à grapiller les miettes, à tenter d'oublier ce "Deep Dance" tribal qui sert avant tout de prétexte à une démonstration de percus, à ne pas se laisser engourdir par les six minutes d'un "Believers" vide de sens qui prop
ose lui aussi un refrain calqué sur la politique du minimum syndical. Les guitares sont belliqueuses et flamboient, sauvant à elles seules le plus souvent des morceaux bas du front. Celui qui donne son titre à l'album, "Metal Forces", constitue une belle preuve de vie en fin d'album, le morceau proposant un feeling 80s cette fois carrément délicieux. Il y a de l'énergie, un côté à la fois entraînant et vindicatif, des paroles gentiment connes qui nous emmènent tout de même vers cette conviction que par la solidarité de ses troupes, le Metal vaincra (on est idiot dès qu'un riff nous plaît). Et puis il y a ce surprenant "Ballad For A Group", morceau de bravoure final, qui démarre comme une ballade avant de se faire carrément méchant, prenant le temps de s'installer et monter en intensité. Les six-cordes, de cavalcades en harmonies, participent à la construction d'un morceau épique et vraiment réussi, qui permet à l'album de s'achever sur une bonne note.

Si l'on est pas un fervent défenseur de la cause TRANCE / TRANCEMISSION, "Metal Forces" est un bon album apéritif, dans lequel on va prendre plaisir à picorer en attendant de passer aux choses sérieuses. L'expérience et le savoir-faire compensent ici une certaine paresse (ou les limites du talent ?) quant à la composition de morceaux résolument passe-partout et sans grand intérêt. Allez, pas de quoi ternir l'image de la légende...

2,5/5.

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   GEGERS

 
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- Markus Berger (guitare)
- Nick Holleman (chant)
- Joris Van Rooij (guitare)
- Thomas Klein (basse)
- Andreas ‘neudi’ Neuderth (batterie)


1. The Fighter
2. Troublemaker
3. Death Machine
4. Deep Dance
5. Believers
6. The Horns Of Jericho
7. As Long As I Live
8. The Drums Of Waterloo
9. Metal Forces
10. Ballad For A Group
11. Unstoppable



             



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