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FATHER BEFOULED - Desolate Gods (2017)
Par MEFISTO le 8 Octobre 2017          Consultée 345 fois

Je n'avais pas été renversé par le deuxième album des Américains basés à Atlanta formant l'entité putride FATHER BEFOULED. Cette mixture dégoûtante de Death gras aux propensions Doom était facile à ingérer et surtout, à expulser, malgré les grondements qu'elle provoquait dans l'estomac (pour d'autres métaphores du genre, veuillez adresser vos demandes spéciales à mon gérant…).

Alors sept ans plus tard, est-ce que "Desolate Gods" va pousser le bouchon, du haut de ses 30 minutes bien comprimées ? Un peu oui, en tout cas de meilleure façon que sur "Morbid Destitution Of Covenant". Désolé pour les puristes, je n'ai pas eu le bonheur coupable de me farcir le troisième skeud des Ricains, sorti en 2012.

FATHER BEFOULED lorgne toujours cette créature Doom se déplaçant à pas d'éléphant. C'est officiellement ancré dans sa personnalité, cette parenté ne le quittera jamais. Alors si vous détestez les lents passages malsains dans votre Death au petit matin, passez votre chemin. Les autres, vous êtes mûrs pour une légère glissade le long des remparts de la cité de Dité.

"Desolate Gods" porte bien son nom et assume sa charge. Son atmosphère est désolante et nous évoque un monde déserté par les dieux, un univers asséché de toute croyance, un univers vidé de toute substance. Après la très moyenne et interminable "Offering Revulsion", "Mortal Awakening" offre le premier fix de cette boucherie ; excellent titre, au riff accrocheur et à la section rythmique dantesque. Elle ouvre les vannes de l'Enfer pour les 20 minutes restantes. Peu de répit à partir de là, à part sur la dispensable instrumentale "Vestigal Remains". Le quartette s'acharne sur les notes basses et dilapide le Doom avec parcimonie pour nous enchaîner au dessus du précipice, au fond duquel coule une rivière de sang bouillonnant…

FATHER BEFOULED prouve alors qu'il a atteint une certaine sagesse en variant les tempos et en injectant de « cool » et intéressants solos dans cette baignoire vaseuse. "Ungodly Rest" s'avère un exemple parfait de cette volonté de sortir du carcan. Le groove pestilentiel demeure le maître du jeu, toutefois, c'est par lui que les frissons et la répugnance arrivent. C'est aussi par cette production vintage et ce chant sépulcral de Justin Stubbs que les tombes sont creusées.

"Desolate Gods" ne traîne pas inutilement, il est courtement modelé comme les classiques du genre comme INCANTATION, direct, sans exagération. Les Américains ont dosé la violence pour ne pas tomber dans la ridicule surenchère, de sorte que notre imagination est mise à profit pour compléter ces fresques mortifères.

La note sera meilleure que la dernière fois, mais je ne sais pas si FATHER BEFOULED pourra faire mieux. Ça sent le plafonnement… À croire que ces Deatheux ne connaîtront jamais la vérité, emprisonnée au centre du cercle…

Podium : (or) "Ungodly Rest", (argent) "Mortal Awakening", (bronze) "Desolate Gods".

Indice de violence : 3,5/5.

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- Wayne Sarantopoulos (batterie)
- Justin Stubbs (chant, guitare)
- Derrik Goulding (guitare)
- Rhys Spencer (basse)


1. Exsurge Domine
2. Offering Revulsion
3. Mortal Awakening
4. Exalted Offal
5. Ungodly Rest
6. Divine Parallels
7. Vestigal Remains
8. Desolate Gods



             



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