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...AND OCEANS - Cosmic World Mother (2020)
Par ANIMA le 29 Juin 2020          Consultée 1802 fois

Une des tendances qui s’est pas mal affirmée cette décennie est celle du comeback. Bon, pas que ça ne se faisait pas avant, mais avec Internet et des diggers de plus en plus déterminés à sortir des groupes ayant sombré dans les limbes de l’oubli, ça a redonné l’envie à certains de rendre leur déterrage plus concret. Et dernièrement, on a eu quelques comebacks vraiment convaincants comme avec CIRITH UNGOL cette année et NOCTURNUS ainsi que les moins connus PHLEBOTOMIZED (sérieusement, si vous les connaissez pas, allez jeter une oreille, en terme de Death Prog/Avant-Garde, c’est top) l’année dernière pour ne citer qu’eux. Et aujourd’hui on s’attarde sur le retour d’un groupe ovni du Black Metal finlandais : ...AND OCEANS.

Pour replacer le groupe à ceux qui ne le connaissent pas, ...AND OCEANS apparaît en 1995 avec une première démo et sort son premier album, "The Dynamic Gallery Of Thought" en 1998. Ils sortiront ensuite trois autres albums jusqu’en 2002 avant de se séparer et de se reformer sous le nom de HAVOC UNIT avec un album en 2008, puis plus rien jusqu’en 2017 ou ...AND OCEANS se reforme. Stylistiquement parlant, l’évolution du groupe est assez singulière, du Black Symphonique aux structures alambiquées des débuts, le groupe est parti sur les terrains de l’Électro Black avec le génial "A.M.G.O.D" pour finir sur un Black Indus des plus violents sur "Cypher" et avec HAVOC UNIT. Côté line-up, la section guitare-basse reste inchangée et on retrouve en nouveau venu Kauko Kuusisalo à la batterie, Antti Simonen aux claviers et surtout Matthias Lillmans (FINNTROLL) au chant.

Du coup, ça donne quoi le ...AND OCEANS cuvée 2020 ? "Cosmic World Mother", vu que c’est ainsi que se nomme l’album, ne ressemble à rien de ce que ...AND OCEANS a pu produire par le passé. On est face à un Black Metal Symphonique très direct et facilement accrocheur dont les claviers semblent à première vue en retrait. Et c’est clairement pas l’ouverture de "The Dissolution Of Mind And Matter" qui va dire le contraire : riff violent et mélodique, blast beat soutenu, nappes de claviers discrètes et chant certes moins barré que celui de Kenny mais incroyablement puissant. Ça c’est la formule de base pour les premiers morceaux de ce "Cosmic World Mother" jusqu’au titre éponyme, et l’auditeur inattentif ne pourrait en ressortir que ça tant la première écoute se montre monolithique dans son ensemble. Mais cette première partie regorge déjà de détails et de subtilités qui la rendent bien plus riche qu’il n’y paraît. Notamment grâce à ces claviers qui peuvent paraître absents au premier coup d’oreille mais qui sont pourtant présents à tout instant et qui apportent énormément à l’aspect cosmique et grandiose de l’album avec ces sonorités à mi-chemin entre le Symphonique et l’Électronique. Donc on commence avec quatre morceaux que je vais qualifier de tubesques tant la force d’accroche présente est forte et surtout, ces refrains, ces putains de refrains absolument glorieux. Rien que de me réécouter "Five Of Sword", le meilleur morceau de cette première partie, j’ai des frissons à l’arrivée du refrain avec Matthias qui hurle sur une mélodie de guitare splendide qui se change en un lead grandiose, c’est juste magique.

"Cosmic World Mother" (le morceau, pas l’album) commence la deuxième partie de l’album avec des notes de clavier distordues et c’est à partir de là que l’on va retrouver le ...AND OCEANS barré et créatif d’avant. Les claviers se font plus présents, au point de surprendre avec un break Électro à la mélodie vaguement orientale menant à un final marqué par une rythmique Indus brise-nuque. En parlant de claviers plus présents, la suite va clairement les mettre en avant, que ce soit avec ce splendide passage en duo clavier/chant sur "Helminthiasis" dont les sonorités me rappellent les vieux DIMMU BORGIR ou l’interlude instrumental "In Abhorrence Upon Meadow" sonnant comme la musique d’un bon vieux film d’horreur gothique mais restant totalement dans le ton de l’album. D’ailleurs en parlant de DIMMU BORGIR, on ressent encore plus son spectre sur "Oscillator Epigraph", notamment lors de ses instants plus mid-tempo sentant bon "Stormblåst", mais même si cette influence se ressent, l’identité musicale reste indéniablement celle de ...AND OCEANS. Et à côté de cet aspect ancien, on a "Apokatastasis" qui débarque avec ses effets Électro proche du Glitch et son clavier victorieux apportant sa petite touche de modernité plutôt rafraîchissante, surtout quand on a l’habitude du vieil ...AND OCEANS période "A.M.G.O.D" dont les sonorités sont restées bien ancrées dans le début des années 2000. Et pour finir (et en passant sous silence "One Of Light, One Of Soil" pour ne pas faire complètement un Track by Track à la con) "The Flickering Light" clôt l’album de manière impériale. On se retrouve avec un morceau à la fois très différent du reste et à la fois totalement raccord, on retrouve la même ambiance cosmique, ce chant toujours aussi habité, mais il y a quelque chose dans ces mélodies et ces sons fantomatiques qui me prend aux tripes comme jamais, une espèce d’émerveillement mélangée à de la mélancolie.

Dès son annonce, j’attendais ce "Cosmic World Mother" la boule au ventre, craignant de me retrouver avec un album médiocre d’un groupe ayant perdu la saveur de sa gloire passée. Mais ...AND OCEANS réussit l’exploit de sortir un grand album de Black Metal Mélodique et Symphonique cosmique et grandiose. Clairement si il n’y a qu’un seul comeback à retenir cette année, c’est bien celui de …AND OCEANS.

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- Teemu Saari (guitare)
- Timo Kontio (guitare)
- Petri Seikula (basse)
- Kauko Kuusisalo (batterie)
- Anti Simonen (clavier)
- Matthias Lillmans (chant)


1. The Dissolution Of Mind And Matter
2. Vigilance And Atrophy
3. Five Of Sword
4. As The After Becomes The Before
5. Cosmic World Mother
6. Helminthiasis
7. Oscillator Epigraph
8. In Abhorrence Upon Meadows
9. Apokatastasis
10. One Of Light, One Of Soil
11. The Flickering Light



             



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