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SCARS ON BROADWAY - Dictator (2018)
Par JEFF KANJI le 3 Octobre 2018          Consultée 898 fois

Depuis 2005, les amateurs de Metal original et coloré sont un peu orphelins ; en effet, son plus illustre représentant de la génération d'alors, SYSTEM OF A DOWN, entre en sommeil pour une durée indéterminée. C'est alors le début d'une période d'exploration que Serj Tankian son facétieux chanteur va mettre à profit sans tarder, délivrant un premier album "Elect The Dead" magistral, vite porté sur scène avec orchestre symphonique. Le principal compositeur de la bande, Daron Malakian, va mettre plus de temps à se décider à tirer les marrons du feu, pour proposer le premier opus de SCARS ON BROADWAY en 2008.

Les critiques formulées à l'époque ne plaidaient pas en faveur de ce premier opus, éclipsé par le génie plus déjanté de Serj, SCARS ON BROADWAY proposant un Neo Fusion assez proche de SYSTEM OF A DOWN mais sans en posséder le côté Mike Patton qui amenait une urgence de presque tous les instants sur les albums de la formation américano-arménienne. D'ailleurs le duo "Mezmerize/Hypnotize" perdait une partie de cet aspect barré qui contribue à laisser à "System Of A Down" et "Toxicity" un statut de chefs d'œuvre intemporels qui ont fait du bien au Neo de la fin des années 90 qui s'était standardisé (avec LINKIN' PARK comme emblème).

SCARS ON BROADWAY est une véritable échappatoire pour Daron Malakian, qui a laissé le projet en sommeil pendant près de dix ans, suite à la reprise d'activité live de SOAD. Comme la venue d'un prochain album de la bande semble s'éloigner chaque jour un peu plus, il a finalement décidé de relancer son projet pour livrer au monde nombre de morceaux qu'il gardait de côté depuis plusieurs années.

S'occupant de tout, de la pochette (une peinture de son père, qui avait déjà réalisé les pochettes de "Mezmerize" et "Hypnotize") à l'enregistrement, prenant même cette fois-ci les baguettes, ce qu'il n'avait pas fait à l'époque du premier SCARS ON BROADWAY, pour un résultat, il faut le dire, bluffant ! Daron est un multi-instrumentiste doué, qui en studio éradique toutes les approximations qu'on peut parfois lui reprocher en live. Il démontre surtout à travers ses compositions qu'il reste l'un des grands artisans du succès de SYSTEM OF A DOWN, en particulier les dernières années de productivité du groupe.

"Dictator" brasse assez large, n'oubliant ni la mélancolie, qui certes reste assez présente ipso facto à travers le timbre si personnel de Daron Malakian, au moins aussi original que celui de son iconoclaste ami Serj Tankian, ni les revendications politiques, même si sur ce point Daron se pose davantage comme un observateur qui dénonce la torture psychologique, l'hypocrisie des puissances, y compris Daech (sans les nommer), s'accordant en milieu d'album un passage plus introspectif, centré sur les relations humaines, avec là aussi leur lot de dénonciations, comme la banalisation du viol sur "Never Forget" dont la mélodie de guitare est des plus entêtantes. Les textes ne sont pas toujours ultra élaborés, Daron répétant assez souvent les mêmes strophes, mais ils font sens et ne restent pas neutres, perpétuant une tradition qui court depuis les débuts de SOAD, même si Serj se distingue toujours par ses actions plus franches.

Des titres efficaces et catchy "Dictator" n'en manque pas, en commençant par le chapelet des trois premiers morceaux, "Never Forget" qui porte bien son nom, l'instrumental tout en sensibilité "Gie Mou" qui reprend une mélodie traditionnelle grecque, le tout parachevé par une reprise réussie (et assez fidèle) du "Assimilate" de SKINNY PUPPY. Il faut cependant modérer cet enthousiasme, car il serait malhonnête de ne pas signaler une certaine redondance parfois, particulièrement en milieu d'album ("Till The End" malgré son refrain empli de spleen), même si on trouvera toujours un petit plan qui accroche l'oreille par-ci par-là (je pense spontanément au riff syncopé à la fois limpide et pas si évident de "We Won't Obey").

Mais je dois avouer que tout cela est assez largement contrebalancé grâce à des riffs à la hauteur de la légende, et dont certains n'auraient effectivement pas fait tache sur un nouveau SYSTEM OF A DOWN, mais aussi par ce côté jumpy qui donne envie de taper du pied et de se tortiller dans tous les sens à l'écoute de l'album.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Daron Malakian (tout)


1. Lives
2. Angry Guru
3. Dictator
4. Fuck And Kill
5. Guns Are Loaded
6. Never Forget
7. Talkin' Shit
8. Till The End
9. We Won't Obey
10. Sickening Wars
11. Gie You (my Son)
12. Assimilate (cover Skinny Puppy)



             



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