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Marius DANIELSEN - Legend Of Valley Doom Pt. 2 (2018)
Par GEGERS le 10 Février 2019          Consultée 608 fois

À vous lire dans les commentaires de la chronique, nous nous étions gourés en proposant en sélection de la semaine "Legend Of Valley Doom Pt.1", le bébé de Marius Danielsen et premier volet d’une trilogie en cours. Pourtant, trois ans plus tard, le constat (tout du moins de notre côté) reste le même. Construit autour d’imparables mélodies, œuvrant dans des eaux Speed Mélodique qui nous ramènent vers ce que la fin des années 90 a pu proposer de meilleur dans ce domaine, cet album reste une sucrerie prétentieuse autant que réussie qui n’a pas usurpé sa critique positive. Ceci étant dit, l’album a-t-il tourné en boucle sur notre platine durant les trois années qui le séparent de son successeur ? Non, et force est de reconnaître qu’avant de préparer la critique de son petit frère, il avait tendance à prendre la poussière. Ce qui n’enlève rien à sa saveur hédoniste. "Legend Of Valley Doom Pt.1" est un plaisir de l’instant, là où la musique se veut un plaisir intemporel, et donc permanent. Mais n’est-ce pas une caractéristique majeure du Speed Mélodique ?

Son premier album ayant reçu malgré tout un bon accueil, Marius Danielsen s’enhardit et se lance donc dans la mise en place d’un univers, voire d’une mythologie. Avec son frère (qui mène de son côté le projet EUNOMIA), les deux Norvégiens concrétisent la mise en musique de leur univers fait de héros, de batailles entre le Bien et le Mal, d’une quête nécessitant de traverser des montagnes et de se frotter à un dragon pour récupérer une des sept épées de cristal. On pense à la Comté, à de fiers anti-héros aux pieds touffus, et à une entité démoniaque particulièrement belliqueuse… Vous voyez le genre. "Legend Of Valley Doom Pt.2" débute à un moment critique de la narration, qui voit nos héros pleurer la perte de l’un des leurs. C’est d’ailleurs étrangement sur la ballade ”King Thorgen’s Hymn”, qui n’est pas sans évoquer les titres calmes de BLIND GUARDIAN, que s’ouvre ce second volet. Le lien narratif semble évident, et on a l’impression que le volet 1 de l’histoire date d’hier, tant les ambiances et les arrangements se font similaires. Forcément, les convaincus y trouveront leur compte, les autres n’y verront que de l’esbroufe et de la poudre aux yeux.

On remarque néanmoins que la première partie de l’album est un peu peine-à-jouir. Le Speed Mélodique, pourtant composante essentielle de la musique du projet, ne fait son apparition que sur le deuxième morceau, "Rise of The Dark Empire", efficace et sans fioritures, qui bénéficie de la présence de Mark Boals et de Matias Kupiainen, guitariste de STRATOVARIUS. Les pistes suivantes sont surprenantes, à l’image de "Eunomia", ballade symphonique dénuée de guitare, construite majoritairement autour d’harmonies vocales. "Tower Of Knowledge", qui lui succède, nous permet de retrouver avec plaisir le trop rare Matthias Blad (FALCONER). Mais à nouveau, cette ballade piano-flûte, qui se transforme en power-ballad avec l’arrivée de Tom Naumann (PRIMAL FEAR), n’est pas ce que l’auditeur attend en début d’album. Les mélodies sont accrocheuses, c’est une évidence, mais l’album tarde néanmoins à démarrer.

"Visions Of The Night" constitue ainsi un vrai soulagement. Ce titre Speed Mélodique est ultra prévisible (et aussi particulièrement rapide), mais offre une bouffée d’air frais portée par un refrain incroyable d’efficacité, du EDGUY pur jus. L’album finalement sur de bons rails, on se laisse porter par une musique certes évidente, mais foisonnante d’idées et portée par une pelletée d’invités plus ou moins prestigieux, dont les interventions savamment programmées permettent de ne pas transformer l’ensemble en joyeux bordel. Si on est heureux d’entendre Blaze Bayley et Jens Ludwig (EDGUY) sur le fédérateur et bombastic ”By The Dragon’s Breath”, on apprécie tout autant la présence de ces intervenants quelque peu oubliés et qui ont pourtant fait la gloire du genre, à l’image de Jan Thore Grefstad, chanteur de HIGHLAND GLORY, qui officie sur "Under The Silver Moon", une ballade tout d’abord acoustique dont on retient essentiellement le refrain, et qui nous laisse sur notre faim même lorsqu’elle se transforme en power-ballad plus entreprenante.

Légèrement moins charismatique que son prédécesseur, l’identité sonore de ce "Legend Of Valley Doom Pt.2" se retrouve essentiellement sur deux titres : "Crystal Mountains", mid-tempo musclé porté par un gros riff, très proche de l’univers de DIO, et qui s’enhardit dans sa deuxième moitié alors que les solos de guitare s’enchaînent et flamboient. "Angel Of Light", porté par le "maître" Michael Kiske (HELLOWEEN) est un autre grand moment. Titre speed à tiroirs, qui évoque ostensiblement l’univers des Citrouilles, le morceau voit les guitaristes Timo Somers (DELAIN) et Olivier Lapauze (HEAVENLY) s’en donner à cœur joie.

L’album se termine decrescendo. On apprécie "Princess Lariana’s Forest", qui s’étend sur près de dix minutes et offre un gros travail sur les percussions, variées et tribales. Les harmonies vocales sont au centre des débats sur ce titre qui se transforme peu à peu en un morceau Speed Mélodique classique, bénéficiant de la présence d’Olaf Hayer (Luca TURILLI, DIONYSUS). Plus passe-partout malgré la présence de Michele Luppi (SECRET SPHERE), "Temple Of The Ancient God" ne marque pas les esprits, tandis que ”We Stand Together”, la ballade finale, évoque les premiers GAMMA RAY. Tim "Ripper" Owens se fait baryton sur ce morceau finalement moins grandiloquent et puissant que les premiers de l’album. Ainsi, si Marius Danielsen parvient à proposer un album plus varié et riche en ambiances que son prédécesseur, sa première partie un peu bande-mou et un final pas vraiment explosif lui donnent un léger goût d’inachevé, malgré la présence de titres très réussis et les interventions pertinentes des différents invités. L’album reste appréciable et constitue un second volet sympathique d’une trilogie dont on attend la conclusion avec impatience.

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- Michael Kiske (chant)
- Tim “ripper” Owens (chant)
- Blaze Bayley (chant)
- Olaf Hayer (chant)
- Michele Luppi (chant)
- Daniel Heiman (chant)
- Mark Boals (chant)
- Alessio Garavello (chant)
- Mathias Blad (chant)
- Jan Thore Grefstad (chant)
- Diego Valdez (chant)
- Raphael Mendes (chant)
- Per Johansson (chant)
- Kai Somby (chant)
- Simon Byron (chant)
- Anniken Rasmussen (chant)
- Peter Danielsen (chant)
- Marius Danielsen (chant, guitare)
- Bruce Kulick (guitare)
- Matias Kupiainen (guitare)
- Jennifer Batten (guitare)
- Tom Naumann (guitare)
- Tracy G (guitare)
- Jens Ludwig (guitare)
- Jimmy Hedlund (guitare)
- Timo Somers (guitare)
- Olivier Lapauze (guitare)
- Luca Princiotta (guitare)
- Andy Midgley (guitare)
- Mike Campese (guitare)
- Billy Johnston (guitare)
- Sigurd Kårstad (guitare)
- Marius Danielsen (guitare)
- Jari Kainulainen (basse)
- Magnus Rosén (basse)
- Barend Courbois (basse)
- Jonas Kuhlberg (basse)
- Giorgio Novarino (basse)
- Rick Martin (basse)
- Peter Danielsen (claviers)
- Steve Williams (claviers)
- Stian Kristoffersen (batterie)


1. King Thorgan's Hymn
2. Rise Of The Dark Empire
3. Gates Of Eunomia
4. Tower Of Knowledge
5. Visions Of The Night)
6. Crystal Mountains
7. By The Dragon's Breath
8. Under The Silver Moon
9. Angel Of Light
10. Princess Lariana's Forest
11. Temple Of The Ancient God
12. We Stand Together



             



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