Recherche avancée       Liste groupes



      
POST BLACK METAL  |  STUDIO

Lexique black metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


HELL GATE - Par-delà L'existence (2020)
Par ANIMA le 14 Juin 2020          Consultée 712 fois

HELL GATE est pour moi une anomalie, pas que le groupe soit un truc bizarroïde sorti des tréfonds d’un esprit malade ou je ne sais quelle expérimentation musicale random, juste que sur le papier, c’est pas un groupe qui devrait me plaire. Mais revenons un peu en arrière, 2016 pour être précis. J’arpente les bacs du Cultura du coin et j’aperçois mis en avant quelques sorties de groupes du coin. Entre une démo d’ASILIAN (du Death venant d’un petit village du nom de Tendon) et un album de OBSIDIUM (du Mélodeath spinalien) je découvre la très jolie pochette de l’EP "6T" des Déodatiens de HELL GATE. Un achat et une écoute plus tard, je me retrouve avec un Blackened Death très sympathique avec déjà un penchant pour créer des ambiances travaillées.
Si je les considère comme une anomalie, c’est qu’au fil du temps, j’ai pu suivre le groupe sur les réseaux sociaux et les voir doucement évoluer pour arriver à cet album qui n’est plus du Blackened Death mais du Post Black influencé d’après leurs dires par des groupes comme DER WEG EINER FREIHEIT, AU-DESSUS, ENISUM et ALCEST, des groupes qui, hormis ALCEST entraînent un certain ennui chez moi. Du coup sur le papier, cet album devrait me laisser totalement indifférent. Cependant, les choses ne sont pas aussi simples.

"Par-Delà L’Existence" propose un Post Black assez classique dans la veine des groupes cités précédemment avec au menu des compositions s’étalant sur la longueur et prenant tout leur temps pour instaurer leurs ambiances. Et je vais en profiter pour directement dire ce qui ne me plaît pas dans cet album. D’abord, je trouve que le résultat final est trop dans la lignée de ses inspirations dans le sens où il n’affirme pas suffisamment sa propre identité. Ce n’est pas non plus dramatique, surtout que là il s’agit d’un premier album et c’est au final assez rare d’avoir un groupe avec une personnalité forte dès le début, d’une certaine manière, ce n’est limite pas un défaut, c’est plus moi qui suis un emmerdeur. En revanche, et là c’est un vrai défaut, je trouve que la première partie de l’album, jusqu’à la fin de "Larmes", tire trop en longueur. La faute à des morceaux certes courts mais ne se reposant bien souvent que sur des passages atmosphériques manquant de force. Je pense que mieux répartis dans la tracklist, ces morceaux auraient pu avoir plus d’impact, mais les avoir à la suite au début de l’album me procure une certaine frustration.

Mais une fois "Pluie de Cendres Pt. II" démarrée, on tient quelque chose de bien plus engageant. On reste totalement dans le même style mais les quatre morceaux de cette deuxième partie se montrent bien plus fouillés, accrocheurs et prenants. Entre ce riff lourd et mid-tempo de "D’Eau Et De Sang" qui vient magnifier et nuancer l’ambiance presque céleste de ses mélodies, le final totalement furieux de "Danse Dans le Vent" et ces chuchotements inquiétants ouvrant sur des hurlements désespérés dans "Crépuscule", on trouve tout plein de bonnes idées qui démontrent un fort potentiel qui ne demande qu’à être exploité pour la suite. Surtout que les bases sont déjà bien posées, le chant est top et sait se montrer versatile entre hurlements désespérés et chant plus caverneux, le jeu de batterie est déjà très carré et on a droit à quelques bons riffs par-ci par-là.

Donc ouais, même si j’ai plus parlé de ce qui ne me plaisait pas dans ce "Par-Delà L’Existence" que des bons points, il reste un premier album présentant suffisamment de qualités pour qu’on lui pardonne sa première partie un peu maladroite qui, en vrai, passe quand même mais ne me plonge pas forcément dans l’atmosphère que s’évertue à construire le groupe. Franchement, si vous êtes client de ce genre de Post Black Metal, allez-y les yeux fermés, vous y trouverez votre bonheur.

A lire aussi en BLACK METAL par ANIMA :


DAWN OF OUROBOROS
The Art Of Morphology (2020)
L'art de la métamorphose




FLUISTERAARS
Bloem (2020)
Beau comme un coquelicot


Marquez et partagez




 
   ANIMA

 
  N/A



- Hell Max (chant)
- Hell Tiche (guitare)
- Hell Coxys (batterie)
- Hell Ben (basse)


1. Lumière
2. Ombre
3. Pluie De Cendres Pt.i
4. Esprit Vide
5. Larmes
6. Pluie De Cendres Pt.ii
7. Danse Dans Le Vent
8. D'eau Et De Sang
9. Crépuscule



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod