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HARD/ROCK-PSYCHé OCCULTE  |  E.P

Lexique doom metal
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- Style : Blood Ceremony, The Devil's Blood , Jess And The Ancient Ones
- Membre : Therion, Demonoid
 

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LUCIFERIAN LIGHT ORCHESTRA - Ep (2016)
Par WËN le 24 Juillet 2017          Consultée 326 fois

C'est sur une plutôt bonne impression que nous avions quitté le LUCIFERIAN LIGHT ORCHESTRA (le LLO, pour les intimes) il y a déjà deux ans de cela. Via son éponyme premier jet, cet ésotérique projet de Rock Psychédélique nimbé de mystère au satanisme tout hollywoodien, naviguant quelque part entre BLACK WIDOW, THERION, GHOST et JESS AND THE ANCIENT ONES avait su nous happer dans son univers vintage et délibérément occulte avec suffisamment de hardiesse pour nous laisser un curieux gout de revenez-y. Ce sobre EP, arrive donc à point nommé pour qu'à nouveau - au détour d'une sombre ruelle pavée du Paris du début du XXème siècle - viennent nous cueillir les moites volutes d'un bouge sous-terrain d'où s'élèvent les incantations d'une bien étrange messe…

Pressés d'en savoir plus, nous ne nous attarderons guère sur le contenant un peu chiche (un simple digipack, sans livret ni aucune autre information que sa tracklist, reprenant le même artwork que l'album antérieur, les dorures initiales faisant place à différentes surimpressions de noir) pour directement passer aux quatre titres qui le composent. Toujours énigmatique quant à son line-up, c'est un Christofer Johnsson (THERION, ex-DEMONOID, ex-CARBONIZED) parfaitement à l'aise dans son rôle de maître de cérémonie, qui viendra directement nous accueillir et qui, plus expansif et loquace qu'à son habitude quant au contenu proposé, nous exhortera à pénétrer plus avant dans son antre enfumé.

D'ailleurs, les innombrables indices s'accumulant, une obsédante impression nous assaille déjà : de la genèse du LLO - extirpé de la cuisse de son Jupi-THERION d'aïeul (*) - à ses sonorités n'allant pas sans remémorer les aventures occultes de l'hydre suédoise, en passant par l'humanoïde bicéphale en couverture (déjà présent sur la pochette du "Gothic Kabbalah" de 2007), jusqu'au label (celui de Johnsson) qui héberge les deux formations… Plus que jamais, tout semble indiquer que derrière cette image de collectif cultivant le secret se cache en réalité le sieur Christofer, seul, ou presque (eu égard aux lyrics et à l'imagerie, Thomas Karlsson, fondateur du mythique Ordre Du Dragon Rouge et parolier discret de THERION depuis pas mal d'années, doit sans doute y jouer un rôle conséquent), la plupart des autres intervenants n'étant à notre avis que de 'simples' exécutants. Ce qui ne devrait rien retirer au plaisir de se replonger dans l'univers délicieusement occulte et kitchouille de la formation, me direz-vous...

…Du moment que les compositions suivent, ajouterons-nous.

Car dès les harangues - peut être trop insistantes pour être honnêtes - du père Johnsson via le site officiel de la formation (décrivant le background de chaque compo par un court laïus), nous en serions presque à croire détenir là l'EP de l'année, tissé de perles oubliées : ici une "Chanson [de THERION] laissée de côté car sonnant trop vintage à l'époque", là un "Titre relégué aux tiroirs mais qui, au goût d'autres membres, était la meilleure chanson de l'album [de THERION] en devenir", etc. Les arguments enjoliveurs, ne manquaient donc pas.

Hélas, le résultat ne se révèlera pas forcément aussi étincelant. Ainsi, ouvrant le bal, "Evil Masquerade" (ayant d’ailleurs déjà fait l’objet d’un single quelques mois plus tôt), d'abord écartée de l'album car jugée trop conforme à ses congénères devient subitement "Une des meilleures chansons peut être dégagées à tort". Pourtant passés son gimmick d'intro et ses couplets, le titre s'avère soudainement embourbé par un refrain des plus patauds. À l’inverse, "Where The Lilies Grow" brillera davantage lors de ses passages les plus mélancoliques (ses refrains, l’orgue sur son dernier tiers) tandis que ses couplets s'avèreront des plus anodins. Et c’est finalement le constat qui s'appliquera à ce quatuor de morceaux : des chansons loin d’être mauvaises en soi, mais qui n’atteindront jamais la richesse vendue en préambule. D’où une légère déception, avouons-le. Certes, ici et là, de bonnes idées feront indéniablement dresser l'oreille (le rythme entrainant de "Serpent Messiah" ainsi que son break mid-oriental, l’emphase prononcée de "Thunder Perfect Mind" ou encore ses chœurs masculins déclamés), mais plus d'une fois, l'impression d'écouter une compilation de chutes studio du THERION de la grande époque se fera trop cruellement sentir pour pouvoir en faire abstraction. Gageons même que les plus observateurs d'entre nous sauront deviner de quelle session chaque titre est issu, c'est dire…

Au moment de conclure, donc, et même si le résultat se veut très acceptable dans le cadre d’un EP sans autre prétention que de remettre quelques vieilleries au goût du jour en les adaptant à la sauce LLO, cette récupération trop bon-prétexte, ainsi que le côté parfois décousu du disque et cette rédhibitoire et désagréable impression d'être été pris pour des tanches par un Johnsson nous expliquant en long, en large et en travers que nous nous devons d’apprécier son EP ; ces différents éléments, donc, feront cette fois-ci pencher la balance du mauvais côté pour le LLO. Car là où l’album se voyait arrondir au demi-point supérieur pour l'excellente surprise qu’il avait su susciter, nous tendrons ici à minimiser le 2,5 pour le côté finalement anecdotique qui se dégage de cette galette-ci. Et si, intrigués, vous n'avez encore jamais eu l’occasion de jeter une oreille à ce projet, commencez donc par l'album et laissez cet EP de côté, que nous conseillerons finalement davantage aux fans de THERION en manque de sonorités vintage (tandis que le futur opéra Rock de ce dernier tarde à sortir …).

Note réelle : 2,5/5.

(*) Originellement baptisé THELI (tiens, tiens, tiens), ce duo avec Tommy Ericksson fut d'abord fondé en marge du THERION des 90s (dont l'avenir était incertain) afin d'écouler les idées psyché/70s de Johnsson ne s'inscrivant pas dans l'optique toute Death Metal de l'époque. NUCLEAR BLAST débloquant finalement les crédits nécessaires à la métamorphose de THERION, le projet est finalement relégué aux oubliettes. À son actif, une poignée de morceaux qui connaîtront des fortunes diverses puisque, "Where The Lilies Grow" se veut réactualisée sur ce disque tandis que "Cults Of The Shadow" héritera du succès qu'on lui connaît sur l'album en devenir qui écopera également du nom du projet.

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- Christofer Johnsson Et Ses Potes (font des trucs)


1. Evil Masquerade
2. Where The Lillies Grow
3. Serpent Messiah
4. Thunder Perfect Mind



             



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