Recherche avancée       Liste groupes



      
DOOM ROMANTIQUE  |  STUDIO

Commentaires (1)
Lexique doom metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Theatre Of Tragedy, Trees Of Eternity, Ava Inferi
- Style + Membre : Doom:vs

DRACONIAN - A Rose For The Apocalypse (2011)
Par VOLTHORD le 23 Avril 2017          Consultée 461 fois

"A Rose For The Apocalypse" est un peu un angle mort dans la discographie de DRACONIAN. Après le très moderne "Turning Season Within" qui gagnait en puissance ce qu'il perdait en charme, "A Rose For The Apocalypse" signale un entre-deux.

Tout nouvel auditeur du groupe n'y trouverait pas la substance des premières opus des Suédois, celle d’un chagrin plombé d’un long dimanche de funérailles, de tempos lourds, de vocalises angéliques souvent évasives. Moins de velours que chez THEATRE OF TRAGEDY, moins de drame éthéré que chez ESTATIC FEAR, plus d’odeur de marbre, de Doom Death véritable, dans une ambiance "Belle et la Bête" pourtant habitée des plus gros clichés du Goth dans une version aussi grotesque qu’exquise.
Il y trouverait donc une version un peu abâtardie, avec son lot de perles.

DRACONIAN, à cette époque, déçoit "a minima", vu qu’il nous fait finalement un album moins Doom et pesant que ses premiers mais plus habité et éploré qu’un "Turning Season Within" puissant mais clinique.
Peu de réelles avancées pourtant.

Placer sa chanteuse en position centrale, c'est déjà quelque chose de nouveau. Le chant de Lisa se consume au fil des arpèges, et les compos laissent pleinement vivre son timbre au gré d’éclaircies stratégiques et peut-être (trop) prévisibles. Comme pièce centrale, "A Phantom Dissonance" demeurera le titre le plus engageant de l’ensemble, définitivement mon petit préféré. A posteriori, c’est celui qui se rapproche le plus de ce que le groupe fera avec "Sovran" : une aération acoustique sensible, un refrain tragico-épique, avec ce goût de bruine matinale qui laisse présager un large sourire de ciel bleu au milieu. C’est presque facile, pensera-t-on, mais c’est bien la cohabitation de ce titre avec d’autres titres plus proches de "Turning Season Within" ("Wall Of Sighs" dominé par le chant Death). C’est aussi où le riff se fera paradoxalement le plus incisif, plus contrasté que pour le reste de l’album.

"Elysian Night" touche également la corde sensible, avec des lignes de chant qui elles aussi présagent "Sovran".Le chant Death ne fait ici qu’une brève apparition, et c’est Lisa Johansson qui mène une danse presque joyeuse dans un premier temps, avant de s’engager dans un périple fantomatique, aux variations enfin dignes de ce qui faisait le charme des plus longues pièces de DRACONIAN.

Car "A Rose For The Apocalypse", en bon successeur de "Turning Season Within", réduit encore la durée moyenne des titres. Moins de 6 minutes pour les Suédois, c’est presque du titre pour radio. Le mot est lâché ! DRACONIAN donne bien l’impression, sur cet album, de se vouloir plus accessible différemment qu’en modernisant le son à coup de batterie qui tâche (comme ce fut le cas dans le précédent opus). Deuxième effet Kiss Cool, le retour de titres qui semblent raccrocher le wagon des premiers albums, "Dead World Assembly" ou "The Quiet Storm"... Mais qui passent inaperçu tant l’on s’attend à mieux. "The Death Of Hours" aura la palme, à essayer de faire renaître la lourdeur d’antan d’une manière bien peu inspirée - comme un gros roulement de tambour qui n’annoncerait pas de bataille. Et le souci : c’est l’un des titres les plus longs.

DRACONIAN, sur un plateau où, malgré son don pour le riff et l'atmosphère que peu de groupes de sa catégorie parvenaient à garder, ne transcende donc pas son style, mais impossible de trouver une composition réellement faible dans l’ensemble. On retrouve beaucoup l’âme des premiers albums et une touche de légèreté plutôt nouvelle. "A Rose For The Apocalypse" se rapporte cependant au travail d’un artisan de la tristesse sûr de son geste plus qu’à celui d’un orfèvre de larmes en cristal. Sur cette belle image qui serait digne d’une publication adolescente de Deviant Art, je ne peux que rappeler que, bien plus tard, le groupe reviendra avec le sublime, intimiste et incroyablement triste "Sovran", que vous devriez être en train d’écouter.
Là, tout de suite.

A lire aussi en DOOM METAL par VOLTHORD :


ANGELLORE
Errances (2012)
Nostalgie des 90s, quand tu nous tiens...

(+ 1 kro-express)



ANGELLORE
La Litanie Des Cendres (2015)
Romantique avec un grand R, évasif avec un grand V

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   VOLTHORD

 
  N/A



- Anders Jacobsson (chant)
- Jerry Torstensson (batterie)
- Johan Ericson (guitare)
- Lisa Johansson (chant)
- Daniel Arvidsson (guitare)
- Fredrik Johansson (basse)


1. The Drowning Age
2. The Last Hour Of Ancient Sunlight
3. End Of The Rope
4. Elysian Night
5. Deadlight
6. Dead World Assembly
7. A Phantom Dissonance
8. The Quiet Storm
9. The Death Of Hours
10. Wall Of Sighs



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod