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PINK CREAM 69 - Headstrong (2017)
Par DARK BEAGLE le 31 Janvier 2018          Consultée 1128 fois

"Ceremonial" n’avait pas laissé un souvenir impérissable. Un album un peu terne, factice pourrait-on dire, qui se laisse écouter, mais sans que l’on y prenne forcément beaucoup de plaisir. Entre l’accumulation de projets pour certains (principalement Dennis Ward et David Readman) et le départ de Kosta Zafiriou, le batteur et membre d’origine du combo - qui depuis a laissé tomber ses fûts pour se consacrer à sa carrière de manager - le plaisir ne semblait pas être au rendez-vous et cela se ressentait. L’annonce d’un nouveau disque de PINK CREAM 69 pour l’automne 2017, cet "Headstrong", n’a donc pas été l’annonce la plus palpitante qui soit et pourtant, on se retrouve là face à un retour gagnant, sans le moindre doute possible.

2017, c’est une année un peu spéciale pour le groupe, vu qu’il souffle ses trente bougies, ce qui n’est pas rien. Et plutôt que de se la jouer père tranquille, à laisser retomber la pression pour jouer la carte de la sécurité, la formation de Dennis Ward va pratiquer la musique qui la représente le mieux, ce mélange entre un Hard Rock enlevé et un Heavy Metal forcément mélodique. Qu’il est difficile de cataloguer réellement PINK CREAM 69 tant les musiciens s’échinent à toujours se trouver à la frontière de ces deux genres, sachant proposer des morceaux remuants et carrés comme d’autres plus volontiers rentre-dedans. Et il avance tel un funambule, sur une corde raide, sans jamais basculer d’un côté ou de l’autre (même si pour le coup la chute ne serait pas fatale, mais un peu gênante pour l’auditeur qui attend de PC69 cette diversité justement).

"We Bow To None" est d’ailleurs une entrée en la matière fort réussie, un titre porté par une mélodie simple et une rythmique solide, le terrain de jeu idéal pour David Readman. Ce dernier est particulièrement en voix et il livre une excellente prestation tout du long. Il peut se reposer sur un groupe qui sait prendre le relais quand il se tait, qui n’est pas qu’un simple faire-valoir à un chanteur dont le charisme pourrait rapidement devenir envahissant, écrasant, surtout ces dernières années où le Britannique est de plus en plus solicité. L’alchimie fonctionne donc, et pas que sur ce premier morceau. Dès que "Walls Come Down" déboule avec son riff plus sec, on sait qu’on va passer un bon moment, le groupe est en forme. Le refrain, totalement prenant, donne envie de se joindre aux chœurs. Juste magique.

Variant les plaisirs, PINK CREAM 69 propose un album homogène dans le son, mais loin d’être linéaire. On trouve des compositions musclées ("Path Of Destiny", "Bloodsucker"), mais également des ballades dont certaines méritent clairement le détour. On va citer "Man Of Sorrow", qui n’en est pas vraiment une mais qui en prend les ingrédients, le genre de titre où l’on prend son pied, avec les contrastes entre les parties calmes et les autres, plus virulentes, jamais de trop pour ne pas devenir inutilement bourrine, où l’équilibre devient un art essentiel. Et bien sûr il y a "Vagrant Of The Night", avec sa guitare acoustique toute en simplicité qui sert de support à la voix de Readman, peut-être bien le meilleur morceau d’une galette qui n’en manque pas ! On est dans l’attente d’une montée en puissance qui tarde à venir, le chanteur brouille habilement les pistes, puis arrive la délivrance avec ce solo où le groupe retrouve l’électricité… Un petit bonheur à savourer précieusement.

Si le groupe s’était contenté des huit premières pistes, cet "Headstrong" à la pochette euh… Très PINK CREAM 69 aurait frisé la perfection. On ne s’ennuie pas un instant à leur écoute, on prend même énormément de plaisir. Le groupe s’est retrouvé et a fièrement relevé la tête, faisant de "Ceremonial" une simple erreur de parcours comme a pu l’être "Endangered" à une autre époque. Un coup de mou qui n’aurait certes pas dû arriver après six années de silence studio, mais qui a tout de même eu lieu. "Headstrong" remonte magnifiquement la barre donc le long de huit morceaux avant de s’essouffler sur les deux derniers. "Whistleblower" aurait peut-être mérité plus de finesse, il semble un peu grossier après les pépites proposées précédemment tandis que "The Other Man", la troisième ballade de l’album, ne véhicule pas vraiment l’émotion dont elle a besoin et s’avère un peu fade en tant que final.

Cet opus a un goût de reviens-y. À peine il est terminé, on a envie de l’écouter à nouveau, pour prendre un plaisir que l’on n’attendait pas. Plus ? "Headstrong" est donc une très belle pièce de la fin d’année 2017, d’autant plus appréciable que c’est un disque que l’on espérait peut-être pas aussi bon de la part d’une formation qui n’est pas toujours très constante, capable d’être brillante sur le moment pour devenir désagréablement générique l’instant suivant. La bande à Dennis Ward fête donc dignement ses trente ans et offre aux fans un très beau cadeau. Aussi, ne boudons pas notre plaisir et savourons cette offrande du groupe originaire de Karlsruhe car nous ne savons pas de quoi sera fait demain avec PINK CREAM 69.

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- David Readman (chant)
- Alfred Koffler (guitare)
- Uwe Reitenauer (guitare)
- Dennis Ward (basse)
- Chris Schmidt (batterie)


1. We Bow To None
2. Walls Come Down
3. Unite And Divide
4. No More Fear
5. Man Of Sorrow
6. Path Of Destiny
7. Vagrant Of The Night
8. Bloodsucker
9. Whistleblower
10. The Other Man



             



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