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DEMONIC RESURRECTION - Dashavatar (2017)
Par MEFISTO le 9 Avril 2017          Consultée 1006 fois

Les amateurs de Black Sympho s'en donnent à cœur joie depuis la sortie de "Dashavatar", de loin le meilleur album des Indiens. Les remarques les plus ironiques tracent un parallèle entre le groupe mature qu'est DEMONIC RESURRECTION et la formation croulante que DIMMU BORGIR représente. Pour plusieurs, "Dashavatar" comble les besoins de cette frange de métalleux pour la prochaine année, alors DIMMU et consorts, restez dans vos pénates !

Bon, je n'irai pas jusque là, car comme la majorité d'entre vous, j'ai hâte d'être au prochain DIMMU pour vérifier si la rédemption fait encore partie de son vocabulaire. Comme j'ai hâte d'être au prochain COF, car les Anglais, eux, se sont fait pardonner leurs coups d'épée dans l'eau. DEMONIC RESURRECTION quant à lui n'avait pas grand-chose à se faire absoudre, considérant que les attentes envers ce groupe méconnu sont basses. Ses deux derniers albums étaient bons, sans plus, et rien ne laissait présager un tel saut en hauteur sur cette cuvée 2017. Là c'est vrai que les attentes seront élevées dans le futur, surtout que le quintette mené de main de maître par The Demonstealer depuis 2000, devrait percer sa cloche de verre avec ce cinquième disque.

Les deux derniers skeuds de DR jouissaient d'une production correcte, mais "Dashavatar" les surpasse d'une tête. Une des raisons principale est l'embauche de Victor Santura (DARK FORTRESS, TRIPTYKON) au mastering, qui a accueilli le groupe dans son studio Woodshed en Allemagne. Le son est donc quasi cristallin, même si le rendu, à mon avis, aurait pu être encore plus balèze. Si j'ai un reproche à formuler à l'endroit de "Dashavatar" est bien cette « lumière » abusive dans la prod'. Je ne comprends pas trop comment l'équipe a pu en venir à un tel résultat, mais cela fait passer les membres de DEMONIC RESURRECTION pour de douces brutes.

Déjà que leur Black Sympho n'est pas hyper violent ni envahissant, et que la voix claire est beaucoup utilisée, cela risque d'en dissuader quelques-uns. Sauf qu'à voir les réactions dithyrambiques sur la toile, on doit avouer que la qualité des compositions surpasse la valeur de l'écrin. Et ce n'est pas faux, car cet album-concept énumérant les différentes incarnations (avatars) du dieu Vishnou divertit. Plusieurs noms tels que Rama, Krishna ou Bouddha vous seront évidemment familiers, mais cela ne devrait pas vous influencer à l'écoute, car bon, DR vise depuis longtemps le marché mondial et teinte sa musique d'atmosphères pas trop ethniques, à la faveurs de riffs et de mélodies universelles avec support culturel. Voilà la nuance, son pain et son beurre.

On entend certes quelques instruments orientaux typiques, dont la flûte et le sitar, mais la saveur unique de DR se retrouve pour moi dans la palette colorée du synthé et des guitares. Il y a un petit goût d'exotisme dans ces idées qui vous envahira le palais, mes chers amis, et qui vous nourrira la curiosité. Surtout que les Indiens ont effectué des pas de géant pour se rapprocher de vous et vous offrir un album accessible, bourré à ras-la-gueule de compos catchy et de soli fort impressionnants. Ce Black Sympho n'est toutefois pas hyper véloce et trahit des racines Heavy, ce qui n'est pas un mal en soi, mais parfois, on espère secrètement que le rythme s'accélère pour ajouter de l'exclamation dans ce cari épicé.

Ce qui manquait sur les albums précédents, soit la constance et la profondeur des morceaux, "Dashavatar" le possède en grande quantité. Il éclipse ainsi facilement le reste de la disco de DR, plus raw, plus sauvage. Les Indiens ont désormais déniché leur grotte et ils l'ont sécurisée à fort prix. Espérons que le plafond ne leur tombera pas sur la tronche, que l'on puisse considérer le groupe comme un « sure shot » du genre.

Note : 3,5/5, arrondie au supérieur pour les compos substantielles.

Podium : (or) "Vamana - The Dwarf", (argent) "Buddha - The Teacher", (bronze) "Narasimha - The Man-Lion".

Indice de violence : 2/5.

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- The Demonstealer (guitare, chant)
- Mephisto (synthé)
- Virendra 'viru' Kaith (batterie)
- Ashwin Shriyan (basse)
- Nishith Hegde (guitare)


1. Matsya - The Fish
2. Kurma - The Tortoise
3. Varaha - The Boar
4. Vamana - The Dwarf
5. Narasimha - The Man-lion
6. Parashurama - The Axe Wielder
7. Rama - The Prince
8. Krishna - The Cowherd
9. Buddha - The Teacher
10. Kalki - The Destroyer Of Filth



             



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