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RIOT CITY - Burn The Night (2019)
Par DARK SCHNEIDER le 23 Décembre 2019          Consultée 2151 fois

On se rappelle qu'à la fin des 90s du côté de l'Allemagne un rejeton du Hellion de JUDAS PRIEST vit le jour : PRIMAL FEAR. Un très bon faiseur dans son genre. Vingt-et-un ans plus tard l'histoire se répète, mais cette fois-ci au Canada. La pochette de "Burn The Night" de RIOT CITY ne laisse planer aucun doute, oui, on a de nouveau affaire à un descendant du même Hellion. Mais ne fuyez pas, pauvres fous : RIOT CITY n'est pas un simple clone de JUDAS PRIEST ! Car avec ce premier album, les Canadiens font fort, très fort, et renvoient au passage les Allemands et leur dizaine d'albums réviser leurs gammes. RIOT CITY explose les premiers PRIMAL FEAR, qu'on se le dise, il n'y a plus qu'à espérer qu'ils aient une carrière aussi longue.

Certes, cet album de RIOT CITY mérite quelques écoutes pour bien l'appréhender. Car à première vue on pourrait croire qui s'agit juste d'un énième album de screaming Heavy Metal priestien de plus, qui aurait le mauvais goût d'en faire des tonnes en matière de chant criard. Et je vous avoue que je suis un peu tombé dans le piège en ne lui prêtant pas suffisamment d'attention au début, pour n'y revenir sérieusement que plusieurs semaines plus tard. Ce "Burn The Night" n'est pas qu'un pur défouloir pour headbangueur en mal de pétage de nuque, il cache des compos véritablement inspirées, souvent bien plus subtiles qu'elles n'en n'ont l'air, ne tombant pas dans la facilité des citations à outrance de ses aînés des 80s. Si RIOT CITY respire JUDAS PRIEST il n'y a guère que "Livin' Fast" et son riff très "Screaming For Vengeance" (le titre) qui le cite ouvertement. Évidemment, les cris suraigus du chanteur guitariste Cale Savy évoque Halford, mais plutôt le Halford période 1982 justement que le Rob de "Painkiller". Mais heureusement, Halford n'est pas sa seule influence, ce qui est également valable guitaristiquement. Prenez le riff de "Warrior Of Time", c'est un riff typiquement Blackmorien avec le supplément de distorsion qu'il faut pour sonner plus Heavy.

Avec ces huit morceaux, "Burn The Night" représente la frange la plus dur de la NWOTHM, celle qui s'inspire certes beaucoup des groupes anglais mais qui n'en oublie pas du tout l'US Power Metal des 80s. Les lignes de chant de cette tuerie intersidérale qu'est "In The Dark" sont d'ailleurs très clairement inspirées par Eric Adams quand ce dernier est très énervé. C'est que derrière ses atours très Speed, RIOT CITY intègre l'influence du Metal Épique, évident sur le fantastique "Halloween At Midnight" qui clôt l'album, si si, écoutez donc ses lignes de chant sur le premier couplet. C'est la grande force de ce "Burn The Night" : sa variété, dans un style souvent trop calibré où l'on peine parfois à différencier les morceaux. Ici chaque refrain se distingue (en nous servant régulièrement des chœurs virils typiques de l'USPM), chaque morceau impose son ambiance. Même quand le riff d'intro se fait classique ("The Hunter"), RIOT CITY parvient à développer un titre accrocheur et qui prend aux tripes, avec toujours une certaine progression. L'impressionnant travail vocal de Cale Savy, qui tire totalement partie des effets de production, y est également pour beaucoup dans la personnalisation de ces morceaux.

Contrairement à TRAVELER, qui partage le même batteur, RIOT CITY a fait le choix d'une production qui peut paraître un peu plus moderne mais tout de même très typée : on est dans l'esprit du "Firepower" de JUDAS PRIEST avec moins de moyens évidemment, mais tellement plus agréable que les prods à l'allemande. On notera que la basse est particulièrement bien mise en avant, ce qui est toujours un plus dans ce style (contrairement aux albums des années 80 qui étaient souvent bien faiblards à ce niveau).

Inutile d'épiloguer des lignes et des lignes : "Burn The Night" est une claque. Du pur Heavy Speed Power, inspiré et surtout particulièrement implacable. Les passages transcendants sont nombreux si vous avez l'habitude de triper sur ce style, vous sentirez forcément votre poing se serrer et se lever sans que vous ne puissiez l'empêcher (moi ça me le fait sur "321" par exemple). En termes d'énergie brute, l'album met même une claque à un ENFORCER qui a très bien fait d'élargir ses horizons sur son dernier album en date car il n'aurait pu soutenir la comparaison s'il en était resté au pur Speed Metal. Il faut cependant savoir que depuis la sortie de l'album, Cale Savy a décidé d'abandonner son poste de chanteur, les lignes de chant étant sans doute trop éprouvantes pour qu'il puisse assurer à la fois le chant et la guitare en live, sachant que le groupe se produit beaucoup plus en concert désormais. Fort heureusement, son remplaçant, un certain Jordan Jacobs, semble très bien s'en sortir si j'en crois les vidéos live diffusées sur un certain site bien connu. À croire que tout réussit à RIOT CITY, espérons que le groupe maintienne un tel niveau !

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Cale Savy (guitares, chant)
- Roldan Reimer (guitares)
- Dustin Smith (basse)
- Chad Vallier (batterie)


1. Warrior Of Time
2. Burn The Night
3. In The Dark
4. Livin' Fast
5. The Hunter
6. Steel Rider
7. 329
8. Halloween At Midnight



             



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