Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Dream Evil, Thornbridge, Hibria, Nautiluz, Civilization One, Dragonland, Hammerfall, Stormhammer, Iron Fire
- Membre : Gotham City
 

 Site Officiel Du Groupe (531)

NOCTURNAL RITES - Phoenix (2017)
Par GEGERS le 7 Décembre 2017          Consultée 1032 fois

Je ne sais pas si j'ai manqué à NOCTURNAL RITES mais à moi NOCTURNAL RITES a manqué. Follement. Éperdument. Douloureusement. Pourvu que notre témoignage, notre amour, lui fasse penser que peut-être, je dis bien peut-être, le groupe n'est pas tout à fait mort (*). En dix ans d'absence, il s'en est passé des choses. Certains groupes ont vu leur carrière se faire et se défaire, des modes sont nées et ont disparu, et si le Heavy "classique" est resté fier et droit comme un roc, il a lui aussi subi les assauts de jeunes pousses prêtes à nous faire oublier la magnificence du groupe suédois. Son absence se faisait d'autant plus mordante et blessante que le groupe nous avait laissé en plan après avoir accouché d'un album puissant et impeccable de bout en bout, un véritable chef-d'oeuvre (comment ne pas considérer que sur "The 8th Sin", chaque morceau est un tube ?).

Les rumeurs enflaient ici et là, en 2012 puis en 2014 des concerts furent annoncés, un album mis en branle, mais on ne voyait toujours rien venir. Imaginez donc le soulagement lorsque se sont faites entendre les premières notes de "Before We Waste Away", le single publié peu avant la sortie de ce neuvième album des Suédois. Malgré le départ de Nils Norberg, parti mener une vie plus tranquille et remplacé par Per Nilsson, connu pour œuvrer au sein de SCAR SYMMETRY ou KAIPA, NOCTURNAL RITES n'a pas fait la révolution dans ses rangs. Sa musique, qui a subi une évolution marquée en 2005, s'éloignant d'un Heavy "classique", teinté de Speed, pour évoluer vers un Power mélodique et plus moderne, reste sensiblement la même que celle que l'on peut trouver sur les albums "The Grand Illusion" ou "The 8th Sin". Il est question de mêler puissance et mélodie, ombre et lumière, le lien entre tous ces éléments étant la voix incroyable (et intacte) de Jonny Lindqvist. Ce dernier se fait porteur d'une théâtralité de chaque instant, et use de son charisme naturel pour transformer des titres parfois "passe-partout" en véritables moments de bravoure, ce qu'il fait sur "A Song For You", en profitant pour sauver ce morceau, par ailleurs peu marquant.

NOCTURNAL RITES cuvée 2017 reste capable du meilleur. "A Heart As Black As Coal" (qui rappelle le morceau "Never Again" sur l'album précédent) s'en fait une parfaite illustration, mêlant technicité et mélodie sur un riff saccadé et mécanique auquel s'oppose un refrain flamboyant, marque de fabrique du groupe. Sombre et inquiétant, "The Poisonous Seed" bénéficie ostensiblement de l'influence de SCAR SYMMETRY dans l'agencement des lignes de guitares, aventureuses, mathématiques. Une réussite. Dans une veine plus classique, le mid-tempo "Repent My Sins" se fait plus lumineux et porteur d'espoir, tandis que "Nothing Can Break Me", avec son introduction électronique, ne nous convainc pas autant que "Welcome To The End", titre final survolté qui frappe très fort. Le moment de bravoure de cet album reste néanmoins "The Ghost Inside Me". Débutant comme une explosion le morceau se fait relativement classique sur ses couplets mais offre un refrain surprenant, symphonique et torturé, qui nous désarme complètement face à tant de beauté et d'inventivité.

Pour un retour, c'est un beau retour. Épaulé par un nouveau guitariste de qualité, NOCTURNAL RITES propose un "Phoenix" dont le titre convenu tranche avec un contenu résolument vindicatif, et surprenant. Si "The 8th Sin" brillait par sa constance, c'est plus par touches que le groupe excelle ici, certains morceaux peinant à tenir la comparaison. Mais, dix ans après, le groupe parvient à se faire actuel, et n'a certainement pas bradé son talent. Un album qui fera très plaisir aux amateurs des deux précédents albums de la formation.

3,5/5.

* Introduction librement adaptée du discours d'Annie Girardot lors de la remise des César en 1996.

A lire aussi en HEAVY METAL par GEGERS :


TRANCE
The Loser Strikes Back (2017)
L'évasion, deuxième




LORDI
To Beast Or Not To Beast (2013)
LORDI reboote


Marquez et partagez




 
   GEGERS

 
  N/A



- Jonny Lindqvist (chant)
- Nils Eriksson (basse)
- Per Nilsson (guitare)
- Fredrik Mannberg (guitare)
- Owe Lingvall (batterie)


1. A Heart As Black As Coal
2. Before We Waste Away
3. The Poisonous Seed
4. Repent My Sins
5. What’s Killing Me
6. A Song For You
7. The Ghost Inside Me
8. Nothing Can Break Me
9. Flames
10. Used To Be God
11. Welcome To The End



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod