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METAL ATMO/ALTERNATIF  |  STUDIO

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2012 Cognitive
2014 Tellurian
2017 Lykaia
2019 Lotus
2021 Imperial
 

2017 Lykaia
2019 Lotus
 

- Style : Persefone, Tool, Klone
- Membre : Testament, Sadus, Royal Hunt, The Ring , James Murphy, Evergrey, Ephel Duath, Artension, Avatarium, Sebastian Bach , Charred Walls Of The Damned, Control Denied, Death, Dragonlord, Amon Amarth
- Style + Membre : Opeth
 

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SOEN - Tellurian (2014)
Par JEFF KANJI le 2 Février 2021          Consultée 1809 fois

"Tellurian", le second album du combo international rassemblé autour de Martin Lopez, est sans aucun doute la révélation dans un giron assez particulier jusque-là trusté par TOOL et A PERFECT CIRCLE. Et pourtant, chez ces Européens, pas de Maynard à l'horizon (quoique même en temps normal on le voit jamais bien clairement). Et si je devais parler du contenu de ce second SOEN, j'aurais bien peur de me répéter par rapport à ce que j'ai pu dire sur "Cognitive" à quelques différences notables (notamment la disparition en route de Steve DiGiorgio).

Auteur à ce jour de quatre albums (et bientôt cinq), le combo, redevenu entretemps suédois pour l'essentiel, propose avec "Tellurian" son opus le plus OPETHien. Si j'étais un vilain, je dirais même un OPETH troisième âge avec un vrai chanteur. Ça peut paraître méchant pour le grand Åkerfeldt, mais quand vous vous passez un "Tabula Rasa" dans les oreilles, y a vraiment pas photo. J'avais déjà souligné par ailleurs cette interprétation habitée qui m'aide grandement à apprécier dans toute sa profondeur la musique polymorphe de SOEN.

Car il sera bien difficile une nouvelle fois de ranger le quartette dans une case. L'analogie avec TOOL est toujours valide même si on a deux formations à l'expression franchement différente. On ne peut nier que le travail sur les percussions, en sus du jeu de batterie, est toujours essentiel dans l'architecture sonore et rythmique, et si l'ex-OPETH est bon guitariste, il s'inspire grandement de son sens du groove, forgé par des années de fusion des genres musicaux. Si l'absence de Di Giorgio se fait ressentir - il faut dire que son jeu est tellement particulier - on ne peut clairement pas dire que Stephen Stenberg soit là pour faire de la figuration, même si à l'image des autres instruments, il n'en fait jamais trop, et il n'est pas du genre à se la raconter et prendre les avant-postes. Mais il peut largement compter sur les compétences de David Bottrill, dont le travail avec MUSE et TOOL avait déjà affiché des aptitudes à donner à ce noble instrument toute la place qu'il mérite.

Il conviendra de parler des deux pièces qui terminent l'album à plus de huit minutes chacune et qui montrent comment OPETH aurait pu s'en sortir en pratiquant un peu moins le collage de riffs, et surtout constater que le jeu quasi tribal de Martin Lopez manque énormément à sa musique. Particulièrement "The Other's Fall" qui glisse quelques mots de sanskrit au moment où il place des rythmiques d'inspiration indienne, dans une progression de morceau qui fait clairement honneur au qualificatif Progressif qu'on aurait tendance à donner un peu faute de mieux à SOEN.

Et contrairement à ce que j'avais pu dire par le passé, je ne pense pas pouvoir privilégier "Cognitive" ni "Lotus" d'ailleurs, à ce "Tellurian" qui a su me transporter d'un bout à l'autre, faisant preuve d'autant de richesse musicale que de profondeur textuelle. Car si on s'attarde souvent trop peu dessus (il faut dire qu'ils ne sont pas toujours intéressants, en particulier dans les styles que j'affectionne le plus), Joel Ekelöf nous livre ses états d'âme sans sombrer dans le pathos facile, et n'est jamais monotone dans son interprétation, même quand elle exige la plus grande simplicité.

Avec ses titres parfois surprenants ("Ennui", "Kuraman", "Koniskas") et sa pochette, SOEN nous propose un voyage au cœur de l'âme humaine, en prenant bien soin de nous déstabiliser a minima, avec ce rhinocéros mis en situation qui n'est pas sans m'évoquer le génie d'Ionesco. Si on avait souhaité mettre en images ce fondamental de l'absurde, je ne suis pas sûr qu'on eût pu espérer un résultat plus probant. Et au fond, c'est peut-être ça la raison d'être de ce disque ; parler avec sensibilité de l'absurdité de notre condition humaine.

Note réelle : 4,5/5.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Joel Ekelöf (chant)
- Stephen Stenberg (basse)
- Joachim Platbarzdis (guitare)
- Martin Lopez (batterie)


1. Komenco
2. Tabula Rasa
3. Kuraman
4. The Words
5. Pluton
6. Koniskas
7. Ennui
8. Void
9. The Other's Fall



             



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