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2016 Naturalis
 

- Style : Dream Theater, Marillion, Rush

MASCHINE - Naturalis (2016)
Par DARK BEAGLE le 16 Avril 2017          Consultée 638 fois

Après un premier album tellement bouffi d’orgueil qu’il en devenait exécrable, MASCHINE revient avec un nouvel essai, pour lequel on sent que le groupe s’est quelque peu remis en question. En matière de Metal Progressif, la prétention est toujours l’ennemi des musiciens : trop de démonstrations stériles ont été gravées sur sillon pour que l’on perdre du temps avec cela. Aussi, de voir que les Anglais semblent s’être assagis est au final une bonne chose parce que cela se ressent à l’écoute de ce "Naturalis" qui joue déjà sur la sobriété de la pochette. Et pourtant, tout ne semblait pas gagné.

La formation a connu quelques changements de personnel depuis le premier LP. Un nouveau batteur (James Stewart reprend les baguettes après le départ de Doug Hammer), une nouvelle claviériste-chanteuse (Marie-Eve De Gaultier, qui avait déjà joué aux côtés de Daniel Mashal au sein de LUNAR MARIA, remplace ici Georgia Lewis) et le groupe repart sur des bases plus saines. Pourtant, les musiciens vont conserver plus ou moins le même cap musicalement, mais ils vont faire preuve de plus d’humilité tout du long même si la tentation d’en mettre plein la vue (et surtout, les oreilles) n’est jamais bien loin.

S’inspirant des relations de l’homme avec la nature, MASCHINE va développer un concept-album où le thème va être le fil conducteur ; un thème qui ne va pas avoir d’incidence entre les morceaux, le fil rouge étant respecté à travers six histoires différentes, permettant d’explorer de nombreuses palettes de sentiments à travers une musique qui ne tient pas en place. Ce point-là va constamment battre le chaud et le froid d’un point de vue musical. À force de trop vouloir en faire, le groupe en fait parfois un petit peu trop et nous perd de temps en temps. À titre d’exemple, "Resistance", le titre d’ouverture, ressemble plus à un chouette catalogue du savoir-faire de la formation qu’à autre chose. Les huit premières minutes sont assez irrésistibles, oscillant entre un Metal Prog aux sonorités bien Heavy et des passages plus Pop savamment dosés. Les trois dernières sont un labyrinthe sans l’aide charitable d’Ariane.

Autre petit défaut, la voix de Luke Machin ne véhicule quasiment pas d’émotions. Ce qui est assez frustrant, parce que cela nuit à la dramatique de certains titres. Rien de bien grave non plus, mais c’est tout de même dommage ; le projet est assez solide, le concept, bien que convenu, n’est pas totalement inintéressant, mais le chant masculin va rendre le propos un peu terne quand il aurait pu être bien plus vivace. Surtout que Marie-Eve De Gaultier va se montrer bien plus intéressante dans ce domaine et sauver certains morceaux de l’indifférence.

Et donc, avec elle commence la série des points forts de cet album. Même si la place qui lui est allouée vocalement n’est pas égale à celle de Machin, elle sait très bien l’occuper, tout à tour fragile, sensible ou plus volontaire. Elle vient apporter le relief qui peut parfois cruellement faire défaut aux morceaux.

Le groupe s’avère particulièrement doué pour explorer différentes ambiances médicales. Il a déjà été dit que "Resistance" combinait très bien parties Heavy et plus légères. Tout le long, on notera d’ailleurs des influences plus Rock Prog que réellement Metal Prog. On descellera également des influences plus Jazzy qui s’insèrent à merveille dans ce canevas musical enthousiasmant quand il ne se perd pas dans trop de complexité. Ainsi, un morceau comme "Make Believe", tout en délicatesse, tire très bien son épingle du jeu, comme "Megacyma" dans un registre plus héroïque.

Ce n’est pas encore avec cet album que MASCHINE sera réellement reconnu sur la scène Prog internationale, mais les progrès sont notables et appréciables. Avec encore un peu de persévérance, le groupe aurait la possibilité de viser assez haut. Le temps de corriger les défauts toujours présents et qui tirent malgré tout l’ensemble un peu vers le bas. Mais "Naturalis" est plutôt correct dans son ensemble, à défaut d’être entièrement maîtrisé. Il y a juste ce petit manque de régularité qui empêche le groupe de vraiment briller pour le moment.

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   DARK BEAGLE

 
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- Luke Machin (chant, guitare)
- Marie-eve De Gaultier (chant, claviers)
- Elliott Fuller (guitare)
- Daniel Maschal (basse)
- James Stewart (batterie)


1. Resistance
2. Night And Day
3. Make Believe
4. Hidden In Plain Sight
5. A New Realité
6. Megacyma



             



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