Recherche avancée       Liste groupes



      
DOOM PSYCHé  |  E.P

Lexique doom metal
L' auteur
Acheter Cet E.P
 


 

2013 The Mouths Of Madness
 

- Style : Black Sabbath, Blue Öyster Cult, Trouble, Saint Vitus

ORCHID - Through The Devil's Doorway (2009)
Par DARK BEAGLE le 4 Septembre 2018          Consultée 271 fois

Si vous êtes un amoureux des premiers BLACK SABBATH, l’idée d’une certaine forme de Heavy Metal, primaire, lente et enfumée doit certainement vous manquer. Alors que diriez-vous de jeter une oreille à ORCHID qui, comme son nom l’indique fort à propos, vous un culte à la bande à Iommi sans le moindre complexe. Pourtant, ils sont Californiens, de San Francisco pour être précis et à part une certaine brume, il n’y a pas grand-chose qui les rapproche de l’Angleterre ouvrière de la fin des années 60. C’est peut-être une histoire de fumette après tout.

Parce que niveau ambiance Doom Psyché, on est en plein dedans ! Ce second EP, "Through The Devil's Doorway", tape directement dans le lourd, le gras, gentiment pachydermique et volontiers halluciné. C’est gras, ça transpire de partout, ce n’est pas forcément des plus raffinés, mais force est d’admettre qu’il y a quelque chose qui se dégage de cet EP d’à peu près quinze minutes, un souffle nostalgique déjà et une odeur de weed somme toute naturelle pour le style pratiqué.

ORCHID a parfaitement assimilé son Petit Black Sabbath Illustré, édition 1970-1971, celle qui se drapait dans les drogues et un psychédélisme poussé à son paroxysme, donnant plusieurs actes de naissance, celui du Heavy Metal et du Doom des origines. Ici, nous sommes en plein dedans et un titre comme "Into The Sun" n’aurait pas dépareillé sur un album comme "Paranoïd" justement. En revanche, c’est très brouillon dans l’ensemble, ça grésille comme un enregistrement d’époque et c’est certainement l’effet voulu, mais en 2009, étrangement, cela ne fonctionne pas tout à fait, comme si c’était un anachronisme.

Mais on peut déjà apprécier le savoir-faire de ces musiciens qui semblent venir de nulle part, ce qui est un peu le cas d’ailleurs, quelques groupes qui n’auront guère dépassé le stade des démos (le guitariste Mark Thomas Baker semble être le plus expérimenté des musiciens). Ils jouent de façon classique, certes, mais avec une certaine application et un respect pour les débuts du genre évident. ORCHID met le pied à l’étrier de façon assez convaincante, même si non dénué de reproches.

La prise de risque, ici, c’est d’évoluer dans un sens, distinct, comme sur leur premier EP éponyme où l’on retrouve ici les chansons "Eastern Woman", "Son Of Misery" et "No One Makes A Sound", "Cosmonaut Of Three" et "Eyes Behind The Wall" seront plus tard recyclés sur le premier album, "Capricorn", sans laisser transparaître une quelconque personnalité, tandis que transparaît un peu trop l’influence la plus évidente, BLACK SABBATH, ce qui s’arrangera un peu par la suite, où d’autres se montreront, ainsi qu’un style qui s’épanouira.

Pour le moment, il reste quinze minutes de Doom Psyché tout ce qu’il y a de plus traditionnel, une mise en bouche pour un avenir meilleur. Cela manque encore un peu de consistance pour mériter mieux que ce 2/5 qui peut paraître abrupt, mais qui correspond parfaitement à la musique dispensée et pour les raisons évoquées plus haut. Il n’y a pas grand-chose à dire de plus sur ce genre d’EP, qui sert plus d’amuse-gueule qu’autre chose en attendant le plat de résistance qui lui s’annonce des plus copieux.

A lire aussi en DOOM METAL par DARK BEAGLE :


KHEMMIS
Desolation (2018)
Et KHEMMIS devint plus abordable




MOTOROWL
Atlas (2018)
L'air de rien


Marquez et partagez




 
   DARK BEAGLE

 
  N/A



- Theo Mindell (chant, claviers, percussions)
- Mark Thomas Baker (guitare, claviers)
- Keith Nickel (basse)
- Carter Kennedy (batterie)


1. Into The Sun
2. Eastern Woman
3. Son Of Misery
4. No One Makes A Sound



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod