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ROCK/METAL ALTERNATIF  |  STUDIO

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2019 10 Songs
 

- Style : Alice In Chains, Foo Fighters, Pearl Jam

NÄPPOGRAD - 10 Songs (2019)
Par DARK BEAGLE le 25 Août 2019          Consultée 383 fois

Il y a des groupes comme ça, qui viennent dont on se sait où et qui sortent des disques dans une espèce d’indifférence générale. C’est un peu, voire franchement, le cas de NÄPPOGRAD qui… Ben vient dont on ne sait où et qui sort, il faut bien le dire, son premier album dans une espèce d’indifférence générale même s’ils se retrouvent distribués sur le shop de Nuclear Blast, rien que ça. Mais bon, comme ça ne nous avance pas plus, en définitive, il faut bien passer par la case écoute pour savoir de quoi il en recourt.

Bon, avec un nom qui évoque un meuble suédois ou une ville Russe oubliée au fin fond des steppes, l’envie de situer le combo soit dans le nord de l’Europe, soit quelque part dans l’ex-URSS. En fait, NÄPPOGRAD nous vient de Suisse, de Saint Gall pour être précis. Bon, ça, c’est fait. Ensuite, leur opus s’intitule "10 Songs" et là, j’ai envie de dire qu’il ne faut pas nous prendre pour des jambons parce qu’effectivement, il y a dix titres sur cette galette, mais là, c’est vraiment la crise d’inspiration. Vous imaginez le brainstorming de fou qu’il faut pour en arriver là ? C’est tellement pragmatique que ça en devient surréaliste. Puis la pochette laisse libre court à l’imagination, chacun voudra voir ce qu’il veut voir là-dedans. Personnellement, je distingue quatre traits d’épaisseur différente.

En réalité, c’est plus intrigué qu’agacé que je me suis plongé dans ce disque d’un power trio qui délivre un Rock/Metal Alternatif somme toute honnête, pas forcément très original, mais possédant une patte qui lui est propre, grâce à un phrasé de guitare qui va souvent revenir, comme un gimmick, tantôt entêtant, parfois lassant malgré tout. Les riffs de Salvatore Cori sont toujours mélodiques, avec ce qu’il faut d’abrasif pour titiller agréablement l’oreille. Sa voix en revanche, si elle n’est pas rédhibitoire, manque parfois clairement de puissance. Pour faire simple, elle peut faire songer à celle de Dexter Holland (The OFFSPRING), mais en moins criard et euh… plus juste également. Salvatore ne crie pas, ça ne va pas avec son look casquette-béret et son air gentiment bougon.

Et comme la publicité mensongère n’est pas leur truc, les musiciens de NÄPPOGRAD proposent dix chansons qui se veulent pour la plupart accrocheuses. Cela commence par un riff trépident, cela passe par un refrain qui bouge plutôt bien. C’est sympa, c’est gentiment inoffensif en revanche. Il est difficile de nier que ça joue bien. La section rythmique délivre un groove agréable, avec cette basse qui claque bien. La guitare délivre ces petites mélodies qui vont faire la patte du groupe, les répétant parfois à l’excès, ce qui va provoquer cette lassitude évoquée en début de chronique.

Outre "My Cage", l’ouverture dynamique, plusieurs morceaux sortent du lot, avec leurs forces et leurs faiblesses. "Paradox", par exemple, qui propose de belles reprises rythmiques, mais où le chant pêche parfois par manque de puissance, comme sur le final où les chœurs – pourtant ils sont loin d’être exubérants façon chanson de marin ou Power Metal – prennent presque le dessus sur la voix de Salvatore Cori. "A Moderne Miracle" interpellera quant à elle avec ses relents Punk, bien qu’au final ce soit assez gentillet. Après, c’est parfois un peu simpliste, aussi bien dans la construction des morceaux que dans les paroles ("Low-Cost Made").

NÄPPOGRAD se veut un peu engagé mais pas trop, volontaire, mais se reposant sur les acquis du genre, évoluant entre FOO FIGHTERS pour l’approche parfois catchy de la musique et un ALICE IN CHAINS qui oublierait de sonner résolument Heavy. Quand on voit le succès de ces deux groupes aujourd’hui encore, difficile de dire que nos Suisses ne sont pas dans le coup, qu’ils sont hors sujet. Ce genre de musique, ils devaient déjà en écouter ado et ont continué à faire vivre cette passion, un peu tardivement, dépassé l’âge limite autorisée pour un premier album dans le style. Et là nous pouvons nous poser cette question : n'avons nous pas plus de mordant pour ce genre de musique à 20 ans qu'à 40 ? Parce que la rage, la colère, elles ne sont pas palpables, on nous énonce plutôt des faits. Froidement. Mais sans aller plus loin.

Les musiciens font donc une musique de quarantenaires fringants. Un peu Indie, Alternatif et arrivant à sonner de façon assez moderne malgré tout, le groupe ne semble pas chercher la reconnaissance. Cela ressemble plus à un truc entre potes qui ont eu la chance de pouvoir enregistrer leurs idées sur un album, où ils peuvent ainsi immortaliser une quarantaine de minutes de leur créativité et qu’ils font un peu partager. Nous pouvons passer à côté, nous pouvons nous attarder dessus pour se faire une idée, mais malgré tout, cela reste assez oubliable dans le fond comme dans le forme.

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   DARK BEAGLE

 
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- Salvatore Cori (chant, guitare)
- Yves Egli (basse, claviers)
- Marco Kopp (batterie)


1. My Cage
2. Numbers
3. Paradox
4. Airplanes
5. World Trip
6. A Modern Miracle
7. Low-cost Made
8. Dear Friend
9. A Soldier In War
10. The Wanker



             



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