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BATUSHKA - Panihida (2019)
Par VOLTHORD le 21 Juillet 2019          Consultée 1821 fois

"BATUSHKA est tellement orthodoxe qu’il a même eu son schisme", commentait un habile passant de YouTube. Quoiqu'on devrait aujourd'hui plutôt parler de dédoublement, comme nous nous retrouvons aujourd'hui avec deux BATUSHKA. BATUSHKA l’encapuché, BATUSHKA l’énigmatique, BATUSHKA le ténébreux est devenu un des plus beaux cirques de printemps, encore moins digne qu’un certain drama YouTube ne s’étant PAS soldé par un combat de MMA. Je ne me tenterai pas à résumer l’entièreté de cette rixe qui prouve à quel point le Black Metal est tombé bas dans la gogolerie et l’appât du gain, mais je vais tout de même essayer d’y donner un peu de contexte.

Le BATUSHKA de Drabikowski, principal compositeur et vocaliste du groupe, sort donc là son album, dégainé plus vite que celui de son compère Krysiuk qui l’avait (croyait-il) évincé du groupe pour sortir son album à lui en juin. L'appelant "True BATUSHKA", en opposition au FAKETUSHKA de Krysiuk, les fans ont été assez unanimes pour se rallier à Drabikowksi, qui n’a certes pas eu de mal à démontrer qu’il était à la source de la composition de "Litourgiya". En revanche, c’est l’intervention du batteur Martin Bielemiuk (qui n’est aujourd’hui dans aucune des deux formations) qui nous fera douter de la légitimité autant de la première formation que de la seconde : d’après ses dires, autant Drabikowski aura été central dans la composition et l'interprétation, autant c’est Krysiuk qui aura été la raison pour laquelle le groupe a réellement connu du succès et lui aura conféré son apparat de scène. Avec ce post Facebook, BATUSHKA en prenait dans tous les cas pour son grade : le "groupe", simple blagounette du dimanche postée sur le net, aurait simplement "surfé" sur le buzz du premier morceau paru et (très) rapidement composé un album avec la même formule (ce qui explique grandement l’aspect redondant de "Litourgiya").

"Panihida" n’a pas l’air moins écrit à l’arrache, et c’est bien entendu un euphémisme.

Pour qui aurait eu un réel coup de cœur pour "Litourgiya", ils seront sans doute heureux à l’idée que tous les ingrédients sont, comme cette copie de la Vierge Marie ternie, présents comme à l’identique : mid-tempi ambiants avec chant guttural, sons de cloche qui vous font presque sentir l’encens au seuil de l’église, puis chant black écorché à vif accompagné d’un riff dissonant pour enchaîner sur de très longs blasts sur fonds d’accords vaguement mélodiques : on a les quinze premières minutes de l’album et si vous n’en attendez pas plus, vous pouvez d’ores et déjà foncer chez votre disquaire en faillite préféré.

"Panihida" n’a tellement rien de plus ni de moins que "Litourgiya" qu’il me laisse aussi stoïque que ces saints torturés sur des fresques byzantines, très clairement en train de se vider de leur sang mais gardant seulement cette moue embêtée de ceux qui n’aiment pas trop le lundi. Indifférent face à cette resucée d’un premier album comportant déjà de très explicites failles. Dans "Litourgiya", la batterie manquait de subtilité, et c’est toujours le cas, les riffs étaient peu originaux, ils le sont aujourd’hui encore moins, le chant rauque "grégorien" (guillemets obligatoires) voguait toujours sur les mêmes effets, le tout ne restait ni plus moins qu’un album de Black Metal en pilote automatique avec une surcouche religieuse, là c’est tout pareil, la surprise en moins.

Reste l’ambiance, bien conservée, mais très clairement insuffisante, qui fera gagner une petite étoile de plus à ce BATUSHKA-là (aussi parce que j’ai un petit faible pour les sixième et septième pistes, qui n’ont pourtant en réalité pas grand-chose de bien exceptionnelle, j’aime juste arbitrairement bien et les rythmiques se calment un peu).

En attendant, s’il fallait un album comme celui-là pour prouver que Drabikowski était au moins le plus attaché à la formule originelle de groupe, soit. La démonstration de "talent" n’est tout de même pas impressionnante non plus. Krysiuk de son côté a dû chercher à capter "l'essence" de BATUSHKA pour faire sans son principal vocaliste...
Ça va être dur dans tous les cas de garder toute forme de crédibilité à l’avenir.

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